[ Autumn ]

En automne, la lumière diminue et l'eau se refroidit.
Période néfaste pour les cyclothymies et les dysthymies, il est venu le temps des dépressions saisonnières.
La météo est instable et mon humeur aussi.
Alors, pour ne pas sombrer dans la mélancolie automnale, il m’est précieux de redoubler de bienveillance envers moi-même et je n’hésite pas à me faire plaisir, et encore plus les semaines où mon petit cœur de garçon est absent et qu’il me manque sa chaleur pour me stimuler ♡.
À chacune et chacun de trouver son réconfort là où du bien-être est ressenti.
Moi, je puise de la douceur dans des instants anodins et simples, que je m’autorise tout au long de l’année d’ailleurs, mais que je savoure différemment à cette époque peut-être ; un bain chaud, un thé accompagné d'un (ou plusieurs) carré(s) de chocolat, des bougies et un livre sous un plaid, un film au cinéma, l’odeur dans toute ma maison du gâteau qui cuit dans le four, une marche en forêt, cuisiner et me régaler d'une soupe maison, une raclette entre amis, une journée pyjama (au coin du feu, ce serait encore tellement mieux), des marrons grillés, un café et un bonbon, le brunch du dimanche, ranger et réaménager mon chez moi, traîner au lit, m'appliquer un soin du visage, préparer des pancakes pour le petit déjeuner, courir (un petit peu, hein), regarder tous les épisodes d’Hercule Poirot (j'assume !), réaliser des montages vidéos/photos, rêver à mes prochaines vacances, écrire, écrire ici ou ailleurs …
Bien sûr, cette liste est loin d’être exhaustive, mais ce sont des illustrations de mes satisfactions modestes que je m’offre seule, à deux ou à plusieurs.
Et n’oublions pas que l’automne, reste la saison des couleurs chaudes :
🍂 Le jaune ; « nulle couleur n'est plus joyeuse que le jaune. Couleur du soleil, de la fête et de la joie, elle permet d'égayer un univers et de le faire rayonner ».

🍄 Le rouge ; « est sûrement la couleur la plus fascinante et ambiguë qui soit ».

🍁 L’orange ; « c'est une couleur tonifiante et piquante qui insuffle partout où elle passe une dose de bonne humeur ».

🌰 Le marron ; « couleur de la terre par excellence, le marron est une couleur douce, rassurante et presque maternelle ».

🐿 Le doré : « sa vue réchauffe le cœur et l'esprit, on se sent en sécurité dans un univers doré, car il nous ramène à l'aisance matérielle ».


Oui, prenons le temps de nous poser pour observer, alors on pourra voir le beau et les couleurs derrière la grisaille.

© Une semaine sur deux



[ Tristesse ]

Des nouvelles empreintes de tristesse :
Titou est effondré.
Sa nuit n'a été que larmes.
Sa joie de vivre est en berne.
Il n'y a pas plus terrible pour moi que d'être loin de mon enfant qui souffre #unesemainesurdeux 
Je le retrouve demain pour quelques heures, je pourrais le serrer fort contre mon cœur. 
#mia


© Une semaine sur deux



[ Mia 😿 ]

Mardi 29 octobre 2019 💔

C'est une bien triste nouvelle que je viens d'apprendre.

L’amie de Titou, sa confidente des semaines impaires, Mia, sa petite chatte préférée et adorée (des deux adoptées l'année dernière), s’est faite écrasée.
C’est son papa, en déplacement, alerté par un voisin, qui vient de me prévenir. 
Il annoncera à son fils, la mauvaise nouvelle à son retour. 

C’est donc un véritable drame qui va se jouer dans quelques heures. 

Après la perte de Doudou c’est une autre épreuve à laquelle Titou devra faire face. 
Son premier véritable deuil à affronter. 
Son chagrin va être immense. 

Un lien fusionnel s’était créé entre ces deux-là. 

J’ai peur, très peur. 
Son père aussi appréhende énormément le désespoir que nous ne pourrons empêcher.

Je ressens la douleur qu’il va éprouver. 
Et je me sens déjà tellement impuissante devant sa détresse à venir. 
Je voudrais, mais je ne peux pas et je ne dois pas, lui épargner cette peine. 

C’est l’école de la vie. 

Il y a encore Princesse, la sœur de Mia, qui aura besoin de Titou plus que jamais, et je ne doute pas qu’ils se consoleront ensemble de ce manque à combler. 

Mais ne me dites que c’est seulement un animal, que ce n’est pas grave, oh non, parce que moi, qui ne suis pas réellement l’amie des bêtes, je peux vous assurer, que ce chat-là, que Mia, représentait bien plus pour mon garçon. 
Elle avait conquis son cœur, il conservait un rôle très protecteur avec elle. 
Il avait demandé conseil au vétérinaire et c’est lui qui lui prodiguait les soins quotidien, il se documentait sur la « vie des chats », il était vraiment investi pour l’éduquer et la choyer 💖.

Mia aura vécu seulement un an et quelques mois auprès de Titou avant de connaitre cette tragique fin de vie. 

Nous ne pourrons que l’accompagner et l’entourer, nous ses parents, pour l’aider à surmonter cette perte. 

Nos vacances riches et joyeuses, se terminent sur une bien triste note. 

Même si je sais, que Mia ♥ restera dans son cœur ; que les anecdotes et les souvenirs jalonneront ses années futures, et surtout, j’en ai la certitude, que d’autres compagnons de route viendront partager l’existence de mon petit bonhomme,

J’ai peur, très peur ... ♥ 



© Une semaine sur deux

[ Dans quelques heures ...]

Dans quelques heures, enfin, je LE retrouve 💙
Dans quelques heures, nous serons en vacances 🧳
Dans quelques heures, nous partirons à la conquête des dragons 🐉
Dans quelques heures, la vie va (re)commencer 🥳






© Une semaine sur deux

[ Mes ténèbres ]

Parfois s’arrêter.
Puis s’écrouler en pleurs sans même comprendre ce qu’il se passe.
Ressentir ce vide.
Abyssal.
Cette plaie ouverte que personne ne peut refermer.
Cette absence qui peine mon âme.
Un néant bien plus sombre que le manque de mon Titou.
Se relever.
Continuer.
Sourire.

Vivre et aimer la vie...

...Jusqu’à la prochaine abîme.





@ Une semaine sur deux

[ ♡♡♡ ]




« La distance est uniquement un test afin de savoir jusqu'où l'amour peut voyager » ♡♡♡


[ Desperate Housewives ]

CE2. 2 ans et demi, que je côtoie ces « mamans modèles » de l’école, celles qui, avec un travail, accessoirement un mari, des enfants, s’investissent et se dévouent dans la vie de l’école. 

Respect ! 



Moi plutôt Susan que Bree, j’avais envie, cette année, de devenir une de ces Desperate Housewives de l’Ouest Lyonnais !
Me voilà donc avec une (mini) responsabilité à assumer et une première réunion ce soir à 20h30 (oh yeah !)

Fin du rêve.

Depuis quelques jours, je cherche un mode de garde (puisque c’est ma semaine) pour mon Titou. #teamdesmamanssolos 💪

Je galère, (eh oui sinon ce n'est pas drôle), avec toutes mes « nounous » indisponibles et mon énergie se vide à tenter de trouver une solution pour satisfaire tout le monde.
Se plier en sept-huit, parce que l’un ne sera pas libre avant telle heure, untel est en déplacement, l’autre ne veut surtout pas dormir ailleurs, et sans oublier celui qui voudra rentrer avant la nuit.

On mélange tout ça et on obtient :
(roulement de tambour) ***** deux nounous (en alternance) pour une soirée ! 

Pas mal hein !? 😅

J’aurais pu aussi annuler ma participation, mais pour une première, je ne voulais pas prendre le risque des heures de colle !



Alors, ce soir c'est bien Desperate que je suis mais @&#$! les Housewives !! 😘😘😘


« Je suis parfoite. 

C'est-à-dire que je suis parfaite mais pas tout le temps »



© Une semaine sur deux

[ Je pense à toi ]

Lundi
Il fait froid. Je bosse sans grande motivation.
Je pense à toi.

Mardi
Sport. Rangement saisonnier de ton dressing.
Je pense à toi.

Mercredi
Cinéma, pop corn et restaurant.
Je pense à toi.

Jeudi
Prochaine destination, vacances de Toussaint, réservée.
Je pense à toi.

Vendredi
Je serai avec toi ♥

Même occupée à vivre les semaines sans nous, pas un seul jour ne passe sans que je pense à toi.


23 heures , 59 minutes et 28 secondes avant de te retrouver ♥


[ Alternance d'Amour ]

On a souvent tendance à ne voir QUE le négatif dans les situations qui nous causent du trouble et t’avoir une semaine sur deux, est certainement la situation la plus négative de ma vie.
Cette semaine tu es chez ton papa et indéniablement, ce manque de toi.

Pourtant je ne veux pas (plus ?) considérer cette garde alternée comme une tragédie.

Même si tu manques à ma vie les semaines impaires, même si je ne pourrais plus jamais revenir à un temps plein de toi, et que parfois encore, je verserai des larmes, c’est une certitude, pour ton absence trop présente.

Je souhaite malgré tout et plus fort que tout, que ces semaines en alternance, qui deviendront pour toi des souvenirs d’enfance, (comme ceux que tu crées avec ton papa), laissent dans ta mémoire une trace heureuse et joyeuse !

Aussi, il m’est essentiel de garder un arrière-goût de bonheur quant à ses années tronquées.

C’est la mission que nous nous sommes promis, avec ton papa ; rajouter de la vie à nos « demi-années » !

Alors, dans cette situation-là, égoïstement, j’apprécie que tu sois un enfant unique parce que cela me permet de profiter de toi comme jamais !

Car si ton silence aujourd’hui est si important,
 c’est bien parce que ta présence est bien plus puissante !

Tous ces instants de vie qui nous appartiennent, partagés seulement entre TOI et MOI (comme vos moments de complicité, parfois identiques souvent différents mais tout aussi intenses, avec ton père).

Des moments du quotidien insignifiants et cependant inestimables que j’attends de retrouver avec impatience  :
  • Te récupérer sur le chemin du périscolaire et se raconter nos petites journées sur le trajet qui nous ramène à la maison ;
  • T’aider à trouver des astuces pour que tes devoirs deviennent ludiques,
  • Te sécher les cheveux ;
  • Nos repas (surtout ceux la télé éteinte), où l’on se confie plein de petites anecdotes, et que l’on accuse celui qui a mis la table d’avoir oublié d’y déposer les petites cuillères et que l’on se répète à l’unisson : « on n'est jamais mieux servi que par soi-même » !
  • Que tu appelles ton papa pour lui raconter nos bêtises;
  • Nos petits câlins émaillés de guilis ;
  • Nos brossages de dents ;
  • Nos moqueries (gentilles… ou pas …) de la « dame de la cantine » ;
  • Nos danses improvisées ;
  • Nos discussions avec mémé au ciel ;
  • Nos rituels du « bonne nuit » ;
  • Nos : « chut, ça reste entre nous » ;
  • Quand on se répète que l’on va se manquer (beaucoup) tous les jeudis soirs, une semaine sur deux ;
  • … et tellement plus encore.

Bien sûr, il y a aussi les « j’aime moins », mais les « j’aime quand même » :
quand tu râles, quand tu laisses traîner tes affaires, quand tu boudes, quand je suis obligée de reposer les limites, quand tu en veux toujours plus (…) mais n’est-ce pas aussi cela être un enfant ?!

Oh non, tout n’est pas parfait !

Mais j’espère de tout mon grand cœur, que quand tu seras grand, et que tu puiseras dans tes souvenirs pour raconter cette vie partagée entre papa et maman ; tu pourras dire : « ouais, mais ce n'était pas si mal ».

Alors, enfin, j'aurai trouvé un sens à ce vide ! 

Tu me manques mon (grand) bébé 💕
Maman.




© Une semaine sur deux

[ 40 ans 1 jour, 40 ans toujours ]

Il est temps pour moi de fermer cette parenthèse.

6 mois maintenant que je joue les prolongations et finalement mes 41 ans vont se rapprocher dangereusement 😅. 
Je voulais y échapper mais je crois que c'est un chiffre qui me va plutôt bien. C'était chouette. C'est un anniversaire sur une « presque » année qui m'a mis du baume au cœur et je suis infiniment reconnaissante à la vie pour cela et à toutes les personnes qui ont contribué à rendre ce passage plus doux voire même agréable 🧡

Je le savais mais je ne l'avais peut-être pas totalement intégré : je ne suis pas seule, car la solitude, on le sait, prend parfois beaucoup (trop) de place après une séparation. 
Beaucoup tiennent à moi et me le prouvent. 
Et si souvent, ce sont dans les moments difficiles que l'on sait sur qui l'on peut compter, il en est de même quand tout va bien. Car seuls ceux qui se réjouissent vraiment pour vous, qui sont encore présents, sont réellement sincères. 

Plus jamais je ne pourrais revenir en arrière mais il me reste tout à écrire. Je sais qu'il y aura des joies et des peines sur les prochaines années à venir mais c'est comme ça que les petits bonheurs, on les savoure.
Il est temps pour moi de fermer cette parenthèse.
Il est temps.

Mille mercis à ceux qui se reconnaîtront et spéciale dédicace à Titou qui ne cesse de me répéter que je suis toujours super jeune 😘.
© Une semaine sur deux

[ L'inattendu ]

Inattendu, 
C’est le mot qui restera et qui qualifiera cette nouvelle page de ma vie ; cet homme, cette rencontre à laquelle je ne m'attendais vraiment pas.

Même si je ne souhaite pas m'étendre sur ce chapitre, et que je garderai pour moi, pour nous, l'essentiel de notre histoire. D’abord, pour cultiver notre « jardin secret », aussi pour ne pas blesser involontairement des personnes de notre entourage, et enfin, pour éviter d’alimenter les critiques et les jalousies des intentions malveillantes qui se révèlent souvent quand ma vie prend une tournure positive (ce que je ne comprendrais jamais, des paroles qui me touchent et me blessent profondément, mais dont je m'éloignerai désormais pour me protéger).

Je vais néanmoins livrer quelques mots ici, car mon blog est dédié à ma vie de maman une semaine sur deux et cette relation vient inévitablement bouleverser mon quotidien et celui de Titou. 

Cette année 2019 a donc commencé de manière surprenante.
Un homme « pas comme les autres », dans ce sens où, il ne correspond pas à ce que j'avais imaginé ou planifié pour mon futur amoureux et de surcroît avec une équation inhabituelle que je tente d'amadouer.


Mais la vie elle est comme ça, elle vient bousculer vos plans, elle vous rappelle qu'il est vain de tenter de la contrôler et que c'est elle qui mène la danse. 


Pour celles et ceux qui suivent ce blog, cette page, depuis le début ou depuis quelque temps, peut-être vous rappellerez-vous cet inconnu mystère qui avait laissé sur le pas de nos portes des cadeaux au moment des fêtes de fin d'année. 
Après quelques investigations, j'ai découvert l'identité de cet aimable messager et depuis nous avons … disons … appris à faire  plus ample connaissance … 😉
N’y voyez aucun conte de fées ou histoire tirée d'un de ces téléfilms que la période de Noël affectionne justement 😁
Cette rencontre trouve sa particularité dans sa simplicité.

Voilà donc, ce jeune homme qui débarque dans ma vie, en douceur, armé de patience et de bonnes intentions. 
Il m'apaise en s’efforçant de dissiper mes peurs et mes craintes, depuis quelques mois  maintenant.
Mon passé encore tellement présent, des habitudes d'une vie nouvelle acquises péniblement, j’ouvre imperceptiblement ma bulle de protection, ma bulle de survie.

Et au milieu de cette mutation, mon Titou, ma vie, mon tout.
Celui que je protège comme une louve.
Victime innocente de la séparation (même si on a, je crois, réussi, avec son père, a limité les dégâts), il m’est aujourd’hui inconcevable de lui infliger ou de lui imposer une  situation qui lui serait inconfortable.

Mais voilà, le surprotéger n’est pas toujours salutaire et pourrait même avoir des conséquences dommageables.

Je me dois de l’aimer tout en l’aidant à grandir et pour cela il lui faudra comprendre, affronter et accepter les situations qui lui procureront, parfois,  des sentiments négatifs.
  
J'étais persuadée que le plus douloureux pour mon garçon serait de devoir faire définitivement le deuil de « son papa et sa maman ensemble». Mais un jour je l'ai entendu répondre à une amie qui lui demandait s'il se réjouissait que maman avait un nouvel amoureux : « Oui je suis content..., mais il a piqué ma maman ».

Étonnée par sa réaction, j'ai alors compris que le complexe d'œdipe était encore bien présent ; prolongation liée à une garde alternée et une relation exclusive ces dernières années.

Mais le plus inquiétant dans tout cela, c’est que j’ai aimé sa réponse.
Je me suis rendu compte que moi non plus, je ne voulais pas perdre ce rapport privilégié que nous avions construit tous les deux, au fil du temps.
Cette complicité, cet attachement fusionnel propre à nous

Alors encore une fois, il est indéniable que cette nouvelle idylle est là aussi pour nous aider à avancer, pour nous remettre chacun à notre (bonne) place.


J’ai la chance de pouvoir compter sur la compréhension et la patience de cet homme qui s’adapte à notre rythme, que Titou apprécie malgré tout et c’est tellement réconfortant.

On avance chaque jour, un pas après l’autre et après … et bien, je n’en ai absolument aucune idée ! 
Mais je ne doute pas que la vie nous offrira encore des situations où nos repères seront chamboulés et on s’adaptera comme on l’a toujours fait.

Aujourd’hui, j’apprécie simplement et à sa juste valeur le calme qui s’est immiscé dans ma vie après bien des tempêtes, même si mes fêlures et mon tempérament tourmenté resteront à jamais mi-clos. Je sais aussi que ces imperfections et mon émotivité exacerbée font entièrement partie de ma personnalité et je ne cherche plus à les rejeter mais à les apprivoiser.

Et surtout, j’ai enfin confiance en ma résilience ! 
Même si tout devait s'arrêter demain, je sais que « tout passe et la vie continue ».

Restera bien sûr, toujours, le goût du regret et de la culpabilité sur une vie de famille manquée,  cette deuxième chance qui aurait pu nous être offerte, à nous, les parents de Titou. Cette estime et cet amour devenu respectueux que j'aurai toujours pour le papa de mon garçon ♥
Et puis, les remords pour une relation en déséquilibre, ces souffrances inutiles et nécessaires aussi, que nous nous sommes infligées. Tout ce dont on ne saura et sera jamais ♡ 

Tant de pardons que je me dois de m’accorder.

Oui, voilà ce à quoi cette nouvelle expérience de vie est venue apprendre à mon garçon et à moi-même :

« Ainsi, il vaut mieux s’en remettre à la sagesse de la Vie et accepter ce qu’elle met à notre disposition, même quand ça ne nous plaît pas, en prenant conscience que nous devons franchir cette étape devant nous. Cela ne veut pas dire que nous devions rester inactifs devant les événements ni lutter de toutes nos forces pour les contrer. Cela signifie que nous devons suivre le courant de la Vie. Quand nous acceptons que ce soit la Vie qui nous porte, alors les choses se placent d’elles-mêmes, les miracles surgissent de partout, les bonnes personnes viennent à nous et notre quotidien est rempli de magie… pour peu que nous acceptions de le voir @ www.suivre le courant »

La suite est en cours de vie…





© Une semaine sur deux

[ L'attente est en proportion du bonheur qu'elle prépare ]

Ce matin, j’ai été envahi par un profond sentiment de bien-être, en me rappelant que demain j’allais retrouver ma merveille.  

Avec le temps, on s’habitue au manque. Parfois il est plus atténué, et d’autres fois plus intense. 
Mais il est là, en filigrane tout le temps, même si la vie continue avec notre quotidien et nos occupations.
Et puis un appel dans la semaine qui n’est pas la nôtre vient nous mettre du baume au cœur, et puis les jours s’écoulent pour nous rapprocher des retrouvailles.  

Cette sensation ressentie, est très particulière, proche de l’excitation ou l’euphorie et les parents non-séparés peuvent l’apprécier quand leurs enfants s’en vont passer une semaine de vacances chez Papy, Mamie, par exemple, et moins habitués à l'absence, je peux imaginer cette émotion décuplée.


Et ben, cet élan d’enthousiasme, c’est mon petit bonheur à moi ♡

© Une semaine sur deux

[ 8 ans ]


21.08.2019

Il y avait papa, il y avait maman.
C'était une belle journée du mois d'août.
Il y avait papa, il y avait maman...
...Comme avant.

C'était une belle journée pour visiter,
C'était une belle journée pour s'amuser.
C'était une belle journée pour s'aimer.

Chaque été pour mon anniversaire, je reçois le plus précieux des 
cadeaux ; un moment rien qu'à nous trois ♥






C'était une belle journée du mois d'août.
Il y avait papa, il y avait maman.


© Une semaine sur deux


[ 💖 J-3 ]

Aujourd'hui mon fils me manque plus qu'hier et peut-être moins que demain.
Sur ma terrasse, j'entends le rire des enfants des voisins, et je les envie de se lever chaque jour, chaque matin avec leur marmaille. Je pense à tous ces instants de vie qui me sont volés. 

La plupart du temps je me persuade (et c'est vrai) que cette alternance nous offre la possibilité de vivre de manière plus intense, plus complices et puis il y a des jours comme aujourd'hui ou juste envie de dire... "Fuck"  ... Mon fils me manque, je le VEUX à mes côtés tous les jours !

Même si je prends ce temps pour moi, même si mes journées sont remplies, même si j'ai ma responsabilité dans cette situation, même si je souris, même si j'apprécie d'être seule, même si un homme est présent, oui même si...

C'est juste un sentiment humain et légitime.

Bientôt notre mi-temps reprendra son rythme habituel et je continuerai à prôner les bienfaits de la garde alternée jusqu'à ces jours où j'aurais juste envie de dire : fuck, mon fils me manque 💙

© Une semaine sur deux 




[ 3 août 2019 ]

09h27

Je bois mon café et je ne n'arrive pas à contrôler l'humidité de mes yeux.

Dans quelques heures, nous fêterons ton anniversaire en famille. L'effervescence, la surexcitation, les rires, les cris, seront à leur apogée.
Le choc de ton absence sera brutal, je le sais, je le sens.

11h32

Tes sacs sont prêts. Je charge la voiture. On file chez papy mamie et cette horloge qui avance, commence à me donner mal au ventre.

13h30

Une paella géante. Du vin. Des fous rires. Un gâteau.
Des bougies, des cadeaux.
Tu es heureux. Je suis heureuse.
Tu t'amuses à chronométrer avec ta nouvelle montre, je te demande d'arrêter le temps. Tu rigoles, me fais un bisou avant de replonger dans la piscine.

17h00

Il est l'heure. Il faut dire au revoir et merci. Ton nouveau masque de plongée encore sur la tête, tu me souris. Je ne peux plus reculer. Je ne peux pas "nous" échapper.
L'échéance est là. Papa t'attend.

18h30

Je m'écroule, je m'éffondre. Je rédige ce post avec mes notes écrites tout au long de la journée.
Nos moments partagés, nos moments privilégiés laissent une envie d'encore, une envie de plus.
Tu es absent et pourtant partout autour de moi. Je crois que c'est ce qui rend ma peine plus grande ce soir.
C'était une belle journée. Tu étais heureux, j'étais heureuse.

@Titou de mon cœur ♥♥♥

© Une semaine sur deux 

[ Vacances, j'oublie tout ]

Les vacances ici s'achèvent.
Une semaine dans le Périgord Noir, hors du temps, comme à chaque fois.
Un été de plus où tu fêtes ton anniversaire de manière singulière et atypique.

J'aime pas les départs, il paraît que c'est une des conséquences du syndrome de la blessure d'abandon.
Pourtant ce blues n'est rien à comparer de celui qui m'attend d'ici 3 dodos quand tu rejoindras ton papa pour un tout autre périple, hors de France, deux semaines si loin de... moi. 
Tellement heureuse pour vous et des merveilles qui vous attendent mais aussi tellement effrayée par ce vide que tu vas laisser. Celui qui va me transpercer l'âme, samedi, après t'avoir déposé chez ton papa. Ce crève cœur je le connais maintenant mais je n'arrive toujours pas à l'apaiser. 
Il me faudra quelques jours pour réapprendre une vie sans toi (💔)

On pourra dire que la vie aura su mettre sur mon chemin toutes les épreuves nécessaires pour me permettre de "domestiquer" cette (🤬) blessure de l'âme.
Cette fois-ci d'ailleurs, tu m'as (plus) souvent délaissé pour retrouver tes amis éphémères, parce que le parc à jeux est devenu plus fun que nos balades nocturnes, parce qu'apprendre de nouveaux gros mots est bien plus intéressant que nos parties de Uno.
Je te comprends et respecte ce nouveau rythme dû à ton âge qui ne cesse d'avancer chaque année 😩
Cette solitude je l'ai bien apprivoisée et je me surprends même à la rechercher.

Je suis bien placée pour savoir que ces 15 jours seront vite passés et que nos retrouvailles n'en seront que plus intenses.
Encore 4 petits jours pour m'imprégner de toi et sache que je n'en laisserai pas passer une seule miette.
Nos cœurs sont remplis de souvenirs et de jolies anecdotes mais ce qu'il nous reste encore à vivre ne peut être que meilleur 💖
© Une semaine sur deux

[ Dédicace ]

Encore et toujours 40 ans.
Avoir un anniversaire au mois de mars et continuer à le fêter 4 mois plus tard, (et peut-être même que ce n’est pas encore complètement terminé), parce que finalement un anniversaire ça dure une année entière !

Ce n’est pas un chiffre qui me réjouissait pourtant, mais j’ai dans mon entourage, des personnes chères à ma vie qui ont su adoucir ce passage chez les quadras.

Des amis, qui sont en fait bien plus que cela, qui ont toujours été présents pour moi dans les bons comme les mauvais moments, et notamment lors de ma séparation.

Des personnes avec un cœur gros comme ça, qui me « supportent » depuis plus de 20 ans maintenant, qui me connaissent bien, avec mes doutes, mes angoisses, mes joies et mes folies.


Elle ; ma meilleure amie.
Je l’ai croisé un mois de décembre 1998… j’avais les cheveux rouges, 19 ans et je commençais mon premier job.
Elle m’a rassuré, formé, épaulé, encouragé. 
J’ai évolué professionnellement et humainement à ses côtés durant 7 ans. 
Par la suite, si nos chemins pros se sont plus ou moins éloignés, notre amitié n’en a été que renforcée. 
Jamais, la relation n'a été rompue.

Lui ; son mari. 
Un athlète de haut niveau 😉, toujours de bonne humeur, distrayant, avenant, bienveillant, un homme plein de gentillesse et d’entrain.

Alors je n’imagine plus ma vie sans eux.

Une (légère) différence d’âge procure à ce lien, un attachement indescriptible, particulier et unique qui va bien au-delà de la simple amitié 💕.

Grâce à eux, j’ai eu la chance de réaliser des rêves, de profiter de moments d’évasion, que je n’aurais sûrement jamais eu l’occasion, l’opportunité ou les moyens (matériels et financiers) de faire seule !

Le week-end dernier ils m’ont offert une escapade surprise pleine de jolies choses pour cet anniversaire un peu plus spécial que les autres.

Tous ces instants sont incrustés précieusement dans ma mémoire et dans mon cœur (pour toujours, même après ma mort ) et je sais que d’autres aventures nous attendent !
Même Titou me répètent souvent : « c’est vrai qu’ils sont vraiment gentils C. et R. ».

Je ne saurais jamais comment les remercier, alors ce petit mot c’est un peu ma façon à moi de leur dire combien ils sont importants, combien je leur suis (éternellement) reconnaissante, et surtout combien je les aime.

Du plus profond de mon cœur : Merci d’être sur mon (notre) chemin de vie 💖, et parce que c’est quand même bien grâce à vous que je ne décolore plus mes cheveux avec des couleurs criardes ! 😆



© Une semaine sur deux

💙 [ Je me souviens ]

Mardi 9 Juillet 2019 - 20h45


Le temps des câlins, le temps des « bonne nuit », le temps des « fais de beaux rêves », et le temps des « je t’aime, moi aussi », s’achèvent. Je ferme la porte de ta chambre, je redescends sur la pointe des pieds et là …

qu’elle n'est pas ma surprise d’apercevoir Doudou trônant sur le dossier du canapé. 

Vite, je remonte pour t’apporter « ton précieux » mais déjà le marchand de sable t’aura emmené avec lui au pays des songes. 


Surprise de ne pas t’avoir entendu le réclamer, je ressens une drôle d’émotion. 

Je me souviens … 

Je me souviens quand … 
c’était hier où ce lapin bleu ne quittait pas tes bras, où il te suivait partout, lui et ta sucette. 
Je me souviens quand … 
je l’ai acheté, dans quel magasin, avec Mamie, je me souviens du temps qu’il faisait ce jour-là et de comment j’étais habillée. 
Je me souviens quand … 
j’ai dormi avec lui pour l’imprégner de mon odeur, avant ta naissance. 
Je me souviens quand … 
ton père et moi l’avions perdu au bord d’une rivière. 
Je me souviens quand … 
on est parti à la recherche de ladite enseigne pour tenter de le remplacer. 
Je me souviens quand … 
nous l’avons substitué par des triplés pour ne plus avoir à revivre cette mésaventure (même si un seul aura grâce à tes yeux) 
Je me souviens quand … 
tu frottais ses oreilles contre ton nez pour t’endormir. 
Je me souviens quand … 
Mamie l’a « raccommodé » parce que le « mâchouiller » était ton plaisir. 
Je me souviens quand … 
tu restais assis devant la machine à laver à attendre que le cycle se termine pour le retrouver sans prendre le temps de le sécher. 
Je me souviens quand … 
c’était lui qui savait t’apaiser quand tu étais malade. 

Je me souviens que c’est à lui que tu racontais des « secrets » quand papa et maman se sont séparés. 

Je me souviens … 

Il y a dans ce lapin tellement plus qu’une simple peluche. 

Hier encore, tu n’aurais jamais pu t’endormir sans lui. 
Je sais qu’il est sain de voir que tu as désormais assez de maturité affective pour t’en détacher, je suis fière et heureuse de cela. 

Mais moi … je n’ai pas acquis autant de stabilité émotionnelle que toi (surtout quand on sait que j’ai gardé précieusement mon doudou de petite fille) 


Alors ce soir, lui et moi, nous dormirons ensemble parce qu’on a plein de souvenirs à se raconter 💙

© Une semaine sur deux