[ Liberté ]

Avant toute cette pagaille, je ne savais pas vraiment ce que signifiait ce mot.
Parce que j’étais libre.

Quand on prend quelque chose ou quelqu’un pour acquis, on ne sait pas vraiment ce que l’on a, jusqu’à ce qu'on le perde.

Chaque petite évasion que je m’accorde, reprend alors de son immensité. Je mesure désormais la signification de ces 7 lettres.

Saint Laurent d'Agny  (69) © Une semaine sur deux

L. Loisirs

I. Ivresse

B. Bonheur

E. Espace

R. Rêverie

T. Tendresse

E. Espérance


Quand je regarde la définition du dictionnaire :
« Situation d'une personne qui n'est pas sous la dépendance de quelqu’un (opposé à esclavage, servitude), ou qui n'est pas enfermée (opposé à captivité). Possibilité, pouvoir d'agir sans contrainte ; autonomie. »

Pourrait-on alors affirmer, qu’aujourd’hui nous sommes prisonniers ? de qui ? de quoi ? d’un virus ? ou pire encore ?...

Mais je sais que tôt ou tard, la vie reprendra ses droits parce que l’histoire nous rappelle combien d’hommes et de femmes, se sont battus pour cette faculté d’action et de mouvement, pour « le retour de l'espoir de liberté et de paix pour l'humanité tout entière ».

Alors, oui, un jour ce terme retrouvera enfin, de nouveau, toute sa valeur, sa signification qu’il mérite et chacun de nous savourera encore plus fort (!) chaque miette que ce mot, si petit et si grand à la fois, nous offrira.

Je souhaite et je veux la liberté à nos enfants !


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🎉 [ Le bonheur n’est pas là où je croyais qu’il serait ]

Aujourd’hui j’ai 42 ans pour de faux.
(Bah oui, parce que l’année dernière le 23 mars tombait en plein confinement, donc cette année-là n’a pas compté ! Na !)

Vieillir chaque année un peu plus. Pour certains c’est sans conséquence pour d’autres c’est plus compliqué. Puis cela dépend aussi et surtout dans quelle tranche d’âge on se situe.

Aujourd’hui j’ai 42 ans.
Je le vis bien. Je me sens bien.

Non, je n’ai pas « reconstruit » ma vie.
Je ne suis pas encore (re)devenue propriétaire, j’ai toujours la même voiture depuis six ans (j’l’aime trop aussi), je n’ai pas d’amoureux, j’ai même dû me confronter à un nouvel échec sentimental récemment, ma vie professionnelle va connaitre quelques bouleversements, en bien ou en mal, nul ne le sait encore … mais le pire du pire, je partage mon unique enfant, ma vie, mon amour, mon trésor, ma canaille #unesemainesurdeux.

Pourtant, je n’ai jamais été aussi épanouie.
Malgré le manque de mon fils ♡, j’ai enfin trouvé mon équilibre entre ces semaines dissemblables, avec son lot de joies, de déceptions, d’amour, de solitude, d’ennuis, de flirts, d’inquiétudes, de plaisir, de délices, de peines, d’angoisses, de sourires et de rires.

La sagesse de la quarantaine, l’expérience, les rides et Titou qui grandit, contribuent à cette maturité.

Il m’a fallu 6 ans.
6 ans pour amadouer le deuil de MA famille manquée.

Surtout, 6 ans pour comprendre que le bonheur n’est pas là où je croyais qu’il serait.

Cette nouvelle approche de vie, je l’ai obtenu dans la douleur, dans les pleurs, dans les sacrifices, dans la culpabilité, dans la peur, dans les doutes. Je ne savais pas que toutes ces émotions allaient m’offrir cette douceur d'aujourd'hui. Comment le concevoir d’ailleurs ?!

23 mars 2021. J’ai 42 ans.
Je suis en garde alternée, je suis célibataire et je suis heureuse.
Oui, « j’aime ma vie parce qu’elle me conduit là où rien n’est écrit ! »


Ce post, comme une revanche sur mes épreuves, ce post pour vous dire de toujours garder espoir, ce post pour démontrer que tout est possible !
Ce post pour que tout le monde me souhaite mon anniversaire !

Affectueusement,

Céline
© Une semaine sur deux
© Une nouvelle vie

[ A nos histoires ratées ]

Il faut tout effacer
Tous ces moments inachevés
Il faut tout oublier
Tout ce qu'on a pu partager
Il faut tout effacer
Envoler, tous ces moments passés
Il faut tout oublier

Il y a des histoires qui ne sont pas dignes d’être racontées.
Il y a des histoires qui sont venues simplement nous rappeler ce dont nous ne devons plus tolérer.
Il y a des histoires qui se terminent mal, mais si c’était bien, l’histoire aurait continué.

Parce qu'il y a des anniversaires qui ne doivent pas être négligés.
Parce qu'il y a des messages qui ne doivent pas être ignorés.
Parce qu'il y a des amis qui ne doivent pas nous être censurés.
Parce qu'il y a des sentiments qui ne doivent pas nous être dissimulés.
Parce qu'il y a des attentions qui doivent nous être dédiées.
Parce qu'il y a des discussions qui doivent être affrontées ! 
! Parce qu'il y a des souvenirs qui ne doivent pas être supprimés !

Parce que « moi, je ne tourne pas les pages, je déteste cette expression simpliste, je n'oublie rien, je ne zappe pas, je ne renouvelle pas ma vie comme si rien avant n'avait existé. »

Sachez que les désaccords et les conflits sont souvent plus équilibrés et plus sains qu’un silence enfantin.

Alors Merci ! Merci mille fois pour ces ratés,
Merci aux histoires échouées de m’avoir rappelé de ne plus donner sans un peu de gratitude et de ne plus jamais confier mes précieuses clés.

Il faut tout effacer
Tous ces moments inachevés
Il faut tout oublier
Tout ce qu'on a pu partager
Il faut tout effacer
Envoler, tous ces moments passés
Il faut tout oublier,

Comme vous, j’ai tout effacé, j’ai tout oublié.

Je suis prête à recommencer !

Mais avec de l’amour en quantité,
Reprenez vos miettes, 
Gardez votre immaturité, 
pour vos nouvelles amourettes,

Nous on mérite la sublimité !

Voilà ce que nos histoires avortées viennent nous révéler ; plus jamais de moitiés ni de futilités, en entier uniquement, nous exigeons d'être aimé(e).




© Une semaine sur deux

[ Mes deux maisons ]

Chez papa, j’ai une grande maison
Chez maman, un petit balcon
Chez papa, j’ai deux beaux chatons
Chez maman, un poisson en contrefaçon

Depuis la séparation,
J’ai deux maisons

Chez maman, j’ai toujours mon petit surnom
Chez papa, je fais le fanfaron
Chez maman, on invente des chansons
Chez papa, on joue au ballon

Depuis la séparation,
J’ai deux maisons

Tous les vendredis je prends mon baluchon
Pour changer de pavillon

Mais peu importe la transition
Je garde la même éducation
Il n’y a pas de compétition,
Parce que dans mes deux maisons
Je reste leur champion ♥


© Une semaine sur deux

[ J'écris seulement si quelque chose me coule du cœur jusqu'aux mains ]

Je t’écris moins, c’est vrai. 
Il y a plus trop de rimes ici. 
Un nouveau blog pour aider les parents, comme moi. Un livre en préparation, pour toi. Mais qui avance excessivement doucement. 
Une activité quotidienne sur les réseaux sociaux, pour prendre le temps de suivre et soutenir ma belle communauté dans ses déboires matrimoniaux. 
Le confinement. Notre vie. Le boulot. Ma vie. 
Tellement d’excuses. 
Il paraît que c’est dans mon tempérament d’avoir mille projets qui finiront sur Neptune. Mais je m’en fiche, si mes espoirs volent jusqu'à la lune. 
Mais je t’écris moins, c’est vrai. 
Peut-être tout simplement que je t’ai tout dit, ou plutôt tout écrit. 
Sûrement pas ! 
La fin de l’année approche, j’aime pas la fin de l’année. 
J’aime Noël, j’aimais Noël ? 
Tout est différent, tu sais toi maintenant que rien n’est intemporel. 
Je me débats avec mon moral, toujours un peu plus bas, quand t’es pas là. 
Mais je m’accroche tu sais, je vis, je souris, je ris même ! 
Mais je t’écris moins, c’est vrai. 
J’te gribouille plus trop les chagrins de l’amour à mi-temps. 
Pourtant je m’épanche beaucoup, trop évidemment. 
Parfois je pense rédiger la conclusion puis tu réclames encore. 
Mais peut-être que c’est bien de ne plus produire parce que souvent ils sont tristes mes mots. 
Ma plume est mélancolique, mon cœur est joyeux pourtant, mais plus jamais insouciant. 
Je crois bien que je ne sais pas l'écrire le bonheur, j'sais juste le vivre.

Puis, tu vois ce soir je pose ces quelques lignes sur le papier, 
Finalement j’aurais toujours de quoi conjuguer, 
Même si on en revient toujours au même avec mes brouillons de poèmes, 
Parce que mon fils, jamais je ne cesserai de t’orthographier des je t’Aime. 



© Une semaine sur deux

[ Super Héros ]

Un vendredi chez papa, 
Un vendredi chez maman. 
Le lundi sportivement 
Un mercredi matin à l'accueil de loisirs 
L'après-midi, reprise des exercices 
Un mercredi matin chez les grands-parents,
L'après-midi, reprise de l’entrainement 
Le jeudi en préparation aux sacrements 

Ah tu sais, mercredi, c’est papy qui t’emmène au foot, mais c’est cousin « Gaston* » qui viendra te récupérer et jeudi c’est maman qui te conduira au « Cathé » mais c’est papa qui viendra te chercher !
Et n’oublie pas de t’avancer dans tes devoirs, de prendre ta douche, de te laver les dents et de te coucher tôt ! Si tu as le temps, tu pourras t’amuser un peu.
Oui faut bien se l’avouer, les semaines de nos mômes sont souvent bien (sur)-chargées ! 

Et aujourd’hui je voulais saluer particulièrement « l’adaptabilité » des enfants de parents séparés !

Parce que changer de maison, c’est aussi parfois changer d’organisation pour les activités, mais aussi de solutions de garde du mercredi, et même changer aussi peut-être de personne référente pour telle ou telle occupation.
Les adultes que nous sommes seraient vite perturbés et surmenés si nous devions vivre les mêmes changements, une semaine sur deux.
Car combien d’entre nous sont rassurés par une routine bien définie ?

Oui, aujourd’hui il me tenait à cœur de dire Bravo à tous nos petits héros du quotidien, qui font preuve chaque jour et surtout chaque semaine, de souplesse et de mobilité, sans jamais se plaindre ! ♥


© Une semaine sur deux

* Gaston, nom d'emprunt 

🎶 [ Une mère ]

🎶 (Une Mère)
Ça travaille à temps plein
Ça dort un œil ouvert
C'est d'garde comme un chien
Ça court au moindre petit bruit
Ça s'lève au petit jour
Ça fait des petites nuits.
C'est vrai
Ça crève de fatigue
Ça danse à tout jamais une éternelle gigue
Une mère
Ça fait ce que ça peut
Ça ne peut pas tout faire
Mais ça fait de son mieux 🎶

J'avoue que cette semaine (et cette année sûrement) va mettre ma #chargementale à rude épreuve !
2 entraînements de foot par semaine + réunion de préparation communion tous les jeudis (choix personnel de Titou).
Régler les retards administratifs pour le PAI (Projet d'Accueil Personnalisé) pour qu'il puisse à nouveau mettre ses gouttes dans les yeux à l'école. Celle-ci qui réclame des papiers déjà fournis. Divers rendez-vous à planifier. Des horaires à respecter.
Mon travail à temps plein et ses exigences. L'humeur du boss à supporter.
Oui, faut bien se l'avouer, parfois c'est super hard de tout gérer !
Je sais que beaucoup de mamans, #mêmepasséparées s'occupent aussi de toute cette logistique, sans oublier les #papassolos et les #papastoutcourt

Je relativise encore et toujours, je n'ai qu'un seul enfant et #unesemainesurdeux
Alors comme le dit si bien Lynda, je ne peux pas tout faire mais je fais de mon mieux.
On prend les choses comme elles viennent. On est une équipe avec Titou. Y a parfois des loupés, des retards, des oublis mais on prend un peu de distance. On se fixe quelques grands objectifs et après on... improvise.
Ne pas se mettre une pression inutile. Tout se fera, certes, avec plus ou moins de rigueur.
Bon nous sommes mardi et déjà super fatigués. Sûrement que vendredi, au moment de la séparation, il y aura comme un arrière goût de "pas assez".
Mais ce soir, entre deux devoirs à s'avancer, deux repas à préparer pour anticiper, on prendra le temps de s'arrêter... un instant.
Oui on calmera cette course du temps pour respirer et profiter de l'ici et maintenant.
C'est important de revenir à l'essentiel quand nous nous sommes happés par ce tourbillon du quotidien.



© Une semaine sur deux

[ Les yeux dans les yeux je ne vois rien que nous deux ]

Quand je repense à nos vacances de cet été, je suis remplie d’un immense sentiment de gratitude.
Car si l’on connait le plus grand drame de la #gardealternée ; le manque de nos enfants ! On peut aussi s’attarder sur la plus grande chance que nous offre cette vie partagée : la qualité du temps.
Oui, ce matin, je voulais remercier la vie pour ce bonheur de vivre des moments privilégiés et uniques avec toi. Tous les deux, juste que nous deux.

Ces instants de partage et d’intimité sont si précieux.
Je suis curieuse de percevoir plus tard, les traces que cette complicité laissera dans ton cœur et dans ta vie.


Depuis 5 ans, dans tous les endroits que nous avons visité, les mamans (ou les papas) seuls avec leurs enfants, se sont faits plutôt rares. Les lieux de villégiatures sont plutôt occupés par les « familles Ricoré » .
Aujourd’hui, je ne veux pas me sentir « mise de côté » ou que l’on puisse me plaindre de partir seule avec mon enfant.
Parce que c’est tout le contraire. C’est un immense cadeau qu’il m’est donné de vivre avec juste lui.

... Et je ne peux qu’encourager, tous les parents, même de « famille dites classiques », de prendre ce temps-là, avec chacun de vos enfants. Une journée ou plus, rien qu’à vous.

Un jour, il partira. Sans moi.
Mais ce jour-là, je serai riche de tous nos voyages, de toutes nos aventures, remplie de souvenirs inestimables.
Alors des vacances, des moments, des instants à nous deux, j’en prendrai autant que tu en voudras encore !

« Changer le gris en mieux
S'imaginer heureux
Deux sur une photo »



© Une semaine sur deux

📚 31.08.2020 [ Rentrée des classes ]

Et voilà, c'est aujourd'hui que mon grand garçon a fait sa rentrée en #CM1.
Ce temps qui ne nous laisse pas le temps de les voir grandir.

Chaque année, nous faisons la rentrée à 3, avec son papa.
Peu importe qui en a la garde. Nous essayons d'être présent à chaque étape importante pour lui. Avec la #gardealternée, nous ratons beaucoup de moments de vie, alors ceux que l'on peut partager nous sont précieux.
Pourtant cette année, son papa n'a pas pu être présent, retenu par un examen médical essentiel. Et le contexte, si particulier, en raison de cette crise sanitaire, a quelque peu chamboulé nos habitudes.
Mais je crois que c'est nous que cela perturbe le plus finalement ; les enfants, encore une fois, me prouve qu'ils s'adaptent beaucoup plus facilement aux situations, même inconfortables.

C'est donc reparti pour une nouvelle année scolaire qui sera, je l'espère, moins mouvementée que la précédente. 
Même si je suis fière et heureuse de voir ses progrès, je souhaite que cette année passe le plus lentement possible, car chaque rentrée, m'éloigne de lui, un petit peu plus, à chaque fois.

Demain, est le grand jour pour la plupart d'entre vous.

Je souhaite à tous les enfants une belle rentrée masquée, mais surtout je vous souhaite de vivre une année pleine d'apprentissages, de rigolades, de découvertes, d'amusements, de copains, de copines, d'amoureuses, d'amoureux, de ballon prisonnier, de marelles, de punitions, de parties de billes, de lectures, de devoirs... 
Oh oui, je vous souhaite de profiter pleinement de ces années qui laissent de bien jolis souvenirs une fois devenu adulte.

Ne cessez jamais d'être curieux !

Bonne rentrée ! 



© Une semaine sur deux

[ Refaire sa vie après une rupture ]

Il est plus facile de construire que de reconstruire une vie, tellement la peur de souffrir est présente. Je pense réellement que ce ne sera jamais comme avant, juste différent.


Comme me l’a souligné une de mes abonnés ; on ne refait pas sa vie, on continue son chemin.

Après une déception, les concessions veulent se faire plus rares, on souhaite rester SA propre priorité, éviter les attentes qui finissent toujours par décevoir (surtout quand on n’a pas compris que personne ne peut combler un vide qui n’appartient qu’à nous).

On veut continuer à vivre pour soi, garder précieusement une bulle de solitude pour se préserver.

Parce-que cette indépendance acquise à coups d'épreuves et de pleurs, on n'a pas envie de s'en séparer complètement. C'est bien trop fragile le cœur.

Alors certes, on devient plus difficile dans nos choix de partenaire après une rupture mais quand on fait un travail sur soi, je crois au contraire que l'on peut devenir moins exigeant.

Car on comprend que tout le monde a sa propre histoire, ses blessures personnelles, on peut être plus tolérant sur les failles de l'autre, on a appris à se connaître et on a conscience que nous avons, nous aussi, notre part de responsabilité dans la réussite ou dans l'échec d'une relation...

Puis surtout on se concentre sur l'essentiel et on s'attarde moins sur des futilités parce que l'on sait bien que la longévité d'un couple ne tient pas uniquement à la passion des premiers mois.

Il est légitime d'avoir peur mais il faut continuer d'y croire.

Pas au prince charmant non ! Mais juste à cet homme (ou cette femme) pas parfait(e), mais qui acceptera de partager nos défauts, à nous !

© Une semaine sur deux

Texte publié sur le site : "Parole de Mamans" ici : Article en ligne

[ Je voulais juste te dire que tu me manques, c'est tout. ]

5 ans et demi de toi à mi-temps.
Les séparations, les retrouvailles sont désormais devenus ma routine.
Je connais cette sensation de blues et ce sentiment de joie des vendredis, qui ne se ressemblent pas.
Est-ce que je peux dire que l’on s’y habitue ?
Peut-être un peu, puis des fois, pas vraiment.
Parfois on gère mieux la distance puis quelquefois, on la vit plus péniblement.
Tout dépend aussi de notre état émotionnel du moment.
J’avoue que ce week-end a été particulièrement difficile quand tu es parti.
Pourquoi ? Je ne saurais pas vraiment l’expliquer.
Parce que notre semaine était un peu plus courte que d’habitude, 6 dodos au lieu de 7 ? Parce que je venais de te retrouver après 14 jours de séparation ? Parce que c’était une chouette semaine de complicité ? Parce que ma reprise du boulot m’aura fragilisé émotionnellement ?

Sûrement un peu tout ça à la fois !

5 ans et demi de toi à mi-temps et rien n’est acquis, il y a encore des moments où je vacille quand la réalité vient me rappeler que JAMAIS plus je ne pourrais être avec toi tous les jours, jusqu’à, au moins, ton indépendance.
Comme si je m’imaginais être en sursis mais que je réalise que c’est bien à perpétuité que je devrais composer avec ta présence en alternance.

Je sais bien ce que j’ai perdu mais je sais aussi ce que j’ai gagné avec notre temps partiel, alors je m’accroche, pour tenir bon, je réfléchis à des partages d'activités pour nos prochains temps ensemble !

Pour encore une fois rajouter de la vie à nos jours, puisque je ne peux pas ajouter des jours de toi, à ma vie ! ⭐️

Je voulais juste te dire que tu me manques, c'est tout, alors vivement vendredi !


[ Affronte tes peurs, écoute ton cœur et attrape ton bonheur ]

J-3 avant nos retrouvailles.

J-7 avant ma reprise, qui s’annonce bien difficile après un si riche été.

Je ne sais pas vraiment pourquoi mais j’ai récemment fait le constat que les vacances étaient pour moi l’occasion de dépasser certaines de mes peurs et limites.

Je me suis remémoré nos premières vacances à deux, où j’avais réservé un court séjour dans une roulotte à moins de 2 heures de mon domicile.

Partir seule, avec un petit bout de 4 ans me semblait si « insurmontable » à l’époque.

Prendre la route, me faisait peur. C’est ton papa,  qui assurait toujours ces longs trajets. Je manquais tellement, cruellement, de confiance en moi.

J’avais opté pour un logement insolite au milieu des ânes, comme pour me faire pardonner de ne pas t’offrir de plus belles vacances, au bord de la mer par exemple.

Et puis chaque année, on est allés un peu plus loin, un peu plus haut !

Je n’appréhende plus les trajets, et au bord de ma Fiat 500, voiture, je vous l’accorde, qui n’est certainement pas la plus adaptée aux voyages, je peux vous dire que l’on en a vécu des aventures !

Cette année, c’est ma peur (phobique) du vide que j’ai affronté, afin de ne pas nous priver de merveilleux souvenirs.  

Je n’ai pas encore passé les frontières avec toi, même si cette année l’Italie était initialement prévue ; il a fallu revoir mes plans lorsqu’un certain virus est venu chambouler nos existences.

Je suis si fière du chemin parcouru.

Et quand je t’ai demandé quel été t’avait le plus marqué, j’ai souri, en entendant ta réponse : « j’ai bien aimé la roulotte » …


© Une semaine sur deux

[ 9 ans de toi ♡ ]

Aujourd’hui tu as 9 ans. 
5 ans et demi de toi à mi-temps, 
Et pourtant si riches sont nos précieux moments.

Je te vois grandir mon enfant. 
C’est un privilège de tous les instants. 
Cependant, à chaque anniversaire ce sentiment,
Que le présent s’échappe doucement.

Chaque année un peu plus grand.
Peut-être même un peu différent.
Tu prépares délicatement,
Ta vie de futur pré-adolescent. 
Mais ton cœur si bienveillant, 
Me ramène indéfiniment, 
Au souvenir de tes premières dents,
Et au bonheur de tes parents,
Que tu inondes d’amour, intensément.

Aujourd’hui tu as 9 ans,
5 ans et demi de toi à mi-temps,
Et pourtant si riches sont nos précieux moments.

Tu es charmant et plaisant, 
Si prévenant et avenant
Parfois surprenant et étonnant 
Tu combles nos vies magnifiquement ! 

Aujourd’hui, 9 ans, c’est un heureux événement,
Qui me permet à moi, ta maman, 
De te redire combien je t’Aime infiniment,
et ce, pour très très longtemps !


© Une semaine sur deux

[ Aujourd'hui je suis triste ]

La séparation de ses parents, c'est un tsunami dans la vie d'un enfant.

Je pensais et je voulais croire (naïvement ?) qu'après un tel bouleversement, le comportement de tous les parents serait dicté par l'amour. 
L'amour pour son (ses) enfant(s). 
Que leur seule motivation serait désormais de tout faire pour estomper un peu, le premier grand malheur de leur jeune vie.

Aujourd'hui je suis triste pour beaucoup de mômes.

Parce qu'au fil de mes lectures sur les groupes de garde alternée et des  différents échanges que je peux avoir ici ou là, grâce à ce blog mais aussi au sein de mon entourage, je prends conscience que beaucoup (trop) de parents séparés sont, en fait, dictés par la haine.

Par la haine pour leur ex.

Certains sont remplis de rancœurs et d'amertumes, à tel point qu'ils n'arrivent plus à préserver leur(s) enfant(s) de leurs émotions négatives. 

Les bout'choux sont pris en otages, ils sont devenus prétexte de chantage.

Aujourd'hui je suis triste pour beaucoup de mômes.

Mais aussi pour ce parent, qui fait ce qu'il peut pour limiter les dégâts, mais qui a face à lui, quelqu'un qui n'a même plus la notion de ce qui est bien ou de ce qui est mal. 
Qui est aveuglé par la vengeance et qui détruira toute une enfance pour tenter de soulager un ego profondément blessé. 
Celui ou celle, pour qui, prendre sa revanche est désormais devenue sa seule raison de vivre.

Aujourd'hui je suis triste pour beaucoup de mômes.

Pour tous ceux qui n'ont rien demandé, et qui subissent l'immaturité des adultes. 
Ceux qui grandiront avec cette double peine, celle d'avoir dû renoncer à vivre auprès de leurs parents mais qui en plus les verront se déchirer en les prenant à témoin.


Aujourd'hui je suis triste,

Pour toi l'enfant qui va mal, et qui devra vivre avec une blessure qui aura indéniablement des effets sur ta vie d'adulte. 
Viendra le jour où peut-être, tu voudras régler des comptes. 

Je suis triste aussi pour ton parent qui tente de te protéger parce qu'il sait bien, qu'à travers toi, c'est lui que l'on veut abîmer.

Mais surtout je suis triste, 

Pour cet autre parent, qui ne se rend même plus compte du désastre qu'il est en train de causer pour ton avenir et ... pour lui-même. 
Englué dans sa douleur et son mal être, il en oublie que tu es né de l'amour.

J'espère que le cœur triomphera de la fureur, et qu'avec le temps tes parents comprendront que s'ils ne sont plus un couple, ils restent une équipe, censée te mener sur le plus beau chemin de ton existence, et que le temps avec toi, est bien trop précieux pour être gâché par des rancœurs inutiles qui ne feront que nuire à tous et qui n'apaiseront jamais un malaise, surement plus profond.

« Le pardon n’est pas quelque chose que nous faisons pour les autres. Nous le faisons pour nous-mêmes afin d’aller mieux et d’aller de l’avant ».

Aujourd'hui je suis triste pour beaucoup de mômes, mais je veux encore croire qu'il n'est pas trop tard ♥

© Une semaine sur deux

[ Moi j’vis en garde alternée ]

Moi j’vis en garde alternée
J’l’ai pas choisi
C’est mon père et ma mère
Qui se sont séparés
Je me souviens c’était un jeudi 
Quand il me l'ont annoncé 
J’ai pas tout de suite pleuré
Sûrement que j'avais pas compris
Mes parents y m’ont dit ne plus s’aimer
Parait que c’est la vie

Moi j’vis en garde alternée
Y a bien des fois où j’ai pensé
Que c’était à cause de ma grosse bêtise
Mais maman m’a dit de pas m’accuser
Elle a ajouté, tu sais,
Les grands aussi y savent faire des crises.

Moi j’vis en garde alternée
C’est pas que c’est l’enfer
C’est juste ma nouvelle destinée
Ça peut même bien se passer
Quand les parents y font pas la guerre
Leur histoire de divorcés
C’est pas vraiment mes affaires
Ils peuvent bien se détester
Moi je les aime à part entière

Bientôt je serai grand(e) et peut-être que je serai fièr(e)
De ma famille brisée

Parce que moi j’vis en garde alternée
Mais que ça m’empêche pas d’être aimé, 
par mon père et ma mère.

© Une semaine sur deux


[ Histoire du soir ]

Chaque nuit, quand le ciel devient mon reposoir.
Je confie à l'univers mille secrets et mes précieux espoirs.
Chaque étoile qui brille dans le noir,
C'est une raison d'y croire.
Il y a là-haut, mon confident du soir,
A qui je donne plein pouvoir,
Pour effacer de ma vie tout désespoir,
et qu'il permette à mes rêves de devenir prémonitoires.


© Une semaine sur deux

#inspirationdusoir #ciel #espoir #écrire


✏️ [ Syndrome de la page blanche ]

Je voudrais t'écrire

Mais mes mots
Au bout de mon stylo
Ne veulent pas se dévêtir
J'ai pourtant ici déversé tant de fardeaux
Mais il n’est pas si banal que je m’épanche
Esseulée devant ma page blanche
Quand tantôt l'inspiration flanche
Ma créativité égarée dans un soupir
Je ne sais pas toujours quoi te dire

Alors ce soir, il n’y aura pas de calligraphie nouvelle
Juste pour toi Titou, cette phrase universelle

Je t’aime ♡




© Une semaine sur deux

[ J'ai un aveu à te faire ]

Parfois, de temps en temps, quelquefois, quand vient la fin de notre semaine, il m'arrive de ressentir l'envie d'être seule. 
Je suis triste de te voir partir bien sûr, mais je suis soulagée de pouvoir souffler un peu. 
  • De retrouver un espace ordonné qui manque certainement un peu de vie mais dans lequel je me sens bien.
  • Ne plus avoir à suivre les devoirs.
  • Ne plus être prisonnière des horaires.
  • Ne pas toujours devoir anticiper le repas.
  • Décider de mon programme télé et pouvoir enfin regarder des films interdits au moins de 10 ans !
  • Ne plus avoir le bruit de fond régulier de la machine à laver ou du lave-vaisselle qui tournent davantage, une semaine sur deux.
  • Dormir d'une traite sans interruption à cause de cauchemars ou de prétexte pour venir envahir 130 cm de mon lit de 140.
Oui l'avantage (ou inconvénient suivant mon humeur) de notre garde alternée c'est d'avoir du temps pour moi, une semaine sur deux.
Cette latitude, depuis peu, j'en ai besoin... 

Il faut dire qu'il y a désormais, dans nos semaines, plus de limites à (re)poser, plus de contraintes, plus de contestations, plus d'oppositions, plus de bouderies...

Oui c'est un fait ; tu grandis ! 

Et ces nouvelles dissensions sont bien naturelles (et saines) mais mon énergie, consacrée entièrement à toi les semaines paires, est massivement sollicitée. 

Seulement, la vérité, c'est que je culpabilise énormément de ressentir ce désir voire cette nécessité de détachement.
Oh oui, je culpabilise car comment, en étant privée de toi toute une moitié d'année je peux aimer ces espaces de solitude alors que je donnerai tout (oui même mon doudou) pour une vie entière et exclusive avec toi ! (bon ok d'accord au moins jusqu'à tes 25 ans...) 

Alors je n'en parle pas trop et surtout... pas à toi. 

Puis je n'en demande pas tant ; une petite soirée, voire 1 jour ou 2 suffiraient amplement à mes batteries pour reprendre force et énergie pour venir à bout de tes négociations devenues incessantes. 

Parce que, malgré tout, je suis bien trop vite rattrapée par le manque de toi. 
À peu près, 55 secondes après que tu aies franchi le seuil de la porte...
Et c'est à cet instant précis que je réalise ô combien la séparation nous donne l'opportunité de nous aimer encore plus fort. C'est elle qui nous permet de prendre du recul sur d'éventuelles discordes, qui apaise les tensions, et qui nous fait oublier les frustrations. 
L'absence donne un second souffle à notre relation et les retrouvailles n'en sont que plus belles.


Dans 2 dodos, tu t'en iras et si je rêve déjà à ma grasse matinée, je t'entends me dire « profite maman, parce que même si je râle, je sais que ça va te manquer quand je ne serai plus là... »

© Une semaine sur deux

[ Joyeuse Fête des Pères ]

Joyeuses fêtes des pères !

Ici une vidéo, avec à l'honneur, des papas extras qui suivent mon blog.
Un grand merci à eux pour leur participation.

Aux papas merveilleux que vous êtes !

© Une semaine sur deux
https://www.youtube.com/watch?v=Mye6mTdroE4



[ Fin des temps ]

Quand nous nous sommes quittés vendredi dernier, je t’ai dit que la prochaine fois que l’on se retrouverait, ce serait notre dernière semaine (à nous) de mi-confinement* (avant tes vacances, là où je devrais reprendre mon travail à temps plein), et donc qu’il faudra bien profiter de ces derniers moments.

Mais voilà c’était sans compter sur les nouvelles mesures ministérielles ! 
Retour à l’école sur un rythme normal à partir du 22 juin. 
(Ma chronique « Parole de Mamans », sur le « bordel » du déconfinement, a ici toute sa légitimité !  Article à lire ou à relire ici : "Le déconfinement mais quel bordel !"

Moi qui me réjouissais de pouvoir me délecter pleinement de toi encore quelques petits jours, des minuscules petits jours pour être ensemble une toute dernière fois, sur des espaces d’ordinaire si chargés. 
Ce confinement qui nous avait offert du temps ; ce temps qui nous est si précieux, ce temps qui nous est compté, ce temps qui nous est enlevé, une semaine sur deux. 
Je suis terriblement déçue car il me tenait à cœur de clore cette expérience humaine de « manière consciente » avec toi et si j’avais su, il y a une semaine que nous arrivions au terme de ce cadeau éphémère, peut-être aurions-nous pu  savourer davantage et de façon différente, cette ultime étape qui fut malgré tout, réjouissante à bien des égards.

Pour rester positive ; mes horaires seront adaptés à ton rythme scolaire et nous pourrons « grignoter » encore quelques heures sur notre quotidien, que nous allons préserver et apprécier à leur juste valeur. 



Désormais, mon mantra sera « Vivement les Vacances ! » 


© Une semaine sur deux  - #gardealternée #gardepartagée


* mi-confinement = 3 jours à la maison + 2 jours école/travail en présentiel