[ Planning chamboulé ]


Ce soir chez ta mère.

Demain chez ton père.

Dimanche, retour de ma lumière.

C’est la pagaille dans le calendrier des jours alternés,
Pour assurer l’équité.

J’ai besoin de toi, tu as besoin de lui.
Te partager, telle est ma vie aujourd’hui.

Je jongle avec mon mi-temps,
Car seul ton bonheur est important.

Mon cœur sommeilleux,
Une semaine sur deux,
Garde pour toi un amour entier,
Au-delà de l’absence et des plannings chamboulés.

Ces moments de vie fractionnés, à jamais perdu,
Cimente pourtant ce sentiment éperdu, 
Que je ressens pour toi, 

Mon Titou 💖

© Une semaine sur deux

[ Appel à témoignages ]

Une maman « une semaine sur deux » m’a contacté très récemment parce que ses enfants ont rencontré la nouvelle amie de leur papa et c’est, pour elle, un véritable bouleversement, elle n’est pas prête à « partager » ses enfants.
Je comprends tellement son ressenti, mais comme je n’ai pas encore à « prêter » mon Titou même si je sais que ce jour viendra, (à moins que je ne sois accusée du meurtre avant #humournoir) ; je me suis dit, qu’ici, il y avait peut-être, sûrement d’ailleurs, des mamans ou des papas qui avaient déjà été confrontés à cette situation et qui pourraient l’aider, la conseiller, pour lui permettre de trouver un sentiment d’apaisement face à ce nouveau contexte familial.

Toujours avec bienveillance et sans jugement car nous savons bien que chaque cas est unique et que chacun fait ce qu’il peut ♥


Pour lire les témoignages ou apporter le votre, cliquez ici : Témoignages  

[ Maman tu vas me manquer ]

Terminer cette semaine avec une grosse angine qui va me priver de tous ces bisous que j’aime te donner avant que tu ne retrouves ton papa ce soir !
Ce matin, tu m'as dit : « Maman tu vas me manquer »… 

Une simple phrase qui devrait serrer mon cœur de maman mais qui, (secrètement), me comble de joies.


Maman pas parfaite ; égoïstement, je suis heureuse de te manquer comme tu manques à ma vie, « une semaine sur deux ». Ces quelques mots, je les perçois comme une déclaration d’amour.

Oh bien sûr tous les deux on relativise, ton papa aura encore quelques déplacements professionnels la semaine prochaine, la séparation sera donc de courte durée et moi, je vais avoir tellement de bisous à rattraper !

© Une semaine sur deux

[ Dites-moi que je ne suis pas la seule à chercher le bonheur ]

Dites-moi que je ne suis pas la seule à être constamment à la recherche de cette chose, vous savez, cette chose qui fera vibrer en moi un profond sentiment d’existence.
Dites-moi que je ne suis pas la seule à ressentir cette étrange sensation de vide intérieur, comme si mon âme tout entière voulait crier et me faire douter.
S’il vous plaît, dites-moi qu’il n’y a pas seulement mes enfants qui peuvent parvenir à me faire sentir importante dans ce monde.
Allez, répétez-moi que c’est normal d’essayer de comprendre, de manquer d’affection, d’être méfiante, de ne pas facilement faire confiance et d’avoir trop souvent le sentiment de manquer d’amour.
Suis-je la seule qui a de la difficulté à trouver un sens à ma vie? Qui a la constante impression qu’être une bonne maman ne me suffit pas ? Qu’être une amoureuse fidèle ne me comble pas complètement ? Qu’avoir l’argent nécessaire pour combler tous mes désirs ne me permet pas d’atteindre le bonheur ?
Parfois, j’ai envie de crier, de pleurer ou encore mieux de dormir le plus longtemps possible, juste pour donner un peu de repos à mon cerveau qui pense trop et à mon cœur qui ne donne pas assez.
J’ai souvent cette drôle d’impression, que ce vide est créé par cette société matérialiste. Celle dont les jugements sont faciles, dont le travail est souvent prioritaire et où plaire aux autres nous semble trop populaire. Mais où sont donc passées nos bonnes et vieilles valeurs?
Je veux vivre simplement et aimer profondément avec rien. Seulement l’essentiel. Je veux parvenir à réaliser la chance que j’ai de boire un café chaud, de me réveiller tôt ou de regarder le ciel étoilé. Je veux apprendre à mes enfants que leurs habits ne les rendront pas plus beaux, que leur chevelure ne leur rendra pas leur sourire, que ce n’est pas avec leurs petits yeux doux qu’ils obtiendront ce qu’ils veulent et que ce n’est pas en suivant les autres qu’ils deviendront uniques.
Si nous sommes ici pour exister, souhaitons au moins vivre de liberté et trouvons en nous cette chose mystérieuse et difficile à trouver qui habite chacun de nous et qui ne s’achète pas, le bonheur.

[ Une nouvelle vie commence quand nous atteignons nos 40 ans ]

Lorsque nous atteignons nos 40 ans quelque part dans les profondeurs de notre esprit, nous commençons à sortir d’un long sommeil ou d’un brouillard très épais. Nous commençons à voir le monde d’une autre façon.


Pour la majorité d’entre nous, nos enfants deviennent indépendants plus tôt et partir à la conquête de ce qu’ils considèrent comme les maux du monde. Ils veulent laisser leur marque dans la société.

Nous avons fait la même chose à leur âge.

Quand nous atteignons nos 40 ans dans notre vie, nous commençons à prendre conscience qu’il y a plus dans la vie que des montagnes de linge sale et des enfants qui font leurs activités.

Nous avons passé toute notre vie d’adulte à vouloir nous abandonner à quelque chose qui était extérieur à nous. D’abord à l’université, puis à nos premiers emplois. Ensuite, à nos conjoints et à nos enfants. Nous avons consacré beaucoup de temps et d’énergie aux autres, pour essayer de prouver notre existence, que nous avons oubliée pendant le processus.

Je me souviens avoir lu des articles dans des magazines qui disaient de prendre du temps pour moi lorsque mon bébé dort. Je me rappelle aussi avoir ri de ces articles, car les auteurs ne devaient pas avoir d’enfants. Quand mon bébé dormait, je faisais les tâches qui ne pouvaient pas être faites quand le bébé était réveillé. La pile de vaisselle dans l’évier. Les montagnes de lessive à faire et le repassage.

Je devais accomplir tellement de choses quand mes bébés faisaient la sieste ! La vie continuait pendant qu’ils rechargeaient leurs batteries.
Alors on donne, plus qu’on ne le réalise.

Puis soudainement, les piles de vaisselle commencent à diminuer. Cuisiner un ou deux repas devient notre nouvelle réalité. Et nous réalisons que nous avons donné à tout le monde sauf à nous.

Il y a ce jour magique où nous regardons autour de nous et où il n’y a plus de jouets à ramasser et nous réalisons que nous ne sommes responsables que de nous.

C’est à ce moment-là que nous commençons à regarder à l’intérieur. Nous commençons à nous demander quelles sont nos passions et quels intérêts nous pourrions avoir.

Évidemment, nous avons certainement pris du temps pour des choses que nous aimions ces dernières années, mais plutôt pour échapper à la folie de nos foyers que de véritables passions qui nous faisaient vibrer.

Nous commençons à nous demander: que dois-je faire maintenant?

Maintenant que nous pouvons faire tout ce que nous voulons sans nous soucier de la garde des enfants ou du dîner pour notre famille, un sentiment de perplexité commence à nous envahir.

Qui suis je?

Qu’est-ce qui enchante mon cœur?

Toutes les questions qui deviennent importantes dans notre esprit. Nous sommes amenés à trouver ces réponses. Nous recherchons la section d’entraide à la librairie. Nous prenons rendez-vous avec des coachs de vie ou des thérapeutes. Nous commençons à nous aventurer dans ces conversations avec des amis.

Ce que nous voyons à l’intérieur de nous est parfois effrayant. Ce désir fort de devenir plus conscient de ce qui nous pousse est plus important que jamais. Certains ont peur de la force de ce désir. D’autres n’ont absolument aucune idée de ce que sont réellement leurs passions.
C’est à ce moment que nous commençons notre éveil.

De l’extérieur , cela pourrait être vu comme une crise de la quarantaine plutôt qu’un éveil.

Une crise est définie comme une situation instable ou même dangereuse , et nous pouvons nous sentir instables dans un monde que nous connaissions si bien, un monde où toutes les règles et tous les horaires étaient compris.

Ensuite, tout semble changer du jour au lendemain. Nous prenons conscience de ces sensations étranges que nous vivons.

Nous commençons à reconnaître ou à prendre conscience de quelque chose qui bouge en nous. Quelque chose de profond et de réel à l’intérieur de nous.

Quand j’ai divorcé, on m’a dit que je venais de vivre une crise de la quarantaine. « Ça va aller », m’a-t-on dit. Et ils avaient raison, parce que je sentais que ce n’était pas une crise. J’ai ressenti un sentiment de liberté pour la première fois. J’avais l’impression de me réveiller d’un sommeil profond dans lequel je ne savais pas que je me trouvais.

Tout cela s’est passé vers mes 40 ans. Alors peut-être que 40 ans est le moment dans notre vie où nous réalisons que nous sommes une partie importante de la société.

Nous trouvons des moyens plus souples de faire savoir à la société que nous avons quelque chose à offrir.



****

40 leçons de vie précieuses que j’ai mis 40 ans 
à apprendre



40 leçons de vie précieuses que j’ai mis 40 ans à apprendre :

1. Écoutez votre cœur, et votre esprit suivra.

2. Vous ne savez pas ce que vous ne connaissez pas. Parfois, votre voyage vous amènera aux pièces manquantes de vos connaissances. C’est pour cette raison que vous devez continuer à avancer et vous trouverez ce dont vous avez besoin.

3. Dites ce que vous pensez. Respectez toujours vos promesses, peu importe le prix.

4. La confiance en soi n’est acquise que si vous suivez le flux de la vie.

5. Les tentations sont momentanées, mais les conséquences ont un impact à vie. Et la vie est longue!

6. Les plans échouent parfois. C’est pour cela que vous devriez toujours avoir un plan B pour pouvoir aller de l’avant.

7. Suivez toujours votre plan, mais ne le faites pas aveuglément. Effectuez des corrections ici et là en cours de route. Élargissez vos horizons.

8. Les erreurs sont inévitables. C’est la vie. Personne ne s’est jamais trompé.

9. N’écoutez jamais les gens quand ils disent que quelque chose est impossible. Vous pouvez faire n’importe quoi si vous y croyez vraiment.

10. Personne ne connaît l’avenir.

11. Laissez votre passé derrière vous.

12. Vous ne pouvez pas changer une personne. Soit vous l’acceptez soit vous avancez sans elle.

13. Écoutez toujours l’opinion des autres. Lorsque vous arrêtez d’écouter, vous arrêtez d’apprendre.

14. Interrogez-vous sur tout. C’est la seule façon de faire les choses correctement.

15. Vos croyances définissent votre personnalité, alors choisissez-les judicieusement.

16. Il y aura beaucoup d’obstacles pendant votre voyage. Ne les combattez pas, apprenez à les surmonter.

17. Votre esprit est puissant. Investissez dedans, apprenez tous les jours.

18. De temps en temps, rappelez-vous que vous êtes mortel et prenez bien soin de votre âme.

19. Traitez les autres comme vous voudriez être traité.

20. Le bonheur est une question de choix.

21. Tant que vous ne renoncez pas à la vie, la vie ne vous abandonnera pas.

22. Si quelqu’un dit qu’il peut prédire l’avenir, faites attention.

23. Croyez en vos rêves, même si vous pensez que vous êtes fou.

24. Arrêtez de vous inquiéter. Vous avez besoin de votre santé, et le stress ne fait que la détruire.

25. Dormez au moins 7 heures par nuit afin de pouvoir fonctionner normalement pendant la journée.

26. Prenez soin de votre corps. C’est le temple de votre tête!

27. Travaillez intelligemment, pas dur.

28. La vérité est toujours ce qu’il y a de mieux, peu importe combien c’est difficile. Il vaut mieux savoir que deviner et faire confiance aveuglément à quelqu’un.


[ ✨ ]

Ce soir ou demain tu retrouveras ton papa.
Les semaines défilent et ce temps qui ne veut pas s'arrêter.
Cette photo d'hier me rappelle combien je dois profiter de toi ici et maintenant
 💛


© Une semaine sur deux

[ La chanson du Jeudi ] 🎶 Les Divorcés 🎶

On pourra dans les premiers temps 
Donner la gosse à tes parents
Le temps de faire le nécessaire
Il faut quand même se retourner
Ça me fait drôle de divorcer
Mais ça fait rien, je vais m'y faire
Si tu voyais mon avocat
Ce qu'il veut me faire dire de toi
Il ne te trouve pas d'excuses
Les jolies choses de ma vie
Il fallait que je les oublie
Il a fallu que je t'accuse
Tu garderas l'appartement
Je passerai de temps en temps
Quand il n'y aura pas d'école
Ces jours-là, pour l'après-midi
Je t'enlèverai Stéphanie
J'ai toujours été son idole
Si tu manquais de quoi qu'ce soit
Tu peux toujours compter sur moi
En attendant que tu travailles
Je sais que tu peux t'en sortir
Tu vas me faire le plaisir
De te jeter dans la bataille
Si c'est fichu
Entre nous
La vie continue
Malgré tout
Tu sais maintenant, c'est passé
Mais au début j'en ai bavé
Je rêvais presque de vengeance
Évidemment j'étais jaloux
Mon orgueil en a pris un coup
Je refusais de te comprendre
À présent, ça va beaucoup mieux
Et finalement je suis heureux
Que tu te fasses une vie nouvelle
Tu pourrais même faire aussi
Un demi-frère à Stéphanie
Ce serait merveilleux pour elle
Si c'est fichu
Entre nous
La vie continue
Malgré tout
Les amis vont nous questionner
Certains vont se croire obligés
De nous monter l'un contre l'autre
Ce serait moche d'en arriver
Toi et moi à se détester
Et à se rejeter les fautes
Alors il faut qu'on ait raison
Car cette fois-ci c'est pour de bon
C'est parti pour la vie entière
Regarde-moi bien dans les yeux
Et jure moi que ce s'ra mieux
Qu'il n'y avait rien d'autre à faire
Si c'est fichu
Entre nous
La vie continue
Malgré tout

[ A lire et à partager de toute urgence ! ]

Blog à découvrir : Mon chat est mort à ma place ♥♥♥


[ Il était une fois … une bougie ]

Ce matin Titou a brisé un joli photophore que j’affectionnais tant.

Il ne l’a pas fait exprès bien sûr, mais il s’est montré imprudent dans ses positions et ses gestes, le « drame » aurait pu être évité s’il avait fait un peu plus attention.

Il y a encore quelques années de cela, j’aurais hurlé, pesté, puni, pleuré même peut-être, telle une petite fille qui viendrait de perdre son jouet préféré, avant de m’excuser pour mon émotivité non maîtrisée… (oui, je suis très sensible et expressive comme nana).

Mais depuis un certain temps, je me surprends à réagir de manière plus posée, plus calme avec un recul qui m’étonne moi-même.

J’ai râlé bien évidemment, lui ai fait part de ma déception et je lui ai suggéré fortement de faire profil bas devant sa bêtise.

Les mauvaises langues diront que c’est l’âge qui m’adoucit, il y a certainement un peu de cela et qu’il y ait au moins quelques avantages à vieillir d’ailleurs, mais je sais pertinemment que ce « détachement » est aussi une conséquence de la garde alternée. 
Le « une semaine sur deux » je ne VEUX PAS la passer à gronder, punir, râler, crier.

Le temps m’est compté, alors parfois je fais preuve de laxisme (diront certains), de lâcher prise (diront les autres).

Moi je dis que je vais à l’essentiel.

Mes priorités et mes exigences ne sont plus les mêmes. Je relativise beaucoup plus vite.
Je ne veux plus nous encombrer de colères, ou de frustrations inutiles qui ne changeront rien à la finalité de ce pauvre bougeoir en mille morceaux 😭.

Oh bien sûr que cette prise de distance aura ses limites et qu’elle laissera quelques failles dans l’éducation de mon fils, mais là encore, j’accepte mes propres carences sur ce sujet.

Il me faut savoir adapter mon seuil de tolérance suivant le degré des faits reprochés !

Car il est vrai aussi que nous parlons de Titou ♥, de mon amour de bébé pour lequel, je suis tout, sauf objective.

Il est donc tout à fait amusant d’imaginer que, si un jour je devais à nouveau partager ma vie avec un homme, et qu’un accident de même nature survenait, il soit fort probable je ne fasse pas preuve du tout de la même indulgence ! 

Comme « à quelque chose malheur est bon », puisque nous savons désormais comment utiliser, à bon escient, son billet de 10 € offert à l’occasion de mon anniversaire (voir post précédent).

© Une semaine sur deux

[ 40 ans ]

40 ans de vie, de joies, de drames, de bonheurs, de plaisirs, de galères, de peurs, de merveilles, et autant de remises en question. 
40 ans à tenter de s'aimer.
40 ans et tellement à vivre encore.
Arrêt sur image.
40 ans et fière de ma résilience.
40 ans le premier jour du reste de ma vie 💖


[ MES MOTS D’AMOUR ]

A l’heure où cette publication apparaîtra sur ce blog ou sur votre mail, je serai (roulement de tambour) dans un avion à destination de Florence.



Vous me direz, jusque-là c’est plutôt une bonne nouvelle voire même une très bonne nouvelle ! 



Et c’est vrai, si on occulte ma peur phobique, plutôt hystérique même, de l’avion (… oui même pour un temps de trajet aussi court soit-il).

Voilà des semaines que mes nuits sont agitées, que j’envahis mon entourage de mes doutes et de mes peurs pour tenter de m’apaiser.

Et comble de l’ironie, aujourd’hui, c’est mon 40ème anniversaire ! 

(d’ailleurs, formulé de cette manière, on penserait célébrer un mémorial ou comment prendre 10 rides d’un coup, en une seule phrase !)



Alors, même si je voudrais éviter de sombrer dans le « mélodramatique » parce que les probabilités pour qu’un scénario à la « destination finale » se produise, restent infimes, je vais quand même profiter de ce post pour poser ici quelques mots si l’inévitable venait à se produire.



Tout d’abord, quelques phrases pour mon petit garçon, car c’est véritablement pour lui que ma peur est la plus grande.

Quelques pensées de mon âme pour déverser sur le papier, tout mon amour, pour que celui-ci transcende mon corps, mon cœur, mon esprit, pour qu’il me survive au-delà du ciel et des nuages.

♥  A Titou

Dites-lui que ce blog, cette page, sont les témoins de cet amour inconditionnel et hors normes que je ressens pour ce petit être si extra et ordinaire à la fois. 
Dites-lui que c’est grâce et avec lui que je m’apprends mon rôle de mère, que c’est à travers lui que se conjugue le verbe aimer.
Dites-lui que je le regarde dormir, … souvent. 
Dites-lui qu’il est 1m21 de bonheurs, de joies, de gaietés, de sourires, de plaisirs.
Dites-lui que dès l’instant précis où ce test de grossesse s’est révélé positif, alors j’ai su que je l’aimerais jusqu’à «à jamais».
Dites-lui que le « une semaine sur deux » n’aura pas réussi à altérer cet amour et j’affirme même qu’il l’aura renforcé !
Dites-lui qu’il est 21 kg d’amour
Dites-lui qu’il suive son chemin sereinement, qu’il est bien entouré et guidé.
Dites-lui qu’il ne doute jamais de ses choix, que la vie le conduira là où il doit être, que tout est toujours parfait, et que tout ira bien. 
Dites-lui combien je suis fière et serais toujours fière de lui, quoi qu’il entreprenne.
Dites-lui qu’il est mon chou à la crème (il comprendra),
Dites-lui qu’il est ma merveille, mon miracle, et tellement plus encore. 
Dites-lui que je l’aime, aujourd’hui, demain et éternellement.

Dites-lui que je l’Aime ♥

J’aurais tant à lui dire, encore. J’aurais tant à lui dire, toujours. 
L’essentiel est là.


♥ A celles et ceux qui sont dans ma vie, ceux qui sont loin, ceux qui sont proches, ceux qui n’y sont plus, à ma famille de sang, ma famille de cœur, aux amitiés sincères, fidèles, aux amitiés jalouses, aux hypocrites, aux jugements et aux critiques, au papa de Titou, à mon amour déçu, à mes espoirs, à mon neveu et à ma nièce, à mes sœurs, à papa, à maman :

« Si jamais je meurs et que tu ouvres mon cœur, il y sera écris en lettres d'or : Je t'aime encore ! ».

♥  Et puis il y a VOUS …
Vous que je connais sans vous connaitre, parce que l’on rit ensemble, on pleure ensemble, on s’émeut ensemble. 
Souvent vous venez me dire « Merci » mais c’est moi qui vous ne remercierai jamais assez pour ce soutien, cette solidarité bienveillante si précieuse et inestimable !

Mon histoire, c’est la nôtre.


Wow, eh bien si vous saviez quel exercice émotionnellement difficile ce texte !

Mais comme je vais survivre à ces mots, ils ne seront pas vains, mon cœur aura pu s’exprimer au rythme de ses battements et je n’aurais alors, aucun regret, quand un jour, pour moi, il sera venue l'heure de rejoindre l'autre rive.
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Aujourd’hui, j’ai 40 ans et toute la vie devant moi ! 
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© Une semaine sur deux - 23 Mars 2019


[ Départ ]

Ah les séparations d’après vacances, toujours les plus terribles.
Les valises sont dans l’entrée, prêtes à quitter le nid, elles emporteront avec elles, Doudou et mon Titou.

Les gouttes pour les yeux, les affaires de foot, le cartable, la Nintendo switch, le carnet de santé, toutes ces petites bricoles encombrantes mais qui laissent ma maison bien vide, une semaine sur deux.

De toutes ses affaires, je donnerais beaucoup pour pouvoir n’en garder qu’une avec moi, pendant cette semaine de manque.

Un objet des plus précieux, … son Doudou.



Ce même nounours avec lequel j’ai dormi, enceinte, pour le parfumer de moi.

Je pourrais le trimbaler avec moi dans mon sac à main, m’endormir avec lui, le renifler, le salir, le serrer contre moi en regardant la télé, le mâchouiller, je pourrais m’approprier ce lapin qui n’en est plus un, parce que cette peluche est tellement imprégnée de mon bb, que c’est un peu, beaucoup de lui.

Oh il a bien essayé de me refiler son double (celui qui viendrait nous sauver en cas de disparition de l’inestimable sujet) mais comme lui, je préfère le flétri à l’original.

Il m’est donc impossible de lui enlever cette richesse intime, à la signification si particulière.
Je veux croire qu’il le garde jalousement, parce qu’il est encore imbibé de mon arôme et que c’est une manière de m’avoir toujours auprès de lui.

Alors à défaut de Doudou, j’ai tenté de négocier la Switch pour m’entrainer à Mario Kart, mais là encore je devrais me consoler auprès de Candy Crush Saga.

Heureusement mon cœur est rempli de lui, de nos aventures, de nos anecdotes, de nos fous-rires, de nos bouderies, de nos câlins, de nos je t’aime et tout cela …. personne ne pourra jamais me les enlever ♥

© Une semaine sur deux

[ Mickey, Papa, Maman et Moi ]

Avec une séparation, il y a inévitablement des « premières fois » qui nous échappent, pourtant il y a des étoiles dans les yeux qu’on ne voudrait ne jamais manquer.


Ce soir, je vais retrouver mon Amour de garçon et demain, son père et moi, l’emmèneront à Disneyland Paris.
C’est la première fois pour Titou. 
Et c’est justement parce que c’est une première fois que nous avons décidé de faire ce voyage… ENSEMBLE.

Nous souhaitions être présents tous les deux pour être des témoins directs de l’émerveillement de notre petit bonhomme à la découverte du pays des Contes de Fées.
(et aussi égoïstement pour ne pas à avoir à jalouser celui qui aurait vécu cela sans l’autre)

On ne peut évidemment pas tout partager mais nous avions évoqué cette possibilité de partir tous les 3, à la rencontre de Mickey si l’occasion se présentait, et si les circonstances le permettaient, bien évidemment.
Ce qui devrait laisser à Titou un souvenir magique gravé à jamais dans son cœur accentué par la présence exceptionnelle de ses deux parents.

Je sais la chance que j’aie, que nous avons, de vivre une séparation bienveillante, marquée par le respect et l’affection, en mémoire de nos 10 années de vie commune, et surtout la volonté commune de protéger notre enfant de notre échec conjugal en lui offrant le meilleur de notre plus beau rôle, celui de parents.

Même si nos chemins sont désormais différents, je ne remercierai jamais assez son père pour cela ♥

Ces escapades à 3 sont à la fois coutumières et occasionnelles, elles ne dépassent jamais les 24 heures (ce week-end sera donc l’exception) car il faut savoir se préserver et surtout, ne pas laisser émerger de faux espoirs dans le cœur de Titou.

J’ai bien conscience qu’ici et ailleurs, beaucoup de parents sont en conflits, et ce que j’évoque peut sembler chimérique, ou simplement que l’envie n'y est pas, ou bien encore que des pages se sont tournées, des vies se sont reconstruites… 
Peu importe, encore une fois il n’y ni jugement, ni de bien, ni de mal.
Chacun fait ce qu’il peut et/ou ce qu’il veut. 
A chaque situation sa solution adaptée.

De mon côté, je veux croire, pour lui, pour Titou, que nous sommes restés une famille, différente certes, mais une famille quand même et peut-être … je dis bien peut-être, une famille plus épanouie ♥♥♥

© Une semaine sur deux

[ En manque ♥ ]

Mon fils me manque.
Oh ce n’est pas nouveau les semaines impaires me direz-vous mais aujourd’hui, ce manque est un peu plus prononcé, il vient de très loin, des fins fonds de mes tripes ; il est viscéral.
Parce qu’il a son caractère qui s’affirme, parce que sa repartie est déroutante, parce qu’il râle souvent, parce qu’il est malade et que je ne suis pas là pour le consoler, parce que ses joues sont faites pour mes bisous, parce qu’il ne me laisse pas gagner à Mario Kart, parce qu’il se met trop de gel dans les cheveux, parce qu’il boude toujours, parce que quand il est là, je suis remplie de lui.

Comme une furieuse envie de crier, de hurler : « c'est mon fils ma bataille, Je vais tout casser, si vous touchez au fruit de mes entrailles !»
Bref, Titou me manque.

© Une semaine sur deux

[ Émotion ♥ ]

Ce soir, mon fils m'a ému aux larmes.
Un de ses camarades de classe lui a confié que ses parents se séparaient.
Il s'est dirigé spontanément vers Titou car il savait qu'il serait en mesure de comprendre l'émotion ressentie, et ce copain lui a demandé :
« Anthony, comment on fait pour ne pas pleurer ? » (…)
(Ce même garçon, qui un jour, l’avait repoussé sous prétexte que « toi, de toute façon tes parents ils sont séparés ! »)

Titou a tenté de l'apaiser (et je cite ses mots) : « il ne faut pas t'inquiéter, ne pas avoir peur du décalage, parce qu’après tu verras toujours ton papa et ta maman ».

Que mon petit bonhomme cherche à rassurer son ami, me comble de fierté, et me réconforte sur son propre équilibre trouvé dans la garde alternée, sur notre « une semaine sur deux ».
Si les enfants peuvent être parfois assez « méchants » entre eux, ils savent aussi manifester de la compassion et de l'empathie. Les épreuves révèlent leur sensibilité.



Merci mon Titou d’être toi ♥



© Une semaine sur deux

[ Noël, jour de l’an et ... garde alternée ]

Cette année encore, il y aura des parents comblés et d’autres attristés. Cette année encore, le charme opérera pour certains et s’envolera pour d’autres.



Il y aura peut-être même un premier Noël sans enfants pour quelques-un(e)s ici.



On essaie pourtant de poursuivre la tradition, pour eux, on décore la maison, on prépare le sapin, on guette le Père Noël, tout comme avant voire même un peu plus pour compenser un manque, atténuer une culpabilité inévitable.

Il y aura les bons moments, les retrouvailles, le commencement d’une nouvelle vie pleine d’espérances, pour les familles recomposées, l’apaisement retrouvé pour les séparations bienveillantes...

Toutefois, il y aura aussi des pleurs, de la nostalgie, de la solitude, et du désespoir pour d’autres, pour ceux, pour qui, le cœur ne sera pas à la fête.

Oui c’est vrai, désormais plus rien ne sera jamais comme avant,… jamais.


C’est un fait, c’est certain, mais pour tous nos enfants, il est essentiel d’alléger notre tristesse, d’adoucir nos rancœurs, pour laisser le charme opérer afin d’émerveiller leurs petits cœurs.


Il appartient à chacune et chacun d’entre nous de créer quelque chose de différent certes, mais toujours avec enchantement ! Pour nos bambins et particulièrement pour ceux dont les parents sont séparés, qui ont appris, à leurs dépens un peu trop tôt, que la vie n’est pas toujours simple.


Ils ont besoin, plus que jamais, de légèreté mais surtout de continuer à … rêver.


Alors faisons une petite trêve dans nos vies chaotiques.


Inventez votre Noël ! Réajustez le calendrier ! Remontez vos horloges ! Noël ce n’est pas qu’une date, c’est une joie. Alors si vous devez attendre le 27, le 30 décembre ou même le 2 janvier pour voir les papiers cadeaux se déchirer, entendre les cris de joie de vos enfants, quelle importance !

Le bonheur n’a ni jour, ni horaire.

Et pour les parents solos, n’oubliez pas VOTRE cadeau au pied du sapin, car le Père Noël ne peut pas vous oublier !


Je peux concevoir qu’il est parfois un peu « triste » de devoir s’offrir un cadeau à soi-même, mais c’est aussi la meilleure façon de ne pas être déçu(e) 😉.


Mais rappelez-vous que cette fin d’année annonce aussi le début de la suivante et que tous les espoirs nous seront, de nouveau, permis.


Oui, les vœux du 31 auront sans doute un léger goût amer pour plusieurs d'entre nous, mais gardez en tête que la fin de quelque chose est toujours le commencement d'autres choses !


La magie de Noël existe, il suffit juste d’y croire.

Alors prenez soin de vous et de vos merveilles ♥




© Texte Une semaine sur deux  - Tous droits réservés - décembre 2018 




Ma petite note plus personnelle : Depuis notre séparation, nous avons toujours pu profiter de notre fils à Noël. On partage la journée ; à midi avec Maman, et le soir avec Papa. C'est une journée intense pour Titou mais il ne s'en plaint pas 😉. Nous alternerons les réveillons, mais on a souhaité gardé le rythme des semaines paires et impaires pour ces congés, on trouve des compromis. L'avantage aussi d'habiter à proximité et d'entretenir une relation compatissante.
Cette année, il sera un peu plus avec son papa, parce que je sais que les festivités prévues le rempliront de bonheur. Et c'est ce qui m'importe le plus.
Hier soir, Titou m'a demandé si je pourrais me sacrifier pour lui, question étrange à son âge je vous l'accorde, et je n'ai pas cherché à connaitre sa définition du sacrifice, je sais juste qu'il est conscient de ce que nous faisons POUR LUI 💞. 

© Texte Une semaine sur deux - décembre 2018



Article à lire également : Le premier Noël après ta séparation

Mon témoignage également en ligne sur le site : Parole de Mamans


[EVEIL & COTON] – TEST et AVIS

Grâce à une abonnée de mon blog, Titou a eu la chance (et l’honneur) de tester un jeu distribué par EVEIL & COTON, société de jeux et jouets en bois basée en Alsace.

Il a « jeté son dévolu » sur « clouer sur liège ».

Pour être honnête, je pensais que ce jeu ne serait peut-être pas adapté à son âge, car il m’a dit qu’il connaissait le principe, il avait déjà eu l’occasion d’y jouer à l’école.
En effet, les collections sont inspirées des pédagogies dites « nouvelles », dont « Montessori », méthode utilisée dans les écoles ou les crèches.


Agréablement surprise, il s’est amusé à clouer, « déclouer » et à faire travailler son imagination, j’avoue même que son « cocotier » m’a impressionné.
Titou, non adepte de la grasse matinée, même pendant les vacances, « jouait du marteau » en attendant que je me lève, ou plutôt il « jouait du marteau » pour me réveiller.
Mais je vous rassure celui-ci, en bois n’abimera pas les doigts ni les oreilles des plus sensibles.


Bref, ça lui a énormément plu. Et à moi aussi. C’était chouette de voir mon fils s’amuser avec un jouet en bois « comme autrefois ».
Pas de fioritures inutiles, pas de piles (économie non négligeable), pas de lumière bleue, et pourtant il allait le chercher spontanément sur l’étagère !


Autre point que je tiens personnellement à souligner c’est la démarche éco-responsable de cette entreprise. Les fournisseurs d'origine allemande, sont labellisés FSC, c'est-à-dire qu'ils utilisent uniquement du bois venant de forêts gérées durablement.
De plus, leurs normes de sécurité sont plus strictes que les nôtres. 
Nos murs Facebook sont actuellement assaillis par le blocage du 17 novembre, qui se veut un « acte citoyen » pour lutter contre la hausse du carburant … et si notre mobilisation citoyenne commençait aussi par consommer « mieux ».

Surtout en ce qui concerne nos enfants ; on aime bien connaitre la provenance de nos achats, et ne pas craindre un « rappel de produit » en raison d’un risque pour l’usager, c’est plutôt rassurant.


Bien sûr, on fait souvent « comme on peut », je ne le sais que trop bien.

Alors à vous de juger directement. Pour celles et ceux qui seraient curieux > www.eveiletcoton.com
Large choix de jouets, des prix corrects et mêmes de belles promotions en ce moment.

Cadeau : 5% sur votre commande avec le code promo LUCIEP5


D’ailleurs,n’hésitez pas à contacter Lucie qui pourra vous conseiller, et même vous faire une sélection personnalisée selon vos enfants et votre budget : lucie30.eveil-et-coton@outlook.fr

Pour celles et ceux qui connaissent ou qui vont faire quelques emplettes, pourquoi ne pas me faire parvenir vos photos et vidéos pour partager ici les avis des premiers intéressés, nos enfants ?! 

Juste pour le fun !


Bon week-end ! 


[ Droit à l'image des enfants ]


Parce qu'avec mon blog, ma page Facebook et mon compte instagram associés, je suis la première concernée, mais aussi parce que plus tard, nos enfants pourraient nous en tenir rigueur. Restons vigilants.

Je me rappelle des anecdotes que mes parents pouvaient raconter sur moi étant petites à leurs amis et je me souviens que je n’aimais pas trop ça alors aujourd'hui Titou est sensibilisé à mes publications le concernant, et parfois je n'ai pas le droit de diffuser certains de « ses exploits ».

« Ça maman, tu le gardes pour nous »

Je ne veux surtout pas « donner de leçon » ou  « faire la morale », je serais bien mal placée pour cela, je souhaite juste que chacun puisse agir en connaissance de cause.

Parce qu'en tant que parents, on est tellement fiers et admiratifs de nos enfants, que l'on a envie de les révéler à la terre entière ...oh oui ça je peux le comprendre parfaitement.

Alors usons mais n’abusons pas.

Avec toute ma bienveillance,




Photos d'enfants postées sur les réseaux sociaux : les conseils de notre avocat
Par Maître Valery Montourcy droit à l'image enfant 

Vous avez l'habitude de poster des photos de vos enfants sur les réseaux sociaux ? Une pratique qui n'est pas sans risque... Prenez-vous les précautions nécessaires ?

Retrouvez les conseils de notre avocat spécialisé en droit de la famille.

En mai 2017, la justice américaine retirait la garde de deux enfants à un couple qui diffusait depuis deux ans des vidéos cruelles en caméra cachée mettant en scène des canulars humiliants dont leurs enfants étaient victimes, ou d'autres dans lesquelles ceux-ci étaient encouragés à se gifler… L'indignation a pris une ampleur telle que les autorités ont été prévenues. La mère biologique a annoncé dans une vidéo, aux côtés de son avocat, qu'elle avait désormais obtenu judiciairement la garde de ses enfants....

En droit français, la règle est claire : toute personne dispose sur son image et sur sa vie privée d'un droit qui lui permet de s'opposer à toute utilisation non consentie. Ainsi, par exemple, toute fixation d'un cliché, toute reproduction, tout tirage, tout envoi par mail, toute publication en ligne doit être autorisée au préalable par la personne photographiée.

Lorsque cette personne est un enfant, ce sont ses parents, en leur qualité de co-titulaires de l'autorité parentale, qui vont, d'un commun accord, autoriser ou non la fixation et la reproduction de son image. L'intérêt de l'enfant doit primer toute autre considération dans la décision. En cas de désaccord persistant entre les parents, il leur appartiendra de saisir le juge aux affaires familiales (Jaf) pour mettre fin à leur différend. Lorsque le Jaf a retiré ponctuellement l'autorité parentale à l'un des parents, l'autre est le seul à pouvoir décider.

Droit à l'image de l'enfant : les réseaux sociaux pointés du doigt.
L’omniprésence des réseaux sociaux a conduit à une surexposition de l'image des enfants – clichés de leurs premiers pas, de leurs anniversaires, bains, etc., moments intimes ainsi exposés aux yeux de tous – dont les parents ne mesurent pas toujours la gravité. Dans les pays anglo-saxons, ce phénomène est désigné par le terme « sharenting » (mélange de sharing, « partage », et parenting, « parental »). Naturellement, aucun enfant n'a « intérêt » à vivre sous le regard du public.

Certains s'opposent d'ailleurs à leurs parents à ce sujet. Ainsi cette Autrichienne qui, après avoir vainement demandé à ses parents de retirer plus de 500 clichés la représentant sur les réseaux sociaux, a attendu sa majorité pour les assigner en justice et a obtenu gain de cause.

En février 2016, à la suite du Motherhood Challenge, chaîne Facebook invitant les parents à poster trois photos de leurs enfants et à désigner dix autres parents pour en faire autant, la Gendarmerie nationale a rappelé, sur son propre compte Facebook, que la diffusion de l'image de ses enfants en ligne était dangereuse. Il faut en effet rappeler que : ces clichés peuvent tomber entre les mains de prédateurs ; dès le plus jeune âge, les parents créent une réputation numérique (e-reputation) à leur enfant, identité virtuelle, réductrice et aliénante, qui sera très difficile à effacer et viendra interférer avec leur construction d'enfant, d'adolescent, d'adulte ; en publiant sur un réseau social une information ou une photographie, l'utilisateur autorise (selon les conditions générales des réseaux sociaux) l'utilisation de ces éléments à des fins de publicité et à des fins de ciblage marketing.

Droit à l'image de l'enfant : recommandations et conseils
Il est essentiel : de limiter la diffusion de clichés de son enfant, et le consulter dès lors qu'il a l'âge de raison ; de sélectionner des clichés ne le représentant jamais dénudé, en maillot de bain, dans un moment qui pourrait l'embarrasser ; de paramétrer la confidentialité de ses comptes de manière à restreindre la visibilité des clichés ; de ne pas « tagger », ne pas activer la localisation géographique ; de sensibiliser son enfant (en le laissant prendre des photos et en discutant avec lui du droit à l'image et de la vie privée) ; d'éduquer son enfant à être soi, à développer une vie intérieure harmonieuse, à se densifier sans avoir besoin de s'exposer.

Plus d'infos juridiques sur montourcy-avocats.fr

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