[ Départ ]

Ah les séparations d’après vacances, toujours les plus terribles.
Les valises sont dans l’entrée, prêtes à quitter le nid, elles emporteront avec elles, Doudou et mon Titou.

Les gouttes pour les yeux, les affaires de foot, le cartable, la Nintendo switch, le carnet de santé, toutes ces petites bricoles encombrantes mais qui laissent ma maison bien vide, une semaine sur deux.

De toutes ses affaires, je donnerais beaucoup pour pouvoir n’en garder qu’une avec moi, pendant cette semaine de manque.

Un objet des plus précieux, … son Doudou.



Ce même nounours avec lequel j’ai dormi, enceinte, pour le parfumer de moi.

Je pourrais le trimbaler avec moi dans mon sac à main, m’endormir avec lui, le renifler, le salir, le serrer contre moi en regardant la télé, le mâchouiller, je pourrais m’approprier ce lapin qui n’en est plus un, parce que cette peluche est tellement imprégnée de mon bb, que c’est un peu, beaucoup de lui.

Oh il a bien essayé de me refiler son double (celui qui viendrait nous sauver en cas de disparition de l’inestimable sujet) mais comme lui, je préfère le flétri à l’original.

Il m’est donc impossible de lui enlever cette richesse intime, à la signification si particulière.
Je veux croire qu’il le garde jalousement, parce qu’il est encore imbibé de mon arôme et que c’est une manière de m’avoir toujours auprès de lui.

Alors à défaut de Doudou, j’ai tenté de négocier la Switch pour m’entrainer à Mario Kart, mais là encore je devrais me consoler auprès de Candy Crush Saga.

Heureusement mon cœur est rempli de lui, de nos aventures, de nos anecdotes, de nos fous-rires, de nos bouderies, de nos câlins, de nos je t’aime et tout cela …. personne ne pourra jamais me les enlever ♥

© Une semaine sur deux

[ Mickey, Papa, Maman et Moi ]

Avec une séparation, il y a inévitablement des « premières fois » qui nous échappent, pourtant il y a des étoiles dans les yeux qu’on ne voudrait ne jamais manquer.


Ce soir, je vais retrouver mon Amour de garçon et demain, son père et moi, l’emmèneront à Disneyland Paris.
C’est la première fois pour Titou. 
Et c’est justement parce que c’est une première fois que nous avons décidé de faire ce voyage… ENSEMBLE.

Nous souhaitions être présents tous les deux pour être des témoins directs de l’émerveillement de notre petit bonhomme à la découverte du pays des Contes de Fées.
(et aussi égoïstement pour ne pas à avoir à jalouser celui qui aurait vécu cela sans l’autre)

On ne peut évidemment pas tout partager mais nous avions évoqué cette possibilité de partir tous les 3, à la rencontre de Mickey si l’occasion se présentait, et si les circonstances le permettaient, bien évidemment.
Ce qui devrait laisser à Titou un souvenir magique gravé à jamais dans son cœur accentué par la présence exceptionnelle de ses deux parents.

Je sais la chance que j’aie, que nous avons, de vivre une séparation bienveillante, marquée par le respect et l’affection, en mémoire de nos 10 années de vie commune, et surtout la volonté commune de protéger notre enfant de notre échec conjugal en lui offrant le meilleur de notre plus beau rôle, celui de parents.

Même si nos chemins sont désormais différents, je ne remercierai jamais assez son père pour cela ♥

Ces escapades à 3 sont à la fois coutumières et occasionnelles, elles ne dépassent jamais les 24 heures (ce week-end sera donc l’exception) car il faut savoir se préserver et surtout, ne pas laisser émerger de faux espoirs dans le cœur de Titou.

J’ai bien conscience qu’ici et ailleurs, beaucoup de parents sont en conflits, et ce que j’évoque peut sembler chimérique, ou simplement que l’envie n'y est pas, ou bien encore que des pages se sont tournées, des vies se sont reconstruites… 
Peu importe, encore une fois il n’y ni jugement, ni de bien, ni de mal.
Chacun fait ce qu’il peut et/ou ce qu’il veut. 
A chaque situation sa solution adaptée.

De mon côté, je veux croire, pour lui, pour Titou, que nous sommes restés une famille, différente certes, mais une famille quand même et peut-être … je dis bien peut-être, une famille plus épanouie ♥♥♥

© Une semaine sur deux

[ En manque ♥ ]

Mon fils me manque.
Oh ce n’est pas nouveau les semaines impaires me direz-vous mais aujourd’hui, ce manque est un peu plus prononcé, il vient de très loin, des fins fonds de mes tripes ; il est viscéral.
Parce qu’il a son caractère qui s’affirme, parce que sa repartie est déroutante, parce qu’il râle souvent, parce qu’il est malade et que je ne suis pas là pour le consoler, parce que ses joues sont faites pour mes bisous, parce qu’il ne me laisse pas gagner à Mario Kart, parce qu’il se met trop de gel dans les cheveux, parce qu’il boude toujours, parce que quand il est là, je suis remplie de lui.

Comme une furieuse envie de crier, de hurler : « c'est mon fils ma bataille, Je vais tout casser, si vous touchez au fruit de mes entrailles !»
Bref, Titou me manque.

© Une semaine sur deux

[ Émotion ♥ ]

Ce soir, mon fils m'a ému aux larmes.
Un de ses camarades de classe lui a confié que ses parents se séparaient.
Il s'est dirigé spontanément vers Titou car il savait qu'il serait en mesure de comprendre l'émotion ressentie, et ce copain lui a demandé :
« Anthony, comment on fait pour ne pas pleurer ? » (…)
(Ce même garçon, qui un jour, l’avait repoussé sous prétexte que « toi, de toute façon tes parents ils sont séparés ! »)

Titou a tenté de l'apaiser (et je cite ses mots) : « il ne faut pas t'inquiéter, ne pas avoir peur du décalage, parce qu’après tu verras toujours ton papa et ta maman ».

Que mon petit bonhomme cherche à rassurer son ami, me comble de fierté, et me réconforte sur son propre équilibre trouvé dans la garde alternée, sur notre « une semaine sur deux ».
Si les enfants peuvent être parfois assez « méchants » entre eux, ils savent aussi manifester de la compassion et de l'empathie. Les épreuves révèlent leur sensibilité.



Merci mon Titou d’être toi ♥



© Une semaine sur deux

[ Noël, jour de l’an et ... garde alternée ]

Cette année encore, il y aura des parents comblés et d’autres attristés. Cette année encore, le charme opérera pour certains et s’envolera pour d’autres.



Il y aura peut-être même un premier Noël sans enfants pour quelques-un(e)s ici.



On essaie pourtant de poursuivre la tradition, pour eux, on décore la maison, on prépare le sapin, on guette le Père Noël, tout comme avant voire même un peu plus pour compenser un manque, atténuer une culpabilité inévitable.

Il y aura les bons moments, les retrouvailles, le commencement d’une nouvelle vie pleine d’espérances, pour les familles recomposées, l’apaisement retrouvé pour les séparations bienveillantes...

Toutefois, il y aura aussi des pleurs, de la nostalgie, de la solitude, et du désespoir pour d’autres, pour ceux, pour qui, le cœur ne sera pas à la fête.

Oui c’est vrai, désormais plus rien ne sera jamais comme avant,… jamais.


C’est un fait, c’est certain, mais pour tous nos enfants, il est essentiel d’alléger notre tristesse, d’adoucir nos rancœurs, pour laisser le charme opérer afin d’émerveiller leurs petits cœurs.


Il appartient à chacune et chacun d’entre nous de créer quelque chose de différent certes, mais toujours avec enchantement ! Pour nos bambins et particulièrement pour ceux dont les parents sont séparés, qui ont appris, à leurs dépens un peu trop tôt, que la vie n’est pas toujours simple.


Ils ont besoin, plus que jamais, de légèreté mais surtout de continuer à … rêver.


Alors faisons une petite trêve dans nos vies chaotiques.


Inventez votre Noël ! Réajustez le calendrier ! Remontez vos horloges ! Noël ce n’est pas qu’une date, c’est une joie. Alors si vous devez attendre le 27, le 30 décembre ou même le 2 janvier pour voir les papiers cadeaux se déchirer, entendre les cris de joie de vos enfants, quelle importance !

Le bonheur n’a ni jour, ni horaire.

Et pour les parents solos, n’oubliez pas VOTRE cadeau au pied du sapin, car le Père Noël ne peut pas vous oublier !


Je peux concevoir qu’il est parfois un peu « triste » de devoir s’offrir un cadeau à soi-même, mais c’est aussi la meilleure façon de ne pas être déçu(e) 😉.


Mais rappelez-vous que cette fin d’année annonce aussi le début de la suivante et que tous les espoirs nous seront, de nouveau, permis.


Oui, les vœux du 31 auront sans doute un léger goût amer pour plusieurs d'entre nous, mais gardez en tête que la fin de quelque chose est toujours le commencement d'autres choses !


La magie de Noël existe, il suffit juste d’y croire.

Alors prenez soin de vous et de vos merveilles ♥




© Texte Une semaine sur deux  - Tous droits réservés - décembre 2018 




Ma petite note plus personnelle : Depuis notre séparation, nous avons toujours pu profiter de notre fils à Noël. On partage la journée ; à midi avec Maman, et le soir avec Papa. C'est une journée intense pour Titou mais il ne s'en plaint pas 😉. Nous alternerons les réveillons, mais on a souhaité gardé le rythme des semaines paires et impaires pour ces congés, on trouve des compromis. L'avantage aussi d'habiter à proximité et d'entretenir une relation compatissante.
Cette année, il sera un peu plus avec son papa, parce que je sais que les festivités prévues le rempliront de bonheur. Et c'est ce qui m'importe le plus.
Hier soir, Titou m'a demandé si je pourrais me sacrifier pour lui, question étrange à son âge je vous l'accorde, et je n'ai pas cherché à connaitre sa définition du sacrifice, je sais juste qu'il est conscient de ce que nous faisons POUR LUI 💞. 

© Texte Une semaine sur deux - décembre 2018



Article à lire également : Le premier Noël après ta séparation

Mon témoignage également en ligne sur le site : Parole de Mamans


[EVEIL & COTON] – TEST et AVIS

Grâce à une abonnée de mon blog, Titou a eu la chance (et l’honneur) de tester un jeu distribué par EVEIL & COTON, société de jeux et jouets en bois basée en Alsace.

Il a « jeté son dévolu » sur « clouer sur liège ».

Pour être honnête, je pensais que ce jeu ne serait peut-être pas adapté à son âge, car il m’a dit qu’il connaissait le principe, il avait déjà eu l’occasion d’y jouer à l’école.
En effet, les collections sont inspirées des pédagogies dites « nouvelles », dont « Montessori », méthode utilisée dans les écoles ou les crèches.


Agréablement surprise, il s’est amusé à clouer, « déclouer » et à faire travailler son imagination, j’avoue même que son « cocotier » m’a impressionné.
Titou, non adepte de la grasse matinée, même pendant les vacances, « jouait du marteau » en attendant que je me lève, ou plutôt il « jouait du marteau » pour me réveiller.
Mais je vous rassure celui-ci, en bois n’abimera pas les doigts ni les oreilles des plus sensibles.


Bref, ça lui a énormément plu. Et à moi aussi. C’était chouette de voir mon fils s’amuser avec un jouet en bois « comme autrefois ».
Pas de fioritures inutiles, pas de piles (économie non négligeable), pas de lumière bleue, et pourtant il allait le chercher spontanément sur l’étagère !


Autre point que je tiens personnellement à souligner c’est la démarche éco-responsable de cette entreprise. Les fournisseurs d'origine allemande, sont labellisés FSC, c'est-à-dire qu'ils utilisent uniquement du bois venant de forêts gérées durablement.
De plus, leurs normes de sécurité sont plus strictes que les nôtres. 
Nos murs Facebook sont actuellement assaillis par le blocage du 17 novembre, qui se veut un « acte citoyen » pour lutter contre la hausse du carburant … et si notre mobilisation citoyenne commençait aussi par consommer « mieux ».

Surtout en ce qui concerne nos enfants ; on aime bien connaitre la provenance de nos achats, et ne pas craindre un « rappel de produit » en raison d’un risque pour l’usager, c’est plutôt rassurant.


Bien sûr, on fait souvent « comme on peut », je ne le sais que trop bien.

Alors à vous de juger directement. Pour celles et ceux qui seraient curieux > www.eveiletcoton.com
Large choix de jouets, des prix corrects et mêmes de belles promotions en ce moment.

Cadeau : 5% sur votre commande avec le code promo LUCIEP5


D’ailleurs,n’hésitez pas à contacter Lucie qui pourra vous conseiller, et même vous faire une sélection personnalisée selon vos enfants et votre budget : lucie30.eveil-et-coton@outlook.fr

Pour celles et ceux qui connaissent ou qui vont faire quelques emplettes, pourquoi ne pas me faire parvenir vos photos et vidéos pour partager ici les avis des premiers intéressés, nos enfants ?! 

Juste pour le fun !


Bon week-end ! 


[ Droit à l'image des enfants ]


Parce qu'avec mon blog, ma page Facebook et mon compte instagram associés, je suis la première concernée, mais aussi parce que plus tard, nos enfants pourraient nous en tenir rigueur. Restons vigilants.

Je me rappelle des anecdotes que mes parents pouvaient raconter sur moi étant petites à leurs amis et je me souviens que je n’aimais pas trop ça alors aujourd'hui Titou est sensibilisé à mes publications le concernant, et parfois je n'ai pas le droit de diffuser certains de « ses exploits ».

« Ça maman, tu le gardes pour nous »

Je ne veux surtout pas « donner de leçon » ou  « faire la morale », je serais bien mal placée pour cela, je souhaite juste que chacun puisse agir en connaissance de cause.

Parce qu'en tant que parents, on est tellement fiers et admiratifs de nos enfants, que l'on a envie de les révéler à la terre entière ...oh oui ça je peux le comprendre parfaitement.

Alors usons mais n’abusons pas.

Avec toute ma bienveillance,




Photos d'enfants postées sur les réseaux sociaux : les conseils de notre avocat
Par Maître Valery Montourcy droit à l'image enfant 

Vous avez l'habitude de poster des photos de vos enfants sur les réseaux sociaux ? Une pratique qui n'est pas sans risque... Prenez-vous les précautions nécessaires ?

Retrouvez les conseils de notre avocat spécialisé en droit de la famille.

En mai 2017, la justice américaine retirait la garde de deux enfants à un couple qui diffusait depuis deux ans des vidéos cruelles en caméra cachée mettant en scène des canulars humiliants dont leurs enfants étaient victimes, ou d'autres dans lesquelles ceux-ci étaient encouragés à se gifler… L'indignation a pris une ampleur telle que les autorités ont été prévenues. La mère biologique a annoncé dans une vidéo, aux côtés de son avocat, qu'elle avait désormais obtenu judiciairement la garde de ses enfants....

En droit français, la règle est claire : toute personne dispose sur son image et sur sa vie privée d'un droit qui lui permet de s'opposer à toute utilisation non consentie. Ainsi, par exemple, toute fixation d'un cliché, toute reproduction, tout tirage, tout envoi par mail, toute publication en ligne doit être autorisée au préalable par la personne photographiée.

Lorsque cette personne est un enfant, ce sont ses parents, en leur qualité de co-titulaires de l'autorité parentale, qui vont, d'un commun accord, autoriser ou non la fixation et la reproduction de son image. L'intérêt de l'enfant doit primer toute autre considération dans la décision. En cas de désaccord persistant entre les parents, il leur appartiendra de saisir le juge aux affaires familiales (Jaf) pour mettre fin à leur différend. Lorsque le Jaf a retiré ponctuellement l'autorité parentale à l'un des parents, l'autre est le seul à pouvoir décider.

Droit à l'image de l'enfant : les réseaux sociaux pointés du doigt.
L’omniprésence des réseaux sociaux a conduit à une surexposition de l'image des enfants – clichés de leurs premiers pas, de leurs anniversaires, bains, etc., moments intimes ainsi exposés aux yeux de tous – dont les parents ne mesurent pas toujours la gravité. Dans les pays anglo-saxons, ce phénomène est désigné par le terme « sharenting » (mélange de sharing, « partage », et parenting, « parental »). Naturellement, aucun enfant n'a « intérêt » à vivre sous le regard du public.

Certains s'opposent d'ailleurs à leurs parents à ce sujet. Ainsi cette Autrichienne qui, après avoir vainement demandé à ses parents de retirer plus de 500 clichés la représentant sur les réseaux sociaux, a attendu sa majorité pour les assigner en justice et a obtenu gain de cause.

En février 2016, à la suite du Motherhood Challenge, chaîne Facebook invitant les parents à poster trois photos de leurs enfants et à désigner dix autres parents pour en faire autant, la Gendarmerie nationale a rappelé, sur son propre compte Facebook, que la diffusion de l'image de ses enfants en ligne était dangereuse. Il faut en effet rappeler que : ces clichés peuvent tomber entre les mains de prédateurs ; dès le plus jeune âge, les parents créent une réputation numérique (e-reputation) à leur enfant, identité virtuelle, réductrice et aliénante, qui sera très difficile à effacer et viendra interférer avec leur construction d'enfant, d'adolescent, d'adulte ; en publiant sur un réseau social une information ou une photographie, l'utilisateur autorise (selon les conditions générales des réseaux sociaux) l'utilisation de ces éléments à des fins de publicité et à des fins de ciblage marketing.

Droit à l'image de l'enfant : recommandations et conseils
Il est essentiel : de limiter la diffusion de clichés de son enfant, et le consulter dès lors qu'il a l'âge de raison ; de sélectionner des clichés ne le représentant jamais dénudé, en maillot de bain, dans un moment qui pourrait l'embarrasser ; de paramétrer la confidentialité de ses comptes de manière à restreindre la visibilité des clichés ; de ne pas « tagger », ne pas activer la localisation géographique ; de sensibiliser son enfant (en le laissant prendre des photos et en discutant avec lui du droit à l'image et de la vie privée) ; d'éduquer son enfant à être soi, à développer une vie intérieure harmonieuse, à se densifier sans avoir besoin de s'exposer.

Plus d'infos juridiques sur montourcy-avocats.fr

©magicmaman

[ L'abus d'alcool est dangereux pour la santé ]

J'attendais une occasion spéciale pour ouvrir cette dernière bouteille de vin de la série que nous avions achetée en 2011, année de naissance de mon Titou.
Je voulais la partager, mais nous l'avions déjà goûté avec mes amis proches et j'avais vraiment envie de garder cette ultime bouteille pour un moment privilégié.
Mais voilà si je continuais d'attendre encore, ce pauvre cru risquait de ne plus être très buvable.
Et puis je me suis demandé ce que j'attendais ou plutôt qui j'attendais ?! Alors ce soir je l'ai ouverte.
Pour moi. Rien que pour moi.
Parce qu'après tout, cette bouteille a une signification très particulière et qui d'autre que moi pourrait la savourer à sa juste valeur ?! 
[Cessez d’attendre vendredi, l’été, quelqu’un qui tombe amoureux de vous,… Le bonheur est atteint lorsque l’on cesse d’attendre et que l’on apprécie le moment que l’on vit, simplement.]
Oups mais si je commence à boire seule, je franchis un seuil dangereux là ;-)
L'abus d'alcool est dangereux pour la santé, à boire avec modération.



[ Quand vous êtes-vous offert des fleurs pour la dernière fois ? ]




Quand vous êtes-vous offert des fleurs pour la dernière fois ?

Moi c'était ce matin, comme un besoin de me faire plaisir, de me mettre du baume au cœur, de me remonter le moral (un peu très bas) en ce moment. Pour ne pas me laisser envahir par les pensées négatives. Pour mettre de la gaieté dans ma maison vide (ou dans mon cœur vide ?).
Ne plus attendre après personne pour éviter les désillusions
 et les frustrations.

Bien sûr quand vous êtes en couple se voir offrir un bouquet ou une petite attention n'aura jamais la même saveur (et rien ne vous empêche Mesdames d'inverser les rôles. Vous surprendrez votre homme à lui offrir un bouquet c'est certain.)

Mais voilà, parfois il faut savoir combler ses attentes seule, la vie vous l'impose. Il faut continuer de sourire malgré les épreuves et les déceptions.
Quelques couleurs pour sécher quelques larmes, pour soulager un cœur lourd, juste le temps d'un instant.

"On m'a piqué ma lune mais jamais mon soleil" 🎶

Et vous ? Quand vous êtes-vous offert des fleurs pour la dernière fois ?

[ Mes enfants, mes amours, mes minis ]

Je sais que vous ne comprenez pas toujours. Que vous espérez encore le soir dans votre lit, nous voir revenir habiter tous ensemble. Je sais que vous croyez encore que ce serait magique d’être tous réunis. Je sais que votre famille, vous la souhaitez unie et solide. Je comprends que votre souhait lorsque vous soufflez vos bougies ou voyez une étoile filante demeure immanquablement le même : n’avoir qu’une seule maison.
Mais sachez que si nous ne vivons plus ensemble aujourd’hui papa et moi, c’est entre autres pour vous. Pas à cause de vous, mais bien pour vous. Pour vous éviter de devoir subir les assauts de deux adultes qui ne s’aiment plus. Pour vous éviter d’encaisser les contrecoups d’un couple à la dérive et qui ne fait que s’endurer plutôt que s’aimer.
C’est pour vous mettre à l’abri de toute la négativité qui découle du manque d’amour. Vous protéger de cette rancune qui augmente, jour après jour, entre deux êtres qui ne se désirent plus. C’est pour que vous ne subissiez pas les répercussions de vos parents qui n’étaient plus heureux ensemble.
C’est pour vous éviter de vivre précocement les déceptions qui incombent parfois à nos vies d’adultes. Pour ne pas vous éclabousser des répercussions de nos mauvaises décisions. De nos regrets. De nos rancœurs. Pour vous épargner, vous, autant que possible.
C’est aussi pour vous permettre de grandir entourés d’amour. Et uniquement d’amour. Pour vous garder loin de nos soucis et de nos chicanes de parents, d’adultes. Pour vous permettre de regarder la vie naïvement et d’en savourer chaque instant. Pour ne pas altérer votre insouciance face à la vie.
C’est aussi pour vous donner l’image de deux adultes, suffisamment matures pour quitter au moment opportun afin d’être en mesure de préserver une entente saine pour votre bien-être. Pour vous prouver qu’il est possible de vivre séparément tout en formant une seule famille sur laquelle vous pourrez toujours compter. Pour que vous sachiez qu’il est toujours possible de changer une situation, si celle-ci ne vous convient plus.
C’est pour vous prouver que notre amour pour vous dépasse notre amour-propre. Une manière de vous dire que vous êtes tellement prioritaires, qu’on s’est assurés, à notre façon, lorsque l’inévitable s’est pointé le nez, de vous donner le meilleur de chacun de nous. Séparément, mais tout de même conjointement. En équipe. Dans le respect et l’estime. Dans la confiance et l’entraide.
Pour vous, mes amours, sachez que nous formerons à jamais une famille solide. Sur laquelle vous pourrez toujours compter.
© Marie-Claude Lamarre
© La parfaite maman cinglante



[ Les petits bonheurs d’une célibataire ]

« Yaoyao Ma Van As est une illustratrice qui relate par le dessin la vie de célibataire avec humour et sensibilité. Elle nous montre que vivre seul peut aussi avoir ses bons côtés et permettre de se développer personnellement. Une découverte inspirante. »
Vous remplacez le joli toutou par Titou et vous saurez tout (ou presque) de ma vie ! :-)
Et je suis certaine que d’autres ici vont se reconnaître !



[ Retrouvailles ]

J'ai un sourire niais depuis que j'ai posé le pied par terre.
J'ai le cœur qui bat un peu plus vite que d'ordinaire.
Les oiseaux chantent, le ciel est bleu, les fleurs sont jolies, la vie est belle.
Envie de danser, de chanter, (rassurez-vous seulement, dans ma tête #chantecommeunecasserole)

Si je suis amoureuse ?! 
Oh non, non, c'est beaucoup mieux que ça : aujourd'hui je retrouve mon Titou, mon rayon de soleil ❤️💖💕



[ Peur ]



Titou est parti quelques jours en vacances dans le sud de la France avec son père et si je suis heureuse pour eux, je ne peux pas m’empêcher d’avoir … peur.
Peur de tous les dangers qui rodent quand on s’aventure en dehors de son lit (…)
Quand il est avec moi j’ai la sensation de maitriser un peu même si finalement je ne maitrise absolument rien.
J’ai totalement confiance en le père de mon fils mais … je ne peux pas nier mon inquiétude.
Cette sensation est moins présente (qu’au début) dans notre rythme de séparation habituel.
Quelques sms seront là pour me rassurer et je vais tenter de lâcher prise.
Mais si on pouvait retirer la mer, mettre des airbags sur les glissières de sécurité, emprisonner tous les habitants/touristes de cette région, oh juste pendant quelques jours, cela m’aiderait à relativiser je crois 😁😂
Tout ira bien c’est certain 💕

[1ère partie des vacances – FIN]


Ce soir s’achève la première partie de mes vacances, celles avec Titou.

Après deux semaines riches et intenses, j’arrivais à me convaincre que ce ne serait peut-être pas si mal de me retrouver un peu seule pour : boire mon café autrement que debout, lire un chapitre entier sans coupure et éclaboussures d’eau, nager sans se prendre de ballon sur la tête, dormir au-delà de 8h sans être réveillée par des guilis, regarder une autre chaine TV que la 18, écouter le silence, manger des légumes, aller voir les copines.

« Parfois on ne se rend pas compte de la valeur réelle d'un moment jusqu'à ce qu'il devienne un souvenir »

Je la connais pourtant cette transition et je m’y suis préparée. Alors pourquoi le vide m’a transpercé dès que j’ai laissé Titou à son papa ?! Pourquoi les larmes me sont venues sans que je puisse les maitriser ?!
Comme chaque année, cette séparation reste la plus difficile ;  vous savez, j’ai ajouté de la vie au temps, j’ai ajouté de la vie aux 14 jours et aux 14 dodos qui m’étaient offerts et on n’a pas gaspillé une seule miette.
Ce qui explique sûrement ce blues de lui, si fort, après cette parenthèse magique.
On s’est si bien amusés, on s’est émerveillés, on a ri, on a boudé, on a joué, on a pleuré, on a crié, on a grimpé, on a nagé, on a sauté, on a bu la tasse, on a dormi : un peu, beaucoup, on a soufflé des bougies, on s’est régalés, on a pédalé, on a rêvé, on a navigué, on s’est chamaillés, on s’est épuisés, on s’est câlinés …. Bref, on a kiffé la vie !

Maintenant, il me faut un temps d’adaptation pour me réapprivoiser sans lui, pour (re)dompter cette absence, pour adoucir mon manque de lui.

[2ème  partie des vacances - DEBUT]

Plein de belles choses à vous tous et comme je n’ai pas toutes vos adresses, je poste ça ici  :


[ Les Grandes Vacances ]

      


Les vacances sont là.
Du moins pour Titou, elles commencent dès ce soir. Il me faudra patienter encore quelques jours pour les miennes.
  • Je ne sais pas pour vous, mais pour moi, cette période est un mélange de bonheur et d’appréhensions.
Les vacances d’été sont celles qui annoncent des moments de partage et de complicité plus intenses car ils ont lieu sous un rythme détendu. Les quelques jours, loin de chez nous, du quotidien, nous ressourcent tellement. On prend le temps, et même à la maison, tout est différent, tellement mieux, tellement plus.

Mais c’est aussi la seule période de l’année où la séparation sera la plus longue pour nous. Nous ne changeons jamais le rythme (sauf exception) de la garde partagée une semaine sur deux. Je ne me plains qu’à moitié, car avec son père, nous avons fait le choix de s’octroyer (seulement) deux semaines d’affilée avec Titou durant les grandes vacances.
Je sais que pour certain(e)s, la coupure est bien plus importante.

A chacun de trouver son rythme et sa fréquence quand il y a cette possibilité de dialogue et de liberté (hors les conditions de garde des enfants établies par un Juge, évidemment)

14 dodos au lieu des 7 habituels.

Parce que cela nous semblait trop difficile pour nous 3 de faire plus, dans un premier temps. Trois années maintenant que l’on fonctionne avec ce rythme et il nous va plutôt bien. Peut-être que plus tard, nous mettrons en place une cadence différente mais aujourd’hui, Titou vivrait mal une semaine supplémentaire loin de son autre parent et je crois que nous aussi (non, non en fait j’en suis sûre)


Je vois passer plein de posts ici et ailleurs sur le courage qu’il va falloir aux parents qui vont devoir « supporter » leurs enfants durant 2 mois à temps complet.
Je comprends tout à fait, et j’ai bien conscience de la note humoristique de ces différentes publications, mais pourtant, s’ils savaient combien je les envie.
Car 14 jours sur 58 annoncés, c’est si peu…
Mais ce que j’appréhende réellement, c’est quand il retrouvera son papa, que je le déposerai chez lui, à la fin de nos 14 dodos, et que je vais franchir le portail, la voiture vide, le cœur lourd, noyée dans mes larmes, pour me retrouver en tête à tête avec ma grande copine, solitude (vous me retrouverez d’ailleurs certainement ici, pour déverser ma peine dans un article !)

Bien sûr, je ne veux pas me gâcher l’excitation des aventures qui nous attendent et je vais profiter à fond quand viendra mon tour, de lui, de nous ❤️
J’ai la chance de bénéficier de 4 semaines de congés durant l’été et mes deux semaines à moi qui suivront celles avec mon fils, seront ponctuées de jolies choses car j’ai bien prévu quelques infidélités à solitude devenue jalouse de mes amies.

Mais il est vrai, c’est une réalité que jamais plus, vous ne m’entendrez râler que deux mois de vacances c’est bien trop long, où même me voir pester avec impatience : « mais vivement qu’il reprenne l’école ».

Non, je suis de celles désormais, qui pensent que les vacances sont bien trop courtes, n’en déplaisent à certain(e)s.
  • et que je donnerai beaucoup, mais alors beaucoup, pour avoir à le « supporter » un peu plus que 14 jours ♥❤️
Bel été à vous toutes et tous, que celui-ci vous soit reposant mais pétillant !
Faites le plein d’énergie et d’amour, prenez le temps de vivre, c’est si important, et bon courage à ceux qui travailleraient durant cette période estivale.



[ Amour ]

Aujourd’hui, il me tient à cœur d’écrire ces quelques lignes sur un sujet grave, plus grave que la garde alternée, plus grave que les ruptures sentimentales, plus grave que les soucis financiers, plus grave que les tracas professionnels, plus grave que la charge mentale, plus grave que le règlement général sur la protection des données.
La maladie.
Mais pas n’importe quelle maladie : celle qui tue, celle qui dégrade, celle qui ronge de l’intérieur, celle qui se propage pour mieux nuire.
Celle que l’on appelle cancer.
Combien ici peuvent affirmer avoir déjà perdu quelqu’un à cause de cette tumeur : une connaissance, un(e) ami(e), un proche, un grand-père, une grand-mère, un frère, une sœur, un père, une mère, et même pire… un enfant.
Qui peut se vanter de n’avoir jamais été confronté de près ou de loin à ce mal ?
Parce que personne n’est immunisé, parce que la maladie est sournoise, insidieuse, c’est une tueuse en série, sa victime sera innocente et choisie au hasard de la vie.
Même si heureusement, elle n’est pas toujours mortelle, le combat reste inégal. La lutte est rude. Les séquelles nombreuses et l’âme marquée à jamais.
C’est un cataclysme quand vient l’annonce de la maladie. Plus rien ne sera jamais plus pareil désormais. Elle détruira tellement sur son passage, tel un tsunami ; elle touchera à la dignité même de la personne malade, mais elle bouleversera aussi sa famille, ses amis. Tous tellement impuissants et désemparés devant cette épreuve.
Comment accepter l’inacceptable, comment exhumer ma rage devant tant d’injustices ?!
L’Amour.
Je suis obligée de lui concéder cela, à cette satanée saloperie ; elle a cette faculté à faire accroitre l’amour autour d’elle. Certainement parce que c’est l’arme de défense la plus efficace pour la vaincre. Parce que l’amour se prolifère comme les métastases. Elle redonne à l’humain un peu de son humanité. Elle fait naître des élans de solidarité. Elles réveillent les âmes. Elle bouscule le cœur.
Les drames savent faire émerger la lumière derrière la noirceur.
La Vie doit reprendre ses droits. Vivre et Aimer.
Alors n’attendons pas d’être la prochaine victime de ce fléau, revenons à l’essentiel, c’est peut-être bien là notre meilleur vaccin et antidote : Aimons, Vivons, ici et maintenant.
© Une semaine sur deux
Je dédie ces quelques mots :
A toi, mon amie, toi la mère de 3 merveilles, toi qui est aujourd’hui touchée par cette pourriture de maladie. Tu mènes le combat avec force et détermination. Tu vas gagner, je le sais, je le sens, il ne peut pas en être autrement.
A toi, Laura la blogeuse, qui est une des toutes premières personnes à m’avoir suivie ici et à m’avoir encouragée… A toi qui vient d’apprendre la leucémie de ton petit garçon de 3 ans. Un petit super héros qui, je n’en doute pas, va nous donner des leçons de vie et de courage. L'univers de Laura Maman Option Belle Maman
A toutes les personnes malades, qui mènent aujourd’hui le combat de leur vie, je vous envoie mes plus belles pensées et toute ma force.

A tous ceux meurtris par le vide laissé par un ange. L’amour est toujours vivant. La maladie a perdu. Avec toute mon affection ♥
PRINCESSE-MAHEE
Le combat de Cassandra
Pour le sourire d'Isaac

[ Ne jamais dénigrer l'autre parent ]

"Ne jamais oublier qu'un enfant, c'est un peu de sa mère, et un peu de son père.

Si on dénigre un des parents c'est comme si on rejetait son propre enfant. Cela peut être destructeur."


C'est une des préconisations de la médiatrice familiale que nous avions consulté au moment de notre séparation. Depuis cette phrase a résonné en moi comme un mantra et je me suis assurée de ne jamais parler de son père, de façon négative. Bien au contraire, il est présent au quotidien dans nos conversations, dans ses appels, dans ses dessins, dans les photos, et même sur sa liste de supers héros.

Et je peux témoigner de l'impact positif sur l'équilibre émotionnel de mon enfant d'avoir su garder des relations sereines d'avec son père.

Je sais que certaines ruptures peuvent être compliquées et dévastatrices. Il peut rester beaucoup de rancœurs, j'en ai bien conscience. Et que parfois même la situation puisse vous échapper et qu'il vous est impossible d'apaiser le sentiment de rage et de colère que pourrait ressentir votre ex à votre encontre ou que vous pourriez avoir à son égard. 

Mais je sais aussi que le respect est la première base pour l'épanouissement de l'enfant confronté à vivre cette situation bouleversante, qu'est la séparation de ses parents.
Dans certains cas, pour se préserver, il est peut-être nécessaire de faire appel à une aide extérieure comme la médiation familiale, qui pourra aussi aider à trouver des modalités de garde qui pourraient limiter certains conflits existants ou à venir.

Nos enfants sont des victimes de certains naufrages, alors donnons leur toutes les bouées en notre possession qui leur permettront de sortir la tête de l'eau et de nager en eaux calmes. 

Votre enfant c'est lui et vous ♥ Votre enfant c'est elle et vous ♥

© Une semaine sur deux


[ Quand parfois, les rôles s’inversent. Lettre à mon fils ]

A toi mon fils qui me console quand je pleure.
Qui me dit de ne pas m’inquiéter même quand tu n’es pas là, que tu penses à moi.
A toi mon petit trésor qui vient me réconforter avec tes câlins et tes bisous, en me chuchotant que je suis la meilleure maman du monde et que tu me remercies même d’être ta maman ()

Quand parfois les rôles s’inversent, je m’en veux tu sais, quand tu viens essayer d’apaiser mes chagrins.

Ces pleurs que tu ne comprends pas toujours d’ailleurs.
Et même si mes peines sont moins nombreuses que mes joies désormais, il arrive encore que des  larmes coulent sur mes joues après un simple coup de téléphone. Alors tu es là, impuissant et pourtant tellement réconfortant.
Parfois je t’explique que ce sont des histoires de grands parce que je veux te protéger, je ne veux surtout pas que tes épaules, bien trop petites, portent de choses trop lourdes, parce que je sais à quel point ton enfance est précieuse et qu’elle déterminera ton avenir.   
Mais, toi tu veux savoir, tu veux comprendre, parfois je t’explique, parfois je te mens, sache que je crois toujours bien faire.
Parfois j’arrive à attendre que tu sois couché pour m’effondrer, envahie par des soucis d’argent, des peines de cœur, les pressions du travail … ces tourments qui créent ces réveils nocturnes de la vie d’un adulte. Et parfois je n’arrive pas à différer.

Comme cette fois où je me suis noyée dans mes larmes parce que c’était un vendredi, jour de séparation, et que nous venions de partager une semaine magique.
Ensemble on a su trouver les mots : « c’est normal », « ce n’est pas grave », « c’est parce que l’on s’aime », « on a le droit d’être triste » « ça passera » « ce n’est pas de ta faute du tout » « c’est parce que c’était super » « en fait, ce sont des larmes de joie »
Je sais t’expliquer que parfois maman est triste, préoccupée et mettre des mots sur mes ressentis, t’apaisent je le sais. Tu ne culpabilises pas et c’est là tout ce qui m’importe. Tu n’es pas inquiet ni angoissé, et tu retrouves cette insouciance de ta vie d’enfant.

Mais je m’en veux tu sais, quand parfois les rôles s’inversent.

Ta maturité me bouleverse.

Quand tatie est venue nous annoncer qu’elle attendait un 2ème bébé et que tu m’as dit que toi aussi tu voudrais bien « un petit frère ou une petite sœur, mais plus une petite sœur », quand mon cœur s’est serré et que les larmes montaient parce que je ne pourrais surement jamais  nous offrir cela. Tu as tout de suite rétorqué « mais non maman, en fait tu sais on est bien tous les deux, avec un frère ou une sœur on se chamaillera de toute façon»
Oh mon grand garçon, tu as tellement le droit de désirer un frère ou une sœur comme il te faudra accepter que la vie ne te donne pas ce cadeau, mais je suis sûre que c’est pour une bonne raison et que tu trouveras dans l’amitié, ce lien fraternel qui peut être parfois tout aussi authentique.

A toi mon petit bonhomme, qui joue le rôle de « l’homme de la maison, « heureusement que je suis là hein maman pour t’aider », (1min30 avant de retourner à ton dessin animé).

Oui, rien de tel pour booster la confiance en soi que de se sentir responsabilisé. On est une équipe et quelle équipe !

A toi mon bébé, je veux que tu profites de ces moments de légèreté avant que la vie d’adulte ne te rattrape. Nos fous rires,  ta joie de vivre, les félicitations de la maitresse me confortent dans le fait « que tu vas bien ».
Mais je m’en veux tu sais, quand parfois les rôles s’inversent.

A toi mon titou, je ne fais peut-être pas toujours « comme il faut », même si mon désir est de te protéger, surement, que parfois, je faillis à ma mission, mais quand les rôles s’inversent je me rends compte à quel point notre amour est fusionnel. Et je me fous des jugements des autres qui diront que ce n’est pas bien, je les mets au défi de venir vivre dans nos baskets,  « c’est toi et moi contre le monde entier » car en collectivité, tu sais te dégager de ce lien qui nous lie, tu n’es jamais « sous mes jupons ». Je suis bluffée et rassurée devant ce « parfait équilibre » que tu as su te trouver.

Et même si ces situations se raréfient, quelle belle leçon de vie et d’Amour quand parfois, les rôles s’inversent.
A toi mon fils, je veux te demander pardon et te dire merci du fond du quand, parfois les rôles s’inversent et que je vole un peu de ton innocence.
  
Je t’aime plus grand que l’infini,
Maman



© Une semaine sur deux