[ Rêves brisés et confessions intimes ]

A l’image de la story partagée ce week-end où une abonnée ressentait un gros coup de moins bien ; devoir partager ses enfants lui était devenu insupportable.

Je vais à mon tour, témoigner ici, comme je l’ai souvent fait d’ailleurs, mes états d’âme du moment. Pourtant, cette noirceur désormais, j’essaie autant que possible, de la garder pour moi car sur mes blogs c’est un message d’espoir que je souhaite véhiculer.
A travers mes posts, je veux démontrer que ce n’est pas toujours simple mais qu’il y a du bon dans toute mauvaise chose.

Mais aujourd’hui, peut-être parce que ça déborde un peu trop, mais aussi parce que je me dis que je pourrais peut-être aider d’autres mamans, d’autres personnes qui traversent parfois ces tempêtes, ce vide, qui va bien au-delà du manque de nos enfants, en leur rappelant simplement qu’elles ne sont pas seules à ressentir ces déprimes passagères.

On connait toutes et tous, à un moment donné, ce ras-le-bol, ce dégoût face à la garde alternée.

Même si souvent on y trouve des avantages, cela restera notre plus grande blessure. Soyons honnêtes, on s’en accommode surtout parce qu’on n’a pas le choix. S’attarder sur les bienfaits de ce mode de garde c’est juste et simplement une question de survie. Si on se focalise sur les difficultés et les peines de cette nouvelle vie, on sombre et on emporte dans notre tourbillon ceux que l’on souhaite protéger le plus au monde, nos victimes innocentes de nos parcours cabossés : nos enfants.

Mais au-delà de cette alternance à laquelle on s’habitue (mais jamais vraiment en fait), il y a le quotidien, il y a les à-côtés, qui, eux aussi, sont parfois lourds à porter.

J’avais deux rêves quand je me suis mise en couple avec le père de mon fils.
Ils n’étaient pas très ambitieux certes, mais c’était les miens.

❤ 1er rêve. Me marier 👸
Etre la plus belle pour une journée, avoir l’attention de tous, être idolâtrée dans les yeux des petites filles et « appartenir » à un homme. Un homme qui m’aime tant qu’il s’apprête à s’engager avec moi pour la vie.

❤ 2ème rêve. Avoir 2 ou 3 enfants 👪
Une famille. Ma famille. Manger des popcorns devant la télé à 4 ou plus. Faire du vélo, râler parce que je n’aime pas ça. Ne plus s’entendre manger et râler parce qu’ils auront tous à cœur et en surenchère de nous raconter leur journée. Râler après eux tous parce que c’est vraiment trop le bazar dans la maison puis les regarder dormir, me coucher à mon tour et me dire que je râle vraiment trop !

Je me suis séparée sans avoir eu le temps de tout réaliser. Je ne me suis jamais mariée. Peut-être parce que je n’ai pas trouvé cet homme qui m’aime tant au point de vouloir me supporter pour toute la vie 😉. Et j’ai eu un seul enfant. Donné naissance a été la plus belle expérience de mon existence mais c’est aussi c'elle qui est venu agrandir les failles et les fragilités, celles déjà présentes puis réveiller les inconscientes...

Alors après ma séparation, je me suis projetée d’autres rêves, encore une fois pas très audacieux, mais c’était toujours les miens :

❤ 3ème rêve . Fonder une famille recomposée 👪
Manger du pop-corn, une semaine sur deux, râler quand il y en aura trop sur le canapé. Faire du vélo et de la trottinette et râler parce que je n’aime toujours pas ça. Avoir mal au cœur en entendant hurler : « tu râles tout le temps, fiche moi la paix, t’es pas ma mère ». Râler après eux tous parce que c’est vraiment trop le bazar, une semaine sur deux, dans la maison puis les regarder dormir, me coucher à mon tour et me dire que je râle encore vraiment trop !

❤ 4ème rêve. Acheter MA maison 🏡
La mienne. A mon fils et moi. Celle que personne ne viendrait me reprendre même après une séparation. Etre propriétaire de mon logement. Si vous saviez comme ce rêve-là, ce projet-là il me tenait à cœur. Une revanche sur ce que la vie m’a pris ! Mon modeste héritage à mon fils. C’est matériel je vous l’accorde, mais tellement symbolique. Quand on se sépare et que l’on recommence tout, le logement est essentiel ; la première sécurité primaire, ça commence par un toit au-dessus de nos têtes.

21 septembre 2021.

Il n’y a pas de famille recomposée, pas encore, mais le temps lui, il ne m’attend pas. Titou a eu 10 ans, bientôt il mangera du pop-corn tout seul dans sa chambre, il ne voudra plus faire de vélo, et il ira dormir chez ses copains.

Cette vie de famille m’échappe.
Des inconnus sont épargnés. Je ne râle après personne.

Il y a quelques jours je me décide à renoncer à acheter MA maison, les difficultés financières auxquelles je devais me confronter commençaient à me miner. L’immobilier dans ma région est inabordable pour mon budget, le confinement a fait monter les enchères. M’éloigner c’est contraindre Titou à des trajets lourds et pénibles, je devrais le distancier du collège (dans un an) et de son père.
Pour lui, j’ai été obligée de faire un choix. Je l’ai fait. Je resterai dans la zone desservie par les transports scolaires. Je conserve donc mon statut de locataire.

Ajoutez à cela quelques contrariétés professionnelles, un entretien d’embauche positif mais qui n’aboutira pas, mélangez le tout, et vous obtiendrez une jolie petite succession de déceptions 😔

Ces dernières semaines, mon constat n’est pas très encourageant. J’ai 42 ans et je n’ai plus de rêves 💔. Ceux auxquels je tenais, la vie m’oblige à y renoncer. Certains, diront que ce n’est pas trop tard, mais moi je sais que pour ceux cités plus haut, si.

Bien sûr qu’il m’attend autre chose. Mais pas ceux-là.

Puis comme la vie, elle est aussi belle qu’injuste, voire sadique 😏, elle vous dit :
- Vous n’aurez pas de maison à vous, mais votre ex aura l’abondance financière que vous pourrez observer dans votre ancienne maison.
- Vous n’aurez pas de famille recomposée mais votre « autre » ex aura vite retrouvé une situation amoureuse épanouissante et il s’investira comme il ne l’a jamais fait avec vous.
Bien sûr, nous vous obligerons à être spectatrice de toutes ces joies qui vous sont refusées 😈

Même si tu te réjouis pour eux, c’est à ce moment-là que tu te demandes qui tu as bien pu tuer dans une vie antérieure pour en être là aujourd’hui ! Il devait être vachement important celui que j’ai assassiné ! 😁

Oui, parce que quand toi, tu ne vas pas trop bien, que tu pleures un peu plus que d’habitude, tu te compares aux autres, c’est bien connu. Et les autres bah ils ont toujours mieux que toi c’est évident ! Vous voyez ce que je veux dire ?!


Bref, c’est un gros coup de passage à vide parce qu’être seule, c’est porter beaucoup tout le temps. Etre positive(f) pour le bien-être de nos enfants c’est prendre sur soi, se surpasser mais accumuler de la fatigue et du stress. Et ce trop-plein ben parfois il déborde.

Remplacer une ampoule grillée, se demander comment ne pas être dans le rouge ce mois-ci, vendre sa voiture, prévoir l’entretien de la chaudière, assurer son travail, manger et se coucher seule, ne pas oublier les RDV médicaux, faire du sport, gérer les activités extra-scolaires, les tâches ménagères, la charge mentale. Pas de répit. Pas de soutien quand on est solo. Il y a les ami.e.s, la famille mais tous n’ont pas ta sensibilité et ton parcours et surtout ils ne vivent pas avec toi. Tous ne comprennent pas, ne te comprennent pas 😢

Imaginer naïvement que des séances de psy, mon blog, le développement personnel, tous mes efforts pour réparer et pardonner mes erreurs afin d’être une meilleure personne, allaient me récompenser ! Que le papa de Titou reviendrait peut-être sur son cheval blanc, s’agenouillerait pour me demander en mariage en me disant qu’il ne peut pas vivre sans moi et que ma jolie famille allait finalement pouvoir exister.

Il est là mon problème à moi, c’est que j’idéalise le monde dans lequel je vis et quand la réalité vient se rappeler à moi, je tombe de trop haut.


Toutes ces lignes pour vous dire que moi je sais que vous aussi, vous avez dû renoncer à vos rêves et que ça fait mal. Que la vie elle est souvent injuste. Que je vous comprends.

Que le vide devant nous peut faire peur, très peur même.

Même si je continuerai à vous dire de vous accrocher à vos p’tits et grands bonheurs, à vos p’tites et grandes joies, de vous remplir des instants de plaisir qui vont se présenter à vous, je sais et je connais aussi vos moments de déceptions, de mépris et d’écœurement de la vie 💙💚💛💜

Ils sont tout aussi légitimes que votre envie de vivre.


Si ma petite déprime persiste, je m’en irai voir le médecin et je ne peux qu’à vous encourager à faire de même si vos émotions devenaient trop douloureuses.

Parce que même superman a sa kryptonite, on a le droit aussi par moment, d’être découragé.e.


Je connais mes défaites mais je connais mes victoires.
Je laisse partir ces rêves-là.
Je n’ai ni l’envie ni l’énergie aujourd’hui d’en avoir d’autres.
Peut-être plus tard.

Il me reste mon projet de livre. Se centrer sur ce que l’on a et non sur ce qui nous manque.

Je vais me consacrer sur les rêves de mon Titou et l’aider à les réaliser parce que pour lui, tout est encore permis mais je lui apprendrai aussi qu’il se peut que la vie lui enlève certains espoirs, mais que je serai toujours là pour le réconforter 💖


Je vous embrasse, prenez soin de vous, promis ?



Céline

© Une semaine sur deux



[ Ils sont là les papas ]

Ils sont là les papas
Pourtant souvent on les délaisse
Pour flatter les mamans
Alors, ils écoutent nos louanges discrètement
En dissimulant leur subtile tristesse

Mais Ils sont là les papas,
Christophe, Frédéric, Laurent et Nicolas
Un câlin dans leurs bras
Pour protéger nos enfants du croque-mitaine
Parce que la vie avec eux est un théorème

Il y a tant à partager avec son papa
Manger du chocolat en pyjama,
Construire des cabanes déguisés en Batman,
Apprendre à faire des ricochets,
Cuisiner des légumes, mais pas très
Collectionner des cailloux
Puis surtout jouer aux casse-cou

Ils sont là les papas,
Raphaël, Fabrice, Baptiste et Benoît
Ils sont époux
Des fois un peu jaloux
Ils sont célibataires
Mais pour toujours des pères

Il y a tant à partager avec son papa
Crier but devant le match de foot
Bricoler, rigoler, rafistoler, cajoler, fredonner
Le samedi s’adonner aux guilis
Des instants que jamais on oubliera
Pis, quelle fierté pour un boutchou
De faire pipi debout,
Comme son héros qui pique avec un bisou

Ils sont là les papas,
Jonathan, Mathieu, Stéphane et Mika
Il m’est impossible en ce jour,
de ne pas penser à ceux qui ne le sont pas vraiment
PAPA
Mais qui tienne ce rôle en transition toujours avec passion.

Alors si souvent on vous délaisse pour flatter les mamans,
Aujourd’hui, moi je ne vous oublie pas.
A vous tous,
Alexandre, Bruno, Cédric, Daniel, David, Fabien, Guillaume, Jean-Romain, Jérôme, Julien, Lionel, Ludovic, Pascal, Sébastien, Vincent, Yann, et à toi bien sûr dont le prénom n’est pas là,

Vous êtes le modèle de nos bambins,
Le gardien de leur lendemain,
Que cette journée vous soit dédiée.
En ce jour, Soyez aimés et …. enfin flattés. 

Bonne fête !

© Une semaine sur deux

[ 6 Juin 2021 ]

Une date qui restera dans la mémoire et dans le cœur de Titou à jamais je pense.

Nous avons réuni nos deux familles, première fois, depuis 6 ans, première fois depuis la séparation.
Titou fêtait un évènement auquel il tenait. Nous n’avons pas voulu scinder la fête en deux.

Ce fut une belle journée.
Pas tant par le soleil qui nous aura délaissé quelque peu (mais pour une fois, la pluie nous aura épargné et croyez-moi, on peut ici parler de miracle), mais belle par tout ce qu’elle est venue représenter pour notre fils.
D’abord parce que célébrer cet évènement lui était précieux, et ensuite parce que c’était la première fois qu’il pourrait se souvenir de nous tous réunis.

Alors certes, ni son père ni moi-même avons « refait » notre vie officiellement et je comprends que cela puisse faciliter ce genre de manifestation.

Il est donc important pour moi, pour nous, de remercier sincèrement et chaleureusement nos deux familles pour leur présence car je peux imaginer que cela ne soit pas aussi évident pour eux qu’on pourrait le croire.
Il y avait peut-être un peu d’appréhension, un peu d’hésitation.
Je sais que dans certaines familles, les rancœurs se propagent dans les différentes générations.

Alors merci d’être toujours là pour Titou. Merci d’avoir accepté notre invitation. Merci pour votre bienveillance et votre générosité.

Je vais terminer avec les mots de Titou prononcés dans la voiture, sur le trajet qui nous ramenait à la maison : « Maman, c’était une journée MAGNIFIQUE ». J’insiste sur ce dernier mot, car je ne peux pas, par écrit, vous décrire l’émotion qu’il s’en dégageait.
« C’est un peu comme une famille recomposée » qu’il a ajouté.

J’ai conscience que ces moments sont rares. Et je ne cherche pas à travers mon témoignage « donner de leçons » sur ce que devrait être une famille séparée, oh loin de moi. Nous devons aussi être prudent pour ne pas être équivoque et laisser émerger un espoir hypothétique à Titou.
Chacun son histoire, chacun son parcours, chacun ses difficultés. Il n’y a pas de « bon » ou de « mauvais ». On fait toujours comme on peut avec ce qu’on l’on a.

Mon souhait le plus fort, depuis 6 ans et ce dont je m’efforce chaque jour, est que mon enfant puisse avoir le moins de séquelles possible de cette blessure d’enfance, pour qu’un jour il puisse dire : « Bientôt je serai grand et peut-être que je serai fier de ma famille brisée parce que moi j’vis en garde alternée mais que ça m’empêche pas d’être aimé, par mon père et ma mère.»






Céline

© Une semaine sur deux

[ Liberté ]

Avant toute cette pagaille, je ne savais pas vraiment ce que signifiait ce mot.
Parce que j’étais libre.

Quand on prend quelque chose ou quelqu’un pour acquis, on ne sait pas vraiment ce que l’on a, jusqu’à ce qu'on le perde.

Chaque petite évasion que je m’accorde, reprend alors de son immensité. Je mesure désormais la signification de ces 7 lettres.

Saint Laurent d'Agny  (69) © Une semaine sur deux

L. Loisirs

I. Ivresse

B. Bonheur

E. Espace

R. Rêverie

T. Tendresse

E. Espérance


Quand je regarde la définition du dictionnaire :
« Situation d'une personne qui n'est pas sous la dépendance de quelqu’un (opposé à esclavage, servitude), ou qui n'est pas enfermée (opposé à captivité). Possibilité, pouvoir d'agir sans contrainte ; autonomie. »

Pourrait-on alors affirmer, qu’aujourd’hui nous sommes prisonniers ? de qui ? de quoi ? d’un virus ? ou pire encore ?...

Mais je sais que tôt ou tard, la vie reprendra ses droits parce que l’histoire nous rappelle combien d’hommes et de femmes, se sont battus pour cette faculté d’action et de mouvement, pour « le retour de l'espoir de liberté et de paix pour l'humanité tout entière ».

Alors, oui, un jour ce terme retrouvera enfin, de nouveau, toute sa valeur, sa signification qu’il mérite et chacun de nous savourera encore plus fort (!) chaque miette que ce mot, si petit et si grand à la fois, nous offrira.

Je souhaite et je veux la liberté à nos enfants !


© Une semaine sur deux
© une-nouvelle-vie.com

🎉 [ Le bonheur n’est pas là où je croyais qu’il serait ]

Aujourd’hui j’ai 42 ans pour de faux.
(Bah oui, parce que l’année dernière le 23 mars tombait en plein confinement, donc cette année-là n’a pas compté ! Na !)

Vieillir chaque année un peu plus. Pour certains c’est sans conséquence pour d’autres c’est plus compliqué. Puis cela dépend aussi et surtout dans quelle tranche d’âge on se situe.

Aujourd’hui j’ai 42 ans.
Je le vis bien. Je me sens bien.

Non, je n’ai pas « reconstruit » ma vie.
Je ne suis pas encore (re)devenue propriétaire, j’ai toujours la même voiture depuis six ans (j’l’aime trop aussi), je n’ai pas d’amoureux, j’ai même dû me confronter à un nouvel échec sentimental récemment, ma vie professionnelle va connaitre quelques bouleversements, en bien ou en mal, nul ne le sait encore … mais le pire du pire, je partage mon unique enfant, ma vie, mon amour, mon trésor, ma canaille #unesemainesurdeux.

Pourtant, je n’ai jamais été aussi épanouie.
Malgré le manque de mon fils ♡, j’ai enfin trouvé mon équilibre entre ces semaines dissemblables, avec son lot de joies, de déceptions, d’amour, de solitude, d’ennuis, de flirts, d’inquiétudes, de plaisir, de délices, de peines, d’angoisses, de sourires et de rires.

La sagesse de la quarantaine, l’expérience, les rides et Titou qui grandit, contribuent à cette maturité.

Il m’a fallu 6 ans.
6 ans pour amadouer le deuil de MA famille manquée.

Surtout, 6 ans pour comprendre que le bonheur n’est pas là où je croyais qu’il serait.

Cette nouvelle approche de vie, je l’ai obtenu dans la douleur, dans les pleurs, dans les sacrifices, dans la culpabilité, dans la peur, dans les doutes. Je ne savais pas que toutes ces émotions allaient m’offrir cette douceur d'aujourd'hui. Comment le concevoir d’ailleurs ?!

23 mars 2021. J’ai 42 ans.
Je suis en garde alternée, je suis célibataire et je suis heureuse.
Oui, « j’aime ma vie parce qu’elle me conduit là où rien n’est écrit ! »


Ce post, comme une revanche sur mes épreuves, ce post pour vous dire de toujours garder espoir, ce post pour démontrer que tout est possible !
Ce post pour que tout le monde me souhaite mon anniversaire !

Affectueusement,

Céline
© Une semaine sur deux
© Une nouvelle vie

[ A nos histoires ratées ]

Il faut tout effacer
Tous ces moments inachevés
Il faut tout oublier
Tout ce qu'on a pu partager
Il faut tout effacer
Envoler, tous ces moments passés
Il faut tout oublier

Il y a des histoires qui ne sont pas dignes d’être racontées.
Il y a des histoires qui sont venues simplement nous rappeler ce dont nous ne devons plus tolérer.
Il y a des histoires qui se terminent mal, mais si c’était bien, l’histoire aurait continué.

Parce qu'il y a des anniversaires qui ne doivent pas être négligés.
Parce qu'il y a des messages qui ne doivent pas être ignorés.
Parce qu'il y a des amis qui ne doivent pas nous être censurés.
Parce qu'il y a des sentiments qui ne doivent pas nous être dissimulés.
Parce qu'il y a des attentions qui doivent nous être dédiées.
Parce qu'il y a des discussions qui doivent être affrontées ! 
! Parce qu'il y a des souvenirs qui ne doivent pas être supprimés !

Parce que « moi, je ne tourne pas les pages, je déteste cette expression simpliste, je n'oublie rien, je ne zappe pas, je ne renouvelle pas ma vie comme si rien avant n'avait existé. »

Sachez que les désaccords et les conflits sont souvent plus équilibrés et plus sains qu’un silence enfantin.

Alors Merci ! Merci mille fois pour ces ratés,
Merci aux histoires échouées de m’avoir rappelé de ne plus donner sans un peu de gratitude et de ne plus jamais confier mes précieuses clés.

Il faut tout effacer
Tous ces moments inachevés
Il faut tout oublier
Tout ce qu'on a pu partager
Il faut tout effacer
Envoler, tous ces moments passés
Il faut tout oublier,

Comme vous, j’ai tout effacé, j’ai tout oublié.

Je suis prête à recommencer !

Mais avec de l’amour en quantité,
Reprenez vos miettes, 
Gardez votre immaturité, 
pour vos nouvelles amourettes,

Nous on mérite la sublimité !

Voilà ce que nos histoires avortées viennent nous révéler ; plus jamais de moitiés ni de futilités, en entier uniquement, nous exigeons d'être aimé(e).




© Une semaine sur deux

[ Mes deux maisons ]

Chez papa, j’ai une grande maison
Chez maman, un petit balcon
Chez papa, j’ai deux beaux chatons
Chez maman, un poisson en contrefaçon

Depuis la séparation,
J’ai deux maisons

Chez maman, j’ai toujours mon petit surnom
Chez papa, je fais le fanfaron
Chez maman, on invente des chansons
Chez papa, on joue au ballon

Depuis la séparation,
J’ai deux maisons

Tous les vendredis je prends mon baluchon
Pour changer de pavillon

Mais peu importe la transition
Je garde la même éducation
Il n’y a pas de compétition,
Parce que dans mes deux maisons
Je reste leur champion ♥


© Une semaine sur deux

[ J'écris seulement si quelque chose me coule du cœur jusqu'aux mains ]

Je t’écris moins, c’est vrai. 
Il y a plus trop de rimes ici. 
Un nouveau blog pour aider les parents, comme moi. Un livre en préparation, pour toi. Mais qui avance excessivement doucement. 
Une activité quotidienne sur les réseaux sociaux, pour prendre le temps de suivre et soutenir ma belle communauté dans ses déboires matrimoniaux. 
Le confinement. Notre vie. Le boulot. Ma vie. 
Tellement d’excuses. 
Il paraît que c’est dans mon tempérament d’avoir mille projets qui finiront sur Neptune. Mais je m’en fiche, si mes espoirs volent jusqu'à la lune. 
Mais je t’écris moins, c’est vrai. 
Peut-être tout simplement que je t’ai tout dit, ou plutôt tout écrit. 
Sûrement pas ! 
La fin de l’année approche, j’aime pas la fin de l’année. 
J’aime Noël, j’aimais Noël ? 
Tout est différent, tu sais toi maintenant que rien n’est intemporel. 
Je me débats avec mon moral, toujours un peu plus bas, quand t’es pas là. 
Mais je m’accroche tu sais, je vis, je souris, je ris même ! 
Mais je t’écris moins, c’est vrai. 
J’te gribouille plus trop les chagrins de l’amour à mi-temps. 
Pourtant je m’épanche beaucoup, trop évidemment. 
Parfois je pense rédiger la conclusion puis tu réclames encore. 
Mais peut-être que c’est bien de ne plus produire parce que souvent ils sont tristes mes mots. 
Ma plume est mélancolique, mon cœur est joyeux pourtant, mais plus jamais insouciant. 
Je crois bien que je ne sais pas l'écrire le bonheur, j'sais juste le vivre.

Puis, tu vois ce soir je pose ces quelques lignes sur le papier, 
Finalement j’aurais toujours de quoi conjuguer, 
Même si on en revient toujours au même avec mes brouillons de poèmes, 
Parce que mon fils, jamais je ne cesserai de t’orthographier des je t’Aime. 



© Une semaine sur deux

[ Super Héros ]

Un vendredi chez papa, 
Un vendredi chez maman. 
Le lundi sportivement 
Un mercredi matin à l'accueil de loisirs 
L'après-midi, reprise des exercices 
Un mercredi matin chez les grands-parents,
L'après-midi, reprise de l’entrainement 
Le jeudi en préparation aux sacrements 

Ah tu sais, mercredi, c’est papy qui t’emmène au foot, mais c’est cousin « Gaston* » qui viendra te récupérer et jeudi c’est maman qui te conduira au « Cathé » mais c’est papa qui viendra te chercher !
Et n’oublie pas de t’avancer dans tes devoirs, de prendre ta douche, de te laver les dents et de te coucher tôt ! Si tu as le temps, tu pourras t’amuser un peu.
Oui faut bien se l’avouer, les semaines de nos mômes sont souvent bien (sur)-chargées ! 

Et aujourd’hui je voulais saluer particulièrement « l’adaptabilité » des enfants de parents séparés !

Parce que changer de maison, c’est aussi parfois changer d’organisation pour les activités, mais aussi de solutions de garde du mercredi, et même changer aussi peut-être de personne référente pour telle ou telle occupation.
Les adultes que nous sommes seraient vite perturbés et surmenés si nous devions vivre les mêmes changements, une semaine sur deux.
Car combien d’entre nous sont rassurés par une routine bien définie ?

Oui, aujourd’hui il me tenait à cœur de dire Bravo à tous nos petits héros du quotidien, qui font preuve chaque jour et surtout chaque semaine, de souplesse et de mobilité, sans jamais se plaindre ! ♥


© Une semaine sur deux

* Gaston, nom d'emprunt 

🎶 [ Une mère ]

🎶 (Une Mère)
Ça travaille à temps plein
Ça dort un œil ouvert
C'est d'garde comme un chien
Ça court au moindre petit bruit
Ça s'lève au petit jour
Ça fait des petites nuits.
C'est vrai
Ça crève de fatigue
Ça danse à tout jamais une éternelle gigue
Une mère
Ça fait ce que ça peut
Ça ne peut pas tout faire
Mais ça fait de son mieux 🎶

J'avoue que cette semaine (et cette année sûrement) va mettre ma #chargementale à rude épreuve !
2 entraînements de foot par semaine + réunion de préparation communion tous les jeudis (choix personnel de Titou).
Régler les retards administratifs pour le PAI (Projet d'Accueil Personnalisé) pour qu'il puisse à nouveau mettre ses gouttes dans les yeux à l'école. Celle-ci qui réclame des papiers déjà fournis. Divers rendez-vous à planifier. Des horaires à respecter.
Mon travail à temps plein et ses exigences. L'humeur du boss à supporter.
Oui, faut bien se l'avouer, parfois c'est super hard de tout gérer !
Je sais que beaucoup de mamans, #mêmepasséparées s'occupent aussi de toute cette logistique, sans oublier les #papassolos et les #papastoutcourt

Je relativise encore et toujours, je n'ai qu'un seul enfant et #unesemainesurdeux
Alors comme le dit si bien Lynda, je ne peux pas tout faire mais je fais de mon mieux.
On prend les choses comme elles viennent. On est une équipe avec Titou. Y a parfois des loupés, des retards, des oublis mais on prend un peu de distance. On se fixe quelques grands objectifs et après on... improvise.
Ne pas se mettre une pression inutile. Tout se fera, certes, avec plus ou moins de rigueur.
Bon nous sommes mardi et déjà super fatigués. Sûrement que vendredi, au moment de la séparation, il y aura comme un arrière goût de "pas assez".
Mais ce soir, entre deux devoirs à s'avancer, deux repas à préparer pour anticiper, on prendra le temps de s'arrêter... un instant.
Oui on calmera cette course du temps pour respirer et profiter de l'ici et maintenant.
C'est important de revenir à l'essentiel quand nous nous sommes happés par ce tourbillon du quotidien.



© Une semaine sur deux

[ Les yeux dans les yeux je ne vois rien que nous deux ]

Quand je repense à nos vacances de cet été, je suis remplie d’un immense sentiment de gratitude.
Car si l’on connait le plus grand drame de la #gardealternée ; le manque de nos enfants ! On peut aussi s’attarder sur la plus grande chance que nous offre cette vie partagée : la qualité du temps.
Oui, ce matin, je voulais remercier la vie pour ce bonheur de vivre des moments privilégiés et uniques avec toi. Tous les deux, juste que nous deux.

Ces instants de partage et d’intimité sont si précieux.
Je suis curieuse de percevoir plus tard, les traces que cette complicité laissera dans ton cœur et dans ta vie.


Depuis 5 ans, dans tous les endroits que nous avons visité, les mamans (ou les papas) seuls avec leurs enfants, se sont faits plutôt rares. Les lieux de villégiatures sont plutôt occupés par les « familles Ricoré » .
Aujourd’hui, je ne veux pas me sentir « mise de côté » ou que l’on puisse me plaindre de partir seule avec mon enfant.
Parce que c’est tout le contraire. C’est un immense cadeau qu’il m’est donné de vivre avec juste lui.

... Et je ne peux qu’encourager, tous les parents, même de « famille dites classiques », de prendre ce temps-là, avec chacun de vos enfants. Une journée ou plus, rien qu’à vous.

Un jour, il partira. Sans moi.
Mais ce jour-là, je serai riche de tous nos voyages, de toutes nos aventures, remplie de souvenirs inestimables.
Alors des vacances, des moments, des instants à nous deux, j’en prendrai autant que tu en voudras encore !

« Changer le gris en mieux
S'imaginer heureux
Deux sur une photo »



© Une semaine sur deux

📚 31.08.2020 [ Rentrée des classes ]

Et voilà, c'est aujourd'hui que mon grand garçon a fait sa rentrée en #CM1.
Ce temps qui ne nous laisse pas le temps de les voir grandir.

Chaque année, nous faisons la rentrée à 3, avec son papa.
Peu importe qui en a la garde. Nous essayons d'être présent à chaque étape importante pour lui. Avec la #gardealternée, nous ratons beaucoup de moments de vie, alors ceux que l'on peut partager nous sont précieux.
Pourtant cette année, son papa n'a pas pu être présent, retenu par un examen médical essentiel. Et le contexte, si particulier, en raison de cette crise sanitaire, a quelque peu chamboulé nos habitudes.
Mais je crois que c'est nous que cela perturbe le plus finalement ; les enfants, encore une fois, me prouve qu'ils s'adaptent beaucoup plus facilement aux situations, même inconfortables.

C'est donc reparti pour une nouvelle année scolaire qui sera, je l'espère, moins mouvementée que la précédente. 
Même si je suis fière et heureuse de voir ses progrès, je souhaite que cette année passe le plus lentement possible, car chaque rentrée, m'éloigne de lui, un petit peu plus, à chaque fois.

Demain, est le grand jour pour la plupart d'entre vous.

Je souhaite à tous les enfants une belle rentrée masquée, mais surtout je vous souhaite de vivre une année pleine d'apprentissages, de rigolades, de découvertes, d'amusements, de copains, de copines, d'amoureuses, d'amoureux, de ballon prisonnier, de marelles, de punitions, de parties de billes, de lectures, de devoirs... 
Oh oui, je vous souhaite de profiter pleinement de ces années qui laissent de bien jolis souvenirs une fois devenu adulte.

Ne cessez jamais d'être curieux !

Bonne rentrée ! 



© Une semaine sur deux

[ Refaire sa vie après une rupture ]

Il est plus facile de construire que de reconstruire une vie, tellement la peur de souffrir est présente. Je pense réellement que ce ne sera jamais comme avant, juste différent.


Comme me l’a souligné une de mes abonnés ; on ne refait pas sa vie, on continue son chemin.

Après une déception, les concessions veulent se faire plus rares, on souhaite rester SA propre priorité, éviter les attentes qui finissent toujours par décevoir (surtout quand on n’a pas compris que personne ne peut combler un vide qui n’appartient qu’à nous).

On veut continuer à vivre pour soi, garder précieusement une bulle de solitude pour se préserver.

Parce-que cette indépendance acquise à coups d'épreuves et de pleurs, on n'a pas envie de s'en séparer complètement. C'est bien trop fragile le cœur.

Alors certes, on devient plus difficile dans nos choix de partenaire après une rupture mais quand on fait un travail sur soi, je crois au contraire que l'on peut devenir moins exigeant.

Car on comprend que tout le monde a sa propre histoire, ses blessures personnelles, on peut être plus tolérant sur les failles de l'autre, on a appris à se connaître et on a conscience que nous avons, nous aussi, notre part de responsabilité dans la réussite ou dans l'échec d'une relation...

Puis surtout on se concentre sur l'essentiel et on s'attarde moins sur des futilités parce que l'on sait bien que la longévité d'un couple ne tient pas uniquement à la passion des premiers mois.

Il est légitime d'avoir peur mais il faut continuer d'y croire.

Pas au prince charmant non ! Mais juste à cet homme (ou cette femme) pas parfait(e), mais qui acceptera de partager nos défauts, à nous !

© Une semaine sur deux

Texte publié sur le site : "Parole de Mamans" ici : Article en ligne

[ Je voulais juste te dire que tu me manques, c'est tout. ]

5 ans et demi de toi à mi-temps.
Les séparations, les retrouvailles sont désormais devenus ma routine.
Je connais cette sensation de blues et ce sentiment de joie des vendredis, qui ne se ressemblent pas.
Est-ce que je peux dire que l’on s’y habitue ?
Peut-être un peu, puis des fois, pas vraiment.
Parfois on gère mieux la distance puis quelquefois, on la vit plus péniblement.
Tout dépend aussi de notre état émotionnel du moment.
J’avoue que ce week-end a été particulièrement difficile quand tu es parti.
Pourquoi ? Je ne saurais pas vraiment l’expliquer.
Parce que notre semaine était un peu plus courte que d’habitude, 6 dodos au lieu de 7 ? Parce que je venais de te retrouver après 14 jours de séparation ? Parce que c’était une chouette semaine de complicité ? Parce que ma reprise du boulot m’aura fragilisé émotionnellement ?

Sûrement un peu tout ça à la fois !

5 ans et demi de toi à mi-temps et rien n’est acquis, il y a encore des moments où je vacille quand la réalité vient me rappeler que JAMAIS plus je ne pourrais être avec toi tous les jours, jusqu’à, au moins, ton indépendance.
Comme si je m’imaginais être en sursis mais que je réalise que c’est bien à perpétuité que je devrais composer avec ta présence en alternance.

Je sais bien ce que j’ai perdu mais je sais aussi ce que j’ai gagné avec notre temps partiel, alors je m’accroche, pour tenir bon, je réfléchis à des partages d'activités pour nos prochains temps ensemble !

Pour encore une fois rajouter de la vie à nos jours, puisque je ne peux pas ajouter des jours de toi, à ma vie ! ⭐️

Je voulais juste te dire que tu me manques, c'est tout, alors vivement vendredi !


[ Affronte tes peurs, écoute ton cœur et attrape ton bonheur ]

J-3 avant nos retrouvailles.

J-7 avant ma reprise, qui s’annonce bien difficile après un si riche été.

Je ne sais pas vraiment pourquoi mais j’ai récemment fait le constat que les vacances étaient pour moi l’occasion de dépasser certaines de mes peurs et limites.

Je me suis remémoré nos premières vacances à deux, où j’avais réservé un court séjour dans une roulotte à moins de 2 heures de mon domicile.

Partir seule, avec un petit bout de 4 ans me semblait si « insurmontable » à l’époque.

Prendre la route, me faisait peur. C’est ton papa,  qui assurait toujours ces longs trajets. Je manquais tellement, cruellement, de confiance en moi.

J’avais opté pour un logement insolite au milieu des ânes, comme pour me faire pardonner de ne pas t’offrir de plus belles vacances, au bord de la mer par exemple.

Et puis chaque année, on est allés un peu plus loin, un peu plus haut !

Je n’appréhende plus les trajets, et au bord de ma Fiat 500, voiture, je vous l’accorde, qui n’est certainement pas la plus adaptée aux voyages, je peux vous dire que l’on en a vécu des aventures !

Cette année, c’est ma peur (phobique) du vide que j’ai affronté, afin de ne pas nous priver de merveilleux souvenirs.  

Je n’ai pas encore passé les frontières avec toi, même si cette année l’Italie était initialement prévue ; il a fallu revoir mes plans lorsqu’un certain virus est venu chambouler nos existences.

Je suis si fière du chemin parcouru.

Et quand je t’ai demandé quel été t’avait le plus marqué, j’ai souri, en entendant ta réponse : « j’ai bien aimé la roulotte » …


© Une semaine sur deux

[ 9 ans de toi ♡ ]

Aujourd’hui tu as 9 ans. 
5 ans et demi de toi à mi-temps, 
Et pourtant si riches sont nos précieux moments.

Je te vois grandir mon enfant. 
C’est un privilège de tous les instants. 
Cependant, à chaque anniversaire ce sentiment,
Que le présent s’échappe doucement.

Chaque année un peu plus grand.
Peut-être même un peu différent.
Tu prépares délicatement,
Ta vie de futur pré-adolescent. 
Mais ton cœur si bienveillant, 
Me ramène indéfiniment, 
Au souvenir de tes premières dents,
Et au bonheur de tes parents,
Que tu inondes d’amour, intensément.

Aujourd’hui tu as 9 ans,
5 ans et demi de toi à mi-temps,
Et pourtant si riches sont nos précieux moments.

Tu es charmant et plaisant, 
Si prévenant et avenant
Parfois surprenant et étonnant 
Tu combles nos vies magnifiquement ! 

Aujourd’hui, 9 ans, c’est un heureux événement,
Qui me permet à moi, ta maman, 
De te redire combien je t’Aime infiniment,
et ce, pour très très longtemps !


© Une semaine sur deux

[ Aujourd'hui je suis triste ]

La séparation de ses parents, c'est un tsunami dans la vie d'un enfant.

Je pensais et je voulais croire (naïvement ?) qu'après un tel bouleversement, le comportement de tous les parents serait dicté par l'amour. 
L'amour pour son (ses) enfant(s). 
Que leur seule motivation serait désormais de tout faire pour estomper un peu, le premier grand malheur de leur jeune vie.

Aujourd'hui je suis triste pour beaucoup de mômes.

Parce qu'au fil de mes lectures sur les groupes de garde alternée et des  différents échanges que je peux avoir ici ou là, grâce à ce blog mais aussi au sein de mon entourage, je prends conscience que beaucoup (trop) de parents séparés sont, en fait, dictés par la haine.

Par la haine pour leur ex.

Certains sont remplis de rancœurs et d'amertumes, à tel point qu'ils n'arrivent plus à préserver leur(s) enfant(s) de leurs émotions négatives. 

Les bout'choux sont pris en otages, ils sont devenus prétexte de chantage.

Aujourd'hui je suis triste pour beaucoup de mômes.

Mais aussi pour ce parent, qui fait ce qu'il peut pour limiter les dégâts, mais qui a face à lui, quelqu'un qui n'a même plus la notion de ce qui est bien ou de ce qui est mal. 
Qui est aveuglé par la vengeance et qui détruira toute une enfance pour tenter de soulager un ego profondément blessé. 
Celui ou celle, pour qui, prendre sa revanche est désormais devenue sa seule raison de vivre.

Aujourd'hui je suis triste pour beaucoup de mômes.

Pour tous ceux qui n'ont rien demandé, et qui subissent l'immaturité des adultes. 
Ceux qui grandiront avec cette double peine, celle d'avoir dû renoncer à vivre auprès de leurs parents mais qui en plus les verront se déchirer en les prenant à témoin.


Aujourd'hui je suis triste,

Pour toi l'enfant qui va mal, et qui devra vivre avec une blessure qui aura indéniablement des effets sur ta vie d'adulte. 
Viendra le jour où peut-être, tu voudras régler des comptes. 

Je suis triste aussi pour ton parent qui tente de te protéger parce qu'il sait bien, qu'à travers toi, c'est lui que l'on veut abîmer.

Mais surtout je suis triste, 

Pour cet autre parent, qui ne se rend même plus compte du désastre qu'il est en train de causer pour ton avenir et ... pour lui-même. 
Englué dans sa douleur et son mal être, il en oublie que tu es né de l'amour.

J'espère que le cœur triomphera de la fureur, et qu'avec le temps tes parents comprendront que s'ils ne sont plus un couple, ils restent une équipe, censée te mener sur le plus beau chemin de ton existence, et que le temps avec toi, est bien trop précieux pour être gâché par des rancœurs inutiles qui ne feront que nuire à tous et qui n'apaiseront jamais un malaise, surement plus profond.

« Le pardon n’est pas quelque chose que nous faisons pour les autres. Nous le faisons pour nous-mêmes afin d’aller mieux et d’aller de l’avant ».

Aujourd'hui je suis triste pour beaucoup de mômes, mais je veux encore croire qu'il n'est pas trop tard ♥

© Une semaine sur deux

[ Moi j’vis en garde alternée ]

Moi j’vis en garde alternée
J’l’ai pas choisi
C’est mon père et ma mère
Qui se sont séparés
Je me souviens c’était un jeudi 
Quand il me l'ont annoncé 
J’ai pas tout de suite pleuré
Sûrement que j'avais pas compris
Mes parents y m’ont dit ne plus s’aimer
Parait que c’est la vie

Moi j’vis en garde alternée
Y a bien des fois où j’ai pensé
Que c’était à cause de ma grosse bêtise
Mais maman m’a dit de pas m’accuser
Elle a ajouté, tu sais,
Les grands aussi y savent faire des crises.

Moi j’vis en garde alternée
C’est pas que c’est l’enfer
C’est juste ma nouvelle destinée
Ça peut même bien se passer
Quand les parents y font pas la guerre
Leur histoire de divorcés
C’est pas vraiment mes affaires
Ils peuvent bien se détester
Moi je les aime à part entière

Bientôt je serai grand(e) et peut-être que je serai fièr(e)
De ma famille brisée

Parce que moi j’vis en garde alternée
Mais que ça m’empêche pas d’être aimé, 
par mon père et ma mère.

© Une semaine sur deux


[ Histoire du soir ]

Chaque nuit, quand le ciel devient mon reposoir.
Je confie à l'univers mille secrets et mes précieux espoirs.
Chaque étoile qui brille dans le noir,
C'est une raison d'y croire.
Il y a là-haut, mon confident du soir,
A qui je donne plein pouvoir,
Pour effacer de ma vie tout désespoir,
et qu'il permette à mes rêves de devenir prémonitoires.


© Une semaine sur deux

#inspirationdusoir #ciel #espoir #écrire


✏️ [ Syndrome de la page blanche ]

Je voudrais t'écrire

Mais mes mots
Au bout de mon stylo
Ne veulent pas se dévêtir
J'ai pourtant ici déversé tant de fardeaux
Mais il n’est pas si banal que je m’épanche
Esseulée devant ma page blanche
Quand tantôt l'inspiration flanche
Ma créativité égarée dans un soupir
Je ne sais pas toujours quoi te dire

Alors ce soir, il n’y aura pas de calligraphie nouvelle
Juste pour toi Titou, cette phrase universelle

Je t’aime ♡




© Une semaine sur deux