[ Peur ]



Titou est parti quelques jours en vacances dans le sud de la France avec son père et si je suis heureuse pour eux, je ne peux pas m’empêcher d’avoir … peur.
Peur de tous les dangers qui rodent quand on s’aventure en dehors de son lit (…)
Quand il est avec moi j’ai la sensation de maitriser un peu même si finalement je ne maitrise absolument rien.
J’ai totalement confiance en le père de mon fils mais … je ne peux pas nier mon inquiétude.
Cette sensation est moins présente (qu’au début) dans notre rythme de séparation habituel.
Quelques sms seront là pour me rassurer et je vais tenter de lâcher prise.
Mais si on pouvait retirer la mer, mettre des airbags sur les glissières de sécurité, emprisonner tous les habitants/touristes de cette région, oh juste pendant quelques jours, cela m’aiderait à relativiser je crois 😁😂
Tout ira bien c’est certain 💕

[1ère partie des vacances – FIN]


Ce soir s’achève la première partie de mes vacances, celles avec Titou.

Après deux semaines riches et intenses, j’arrivais à me convaincre que ce ne serait peut-être pas si mal de me retrouver un peu seule pour : boire mon café autrement que debout, lire un chapitre entier sans coupure et éclaboussures d’eau, nager sans se prendre de ballon sur la tête, dormir au-delà de 8h sans être réveillée par des guilis, regarder une autre chaine TV que la 18, écouter le silence, manger des légumes, aller voir les copines.

« Parfois on ne se rend pas compte de la valeur réelle d'un moment jusqu'à ce qu'il devienne un souvenir »

Je la connais pourtant cette transition et je m’y suis préparée. Alors pourquoi le vide m’a transpercé dès que j’ai laissé Titou à son papa ?! Pourquoi les larmes me sont venues sans que je puisse les maitriser ?!
Comme chaque année, cette séparation reste la plus difficile ;  vous savez, j’ai ajouté de la vie au temps, j’ai ajouté de la vie aux 14 jours et aux 14 dodos qui m’étaient offerts et on n’a pas gaspillé une seule miette.
Ce qui explique sûrement ce blues de lui, si fort, après cette parenthèse magique.
On s’est si bien amusés, on s’est émerveillés, on a ri, on a boudé, on a joué, on a pleuré, on a crié, on a grimpé, on a nagé, on a sauté, on a bu la tasse, on a dormi : un peu, beaucoup, on a soufflé des bougies, on s’est régalés, on a pédalé, on a rêvé, on a navigué, on s’est chamaillés, on s’est épuisés, on s’est câlinés …. Bref, on a kiffé la vie !

Maintenant, il me faut un temps d’adaptation pour me réapprivoiser sans lui, pour (re)dompter cette absence, pour adoucir mon manque de lui.

[2ème  partie des vacances - DEBUT]

Plein de belles choses à vous tous et comme je n’ai pas toutes vos adresses, je poste ça ici  :


[ Les Grandes Vacances ]

      


Les vacances sont là.
Du moins pour Titou, elles commencent dès ce soir. Il me faudra patienter encore quelques jours pour les miennes.
  • Je ne sais pas pour vous, mais pour moi, cette période est un mélange de bonheur et d’appréhensions.
Les vacances d’été sont celles qui annoncent des moments de partage et de complicité plus intenses car ils ont lieu sous un rythme détendu. Les quelques jours, loin de chez nous, du quotidien, nous ressourcent tellement. On prend le temps, et même à la maison, tout est différent, tellement mieux, tellement plus.

Mais c’est aussi la seule période de l’année où la séparation sera la plus longue pour nous. Nous ne changeons jamais le rythme (sauf exception) de la garde partagée une semaine sur deux. Je ne me plains qu’à moitié, car avec son père, nous avons fait le choix de s’octroyer (seulement) deux semaines d’affilée avec Titou durant les grandes vacances.
Je sais que pour certain(e)s, la coupure est bien plus importante.

A chacun de trouver son rythme et sa fréquence quand il y a cette possibilité de dialogue et de liberté (hors les conditions de garde des enfants établies par un Juge, évidemment)

14 dodos au lieu des 7 habituels.

Parce que cela nous semblait trop difficile pour nous 3 de faire plus, dans un premier temps. Trois années maintenant que l’on fonctionne avec ce rythme et il nous va plutôt bien. Peut-être que plus tard, nous mettrons en place une cadence différente mais aujourd’hui, Titou vivrait mal une semaine supplémentaire loin de son autre parent et je crois que nous aussi (non, non en fait j’en suis sûre)


Je vois passer plein de posts ici et ailleurs sur le courage qu’il va falloir aux parents qui vont devoir « supporter » leurs enfants durant 2 mois à temps complet.
Je comprends tout à fait, et j’ai bien conscience de la note humoristique de ces différentes publications, mais pourtant, s’ils savaient combien je les envie.
Car 14 jours sur 58 annoncés, c’est si peu…
Mais ce que j’appréhende réellement, c’est quand il retrouvera son papa, que je le déposerai chez lui, à la fin de nos 14 dodos, et que je vais franchir le portail, la voiture vide, le cœur lourd, noyée dans mes larmes, pour me retrouver en tête à tête avec ma grande copine, solitude (vous me retrouverez d’ailleurs certainement ici, pour déverser ma peine dans un article !)

Bien sûr, je ne veux pas me gâcher l’excitation des aventures qui nous attendent et je vais profiter à fond quand viendra mon tour, de lui, de nous ❤️
J’ai la chance de bénéficier de 4 semaines de congés durant l’été et mes deux semaines à moi qui suivront celles avec mon fils, seront ponctuées de jolies choses car j’ai bien prévu quelques infidélités à solitude devenue jalouse de mes amies.

Mais il est vrai, c’est une réalité que jamais plus, vous ne m’entendrez râler que deux mois de vacances c’est bien trop long, où même me voir pester avec impatience : « mais vivement qu’il reprenne l’école ».

Non, je suis de celles désormais, qui pensent que les vacances sont bien trop courtes, n’en déplaisent à certain(e)s.
  • et que je donnerai beaucoup, mais alors beaucoup, pour avoir à le « supporter » un peu plus que 14 jours ♥❤️
Bel été à vous toutes et tous, que celui-ci vous soit reposant mais pétillant !
Faites le plein d’énergie et d’amour, prenez le temps de vivre, c’est si important, et bon courage à ceux qui travailleraient durant cette période estivale.



[ Amour ]

Aujourd’hui, il me tient à cœur d’écrire ces quelques lignes sur un sujet grave, plus grave que la garde alternée, plus grave que les ruptures sentimentales, plus grave que les soucis financiers, plus grave que les tracas professionnels, plus grave que la charge mentale, plus grave que le règlement général sur la protection des données.
La maladie.
Mais pas n’importe quelle maladie : celle qui tue, celle qui dégrade, celle qui ronge de l’intérieur, celle qui se propage pour mieux nuire.
Celle que l’on appelle cancer.
Combien ici peuvent affirmer avoir déjà perdu quelqu’un à cause de cette tumeur : une connaissance, un(e) ami(e), un proche, un grand-père, une grand-mère, un frère, une sœur, un père, une mère, et même pire… un enfant.
Qui peut se vanter de n’avoir jamais été confronté de près ou de loin à ce mal ?
Parce que personne n’est immunisé, parce que la maladie est sournoise, insidieuse, c’est une tueuse en série, sa victime sera innocente et choisie au hasard de la vie.
Même si heureusement, elle n’est pas toujours mortelle, le combat reste inégal. La lutte est rude. Les séquelles nombreuses et l’âme marquée à jamais.
C’est un cataclysme quand vient l’annonce de la maladie. Plus rien ne sera jamais plus pareil désormais. Elle détruira tellement sur son passage, tel un tsunami ; elle touchera à la dignité même de la personne malade, mais elle bouleversera aussi sa famille, ses amis. Tous tellement impuissants et désemparés devant cette épreuve.
Comment accepter l’inacceptable, comment exhumer ma rage devant tant d’injustices ?!
L’Amour.
Je suis obligée de lui concéder cela, à cette satanée saloperie ; elle a cette faculté à faire accroitre l’amour autour d’elle. Certainement parce que c’est l’arme de défense la plus efficace pour la vaincre. Parce que l’amour se prolifère comme les métastases. Elle redonne à l’humain un peu de son humanité. Elle fait naître des élans de solidarité. Elles réveillent les âmes. Elle bouscule le cœur.
Les drames savent faire émerger la lumière derrière la noirceur.
La Vie doit reprendre ses droits. Vivre et Aimer.
Alors n’attendons pas d’être la prochaine victime de ce fléau, revenons à l’essentiel, c’est peut-être bien là notre meilleur vaccin et antidote : Aimons, Vivons, ici et maintenant.
© Une semaine sur deux
Je dédie ces quelques mots :
A toi, mon amie, toi la mère de 3 merveilles, toi qui est aujourd’hui touchée par cette pourriture de maladie. Tu mènes le combat avec force et détermination. Tu vas gagner, je le sais, je le sens, il ne peut pas en être autrement.
A toi, Laura la blogeuse, qui est une des toutes premières personnes à m’avoir suivie ici et à m’avoir encouragée… A toi qui vient d’apprendre la leucémie de ton petit garçon de 3 ans. Un petit super héros qui, je n’en doute pas, va nous donner des leçons de vie et de courage. L'univers de Laura Maman Option Belle Maman
A toutes les personnes malades, qui mènent aujourd’hui le combat de leur vie, je vous envoie mes plus belles pensées et toute ma force.

A tous ceux meurtris par le vide laissé par un ange. L’amour est toujours vivant. La maladie a perdu. Avec toute mon affection ♥
PRINCESSE-MAHEE
Le combat de Cassandra
Pour le sourire d'Isaac

[ Ne jamais dénigrer l'autre parent ]

"Ne jamais oublier qu'un enfant, c'est un peu de sa mère, et un peu de son père.

Si on dénigre un des parents c'est comme si on rejetait son propre enfant. Cela peut être destructeur."


C'est une des préconisations de la médiatrice familiale que nous avions consulté au moment de notre séparation. Depuis cette phrase a résonné en moi comme un mantra et je me suis assurée de ne jamais parler de son père, de façon négative. Bien au contraire, il est présent au quotidien dans nos conversations, dans ses appels, dans ses dessins, dans les photos, et même sur sa liste de supers héros.

Et je peux témoigner de l'impact positif sur l'équilibre émotionnel de mon enfant d'avoir su garder des relations sereines d'avec son père.

Je sais que certaines ruptures peuvent être compliquées et dévastatrices. Il peut rester beaucoup de rancœurs, j'en ai bien conscience. Et que parfois même la situation puisse vous échapper et qu'il vous est impossible d'apaiser le sentiment de rage et de colère que pourrait ressentir votre ex à votre encontre ou que vous pourriez avoir à son égard. 

Mais je sais aussi que le respect est la première base pour l'épanouissement de l'enfant confronté à vivre cette situation bouleversante, qu'est la séparation de ses parents.
Dans certains cas, pour se préserver, il est peut-être nécessaire de faire appel à une aide extérieure comme la médiation familiale, qui pourra aussi aider à trouver des modalités de garde qui pourraient limiter certains conflits existants ou à venir.

Nos enfants sont des victimes de certains naufrages, alors donnons leur toutes les bouées en notre possession qui leur permettront de sortir la tête de l'eau et de nager en eaux calmes. 

Votre enfant c'est lui et vous ♥ Votre enfant c'est elle et vous ♥

© Une semaine sur deux


[ Quand parfois, les rôles s’inversent. Lettre à mon fils ]

A toi mon fils qui me console quand je pleure.
Qui me dit de ne pas m’inquiéter même quand tu n’es pas là, que tu penses à moi.
A toi mon petit trésor qui vient me réconforter avec tes câlins et tes bisous, en me chuchotant que je suis la meilleure maman du monde et que tu me remercies même d’être ta maman ()

Quand parfois les rôles s’inversent, je m’en veux tu sais, quand tu viens essayer d’apaiser mes chagrins.

Ces pleurs que tu ne comprends pas toujours d’ailleurs.
Et même si mes peines sont moins nombreuses que mes joies désormais, il arrive encore que des  larmes coulent sur mes joues après un simple coup de téléphone. Alors tu es là, impuissant et pourtant tellement réconfortant.
Parfois je t’explique que ce sont des histoires de grands parce que je veux te protéger, je ne veux surtout pas que tes épaules, bien trop petites, portent de choses trop lourdes, parce que je sais à quel point ton enfance est précieuse et qu’elle déterminera ton avenir.   
Mais, toi tu veux savoir, tu veux comprendre, parfois je t’explique, parfois je te mens, sache que je crois toujours bien faire.
Parfois j’arrive à attendre que tu sois couché pour m’effondrer, envahie par des soucis d’argent, des peines de cœur, les pressions du travail … ces tourments qui créent ces réveils nocturnes de la vie d’un adulte. Et parfois je n’arrive pas à différer.

Comme cette fois où je me suis noyée dans mes larmes parce que c’était un vendredi, jour de séparation, et que nous venions de partager une semaine magique.
Ensemble on a su trouver les mots : « c’est normal », « ce n’est pas grave », « c’est parce que l’on s’aime », « on a le droit d’être triste » « ça passera » « ce n’est pas de ta faute du tout » « c’est parce que c’était super » « en fait, ce sont des larmes de joie »
Je sais t’expliquer que parfois maman est triste, préoccupée et mettre des mots sur mes ressentis, t’apaisent je le sais. Tu ne culpabilises pas et c’est là tout ce qui m’importe. Tu n’es pas inquiet ni angoissé, et tu retrouves cette insouciance de ta vie d’enfant.

Mais je m’en veux tu sais, quand parfois les rôles s’inversent.

Ta maturité me bouleverse.

Quand tatie est venue nous annoncer qu’elle attendait un 2ème bébé et que tu m’as dit que toi aussi tu voudrais bien « un petit frère ou une petite sœur, mais plus une petite sœur », quand mon cœur s’est serré et que les larmes montaient parce que je ne pourrais surement jamais  nous offrir cela. Tu as tout de suite rétorqué « mais non maman, en fait tu sais on est bien tous les deux, avec un frère ou une sœur on se chamaillera de toute façon»
Oh mon grand garçon, tu as tellement le droit de désirer un frère ou une sœur comme il te faudra accepter que la vie ne te donne pas ce cadeau, mais je suis sûre que c’est pour une bonne raison et que tu trouveras dans l’amitié, ce lien fraternel qui peut être parfois tout aussi authentique.

A toi mon petit bonhomme, qui joue le rôle de « l’homme de la maison, « heureusement que je suis là hein maman pour t’aider », (1min30 avant de retourner à ton dessin animé).

Oui, rien de tel pour booster la confiance en soi que de se sentir responsabilisé. On est une équipe et quelle équipe !

A toi mon bébé, je veux que tu profites de ces moments de légèreté avant que la vie d’adulte ne te rattrape. Nos fous rires,  ta joie de vivre, les félicitations de la maitresse me confortent dans le fait « que tu vas bien ».
Mais je m’en veux tu sais, quand parfois les rôles s’inversent.

A toi mon titou, je ne fais peut-être pas toujours « comme il faut », même si mon désir est de te protéger, surement, que parfois, je faillis à ma mission, mais quand les rôles s’inversent je me rends compte à quel point notre amour est fusionnel. Et je me fous des jugements des autres qui diront que ce n’est pas bien, je les mets au défi de venir vivre dans nos baskets,  « c’est toi et moi contre le monde entier » car en collectivité, tu sais te dégager de ce lien qui nous lie, tu n’es jamais « sous mes jupons ». Je suis bluffée et rassurée devant ce « parfait équilibre » que tu as su te trouver.

Et même si ces situations se raréfient, quelle belle leçon de vie et d’Amour quand parfois, les rôles s’inversent.
A toi mon fils, je veux te demander pardon et te dire merci du fond du quand, parfois les rôles s’inversent et que je vole un peu de ton innocence.
  
Je t’aime plus grand que l’infini,
Maman



© Une semaine sur deux

[ Une page se tourne... encore ]

La vie est une succession de pages qui se tournent.
On change d’école, de travail, d’amis, d’amoureux(se), de maison, on évolue, on change, on avance.
Le passé se transforme en souvenirs et on fait des projets pour rendre notre futur meilleur.
C’est le cycle de la vie.

Quand on a un enfant, la notion au temps n’est plus la même.
Désormais, on vit au rythme de leurs progrès et ils vont si vite que nous ne voyons même plus les années s'écouler.

On est devenu maman (ou papa) presque du jour au lendemain ;  on est ressorti de la maternité avec un bébé et on se retrouve, 6 ans plus tard, maman d’un petit bonhomme.


6 ans … C’était hier pourtant.


Il a d’abord fallu dire au revoir au landau, au cosy et maintenant il me faut faire un adieu au siège auto pour laisser la place au rehausseur.

Vous pouvez bien me dire qu’enlever un siège auto est d’une banalité qui ne mérite aucune larme ou nostalgie, mais c’est encore, pour moi, une nouvelle étape après avoir dû laisser s’en aller la poussette, la sucette, les couches, la petite souris, nounou, le père noël, la maternelle…

Il y a quelques années, je m’étais persuadée que je revivrais ces moments, alors ce pincement au cœur à chaque nouvelle avancée n’est pas uniquement parce que je perds chaque jour un peu plus de mon bébé, mais aussi parce que ces premières fois n’auront pas de deuxième vie.
Pas dans la mienne en tout cas, mais titou aura, cet automne, un nouveau cousin ou une nouvelle cousine et j’espère pouvoir ressortir tout ce que j'ai entassé dans ma cave et au grenier pour les voir graviter autour de nous encore un peu temps avant que tout ne disparaisse pour toujours ♥

Aujourd’hui, une page se tourne.

© Une semaine sur deux

[ HB ]

Aujourd’hui nous sommes vendredi, il est 6h20. 
(publication programmée, là, pour de vrai, je dors)

Je suis née un vendredi, à 6h20 … il y a 39 ans.

C’est bizarre je n’aime pas bien les chiffres impairs, allez donc savoir pourquoi 
#unesemainesurdeux
#semainepaire

J’ai souvent été « la plus jeune » dans mon cercle amical, professionnel, … et je n’aime pas bien me faire détrôner de ce titre.

Pourtant ce 23 mars 2018, à l’aube des 40 ans, bizarrement je ne veux me sentir ni déprimée, ni dépitée.

Oh que oui j’aimerais pouvoir enlever 6 à 8 années sur mon corps, estomper quelques rides, faire disparaître ces @&#$ de cheveux blancs, assumer une nuit écourtée sans mettre dix jours à récupérer, me foutre de mon horloge biologique en me vantant d’être encore «super  jeune » pour être de nouveau maman !

.../...

Je n’ai pas de baguette magique et vous ?

Alors autant essayer de vivre au mieux ces passages inéluctables n'est-ce pas.

Et puis il y a suffisamment de stress et de difficultés dans une année de vie pour se lamenter parce qu’il y a désormais une bougie supplémentaire sur le gâteau

On vieillit sur le plan physique certes mais on s’embellit avec la maturité  (à part, peut-être, quelques exceptions ) 
On est plus forte, plus confiante, on s’assume enfin (ou presque), on acquiert une certaine stabilité et un équilibre émotionnel, on se sent plus sensuelle aussi, plus vivante.

Les anniversaires sont souvent période de rétrospection et sur cette décennie écoulée, je me rappelle quelques évènements marquants :

- Ma belle fête des 30 ans,
- La naissance de mon Amour de Titou
- Ma séparation,
- La garde alternée,
- Un amour impossible,
- La perte de mes grands-parents chéris.

Des joies, des drames, comme tout à chacun.

Alors je sais que je vais encore connaitre des déceptions, des petites, des grandes mais aussi du bonheur parfois léger, parfois inoubliable, ... d’ici les heures, les jours, les mois, les années à venir mais je ne veux surtout pas les manquer, et si, pour agrandir ma collection de souvenirs, il me faut une autre ride et un nouveau cheveu blanc, alors je veux bien me résigner ! (Un jour, mon prince viendra, je serai vieille, grosse et moche et ce sera bien fait pour lui !)

Je ne peux pas m’empêcher de vieillir mais je peux sûrement m’éviter de m’inquiéter de vieillir.

Si je l’accepte, si je suis sereine et apaisée alors je serais belle à travers mes 39 ans

On dit souvent que l’âge est dans la tête moi je crois qu’il est dans le cœur.
S’aimer avec ses imperfections, pour se regarder « mûrir » avec compassion et bienveillance.

Voilà comment je souhaiterais apprivoiser ce nouvel « Happy Birthday »
En faisant fructifier ma « bonne santé du moment » pour ajouter de la vie à mes 60 prochaines années ! (ben ouais l'espoir fait vivre c'est bien connu !)

Cette vie qui m’a été donnée un vendredi 23 mars 1979 à 6h20.


« Il faut beaucoup de courage pour aimer les femmes marquées par le passé, celles qui ont un fort caractère mais un bon cœur. Il faut beaucoup d’amour pour soigner les blessures et les désillusions. Mais par-dessus tout, il faut être intelligent, parce qu’elles sont si matures et si expérimentées qu’elles ne croient plus à ce qu’elles ressentent, mais plutôt à ce que vous êtes prêts à faire pour elles. »
« Walter Riso »

[ Rosacée oculaire ]


Je ne crois pas avoir encore évoqué la fragilité singulière de Titou. 

Il souffre d’une rosacée oculaire accompagnée de blépharite. 

C'est-à-dire une inflammation du bord libre de la paupière là où se trouvent les cils. C’est un dysfonctionnement des glandes de Meibomius qui se bouchent et s’enflamment.
Il faut les vider régulièrement en massant les paupières après avoir appliqué un masque chaud pour ramollir les sécrétions. Il faut aussi lutter contre la sécheresse oculaire en appliquant des larmes artificielles et des collyres.

Cette pathologie a été diagnostiquée à l’âge de 2-3 ans en même temps que son hypermétropie.

Je me rappelle le surprendre en train de se « taper » les yeux dès qu’on allumait la lumière. 

Nous l’avions alors emmené consulté un médecin ophtalmologue. J’étais loin d’imaginer qu’il pouvait avoir une sensibilité particulière à ce niveau-là et je ne pensais pas ressortir de ce rendez-vous avec une ordonnance pour des lunettes et des gouttes à administrer. 

3 ans plus tard, l’état de ses yeux ne s’améliore pas, je dirais même que nous avons atteint une phase critique. Sa vue pourrait diminuer de manière irréversible. 

Je m’explique :

"L'hypermétropie est le plus souvent due à un œil trop court. L'hypermétrope a des difficultés pour voir de près et pour lire, il voit généralement assez bien de loin. Contrairement au myope qui n'est gêné que pour voir de loin. Chez les enfants, avec la croissance, leurs yeux s'allongent et elle se corrige d'elle-même, généralement vers l'âge de dix-douze ans. Par contre il arrive qu'un enfant ait une hypermétropie forte. Elle ne s'améliore souvent pas ou peu avec le temps."

Et la rosacée oculaire de Titou accentue de manière considérable son hypermétropie.

Le traitement prescrit est assez contraignant et ces quelques derniers mois, son père et moi avions relâché la pression, encouragés par les bons résultats obtenus au mois d’octobre 2017 après notre rendez-vous trimestriel avec le spécialiste.

Bien mal nous en a pris, puisqu'à la dernière consultation de Titou chez l’ophtalmo (février 2018), celui-ci nous a alerté sur l’inflammation importante de sa cornée avec une incidence sérieuse sur la qualité de sa vision mais surtout, si sa vue continuait de baisser, les conséquences seraient dommageables. En effet, si on atteint un seuil critique (3/10°) on ne pourrait plus revenir en arrière, sa vue ne pourra plus jamais se corriger (…)

Vous imaginez bien comment j’ai culpabilisé d’avoir diminué mes efforts sur les soins quotidiens. 

Nous revoilà donc avec un traitement intensif, 3 collyres différents avec des prises de 3 à 10 fois par jour (!)

Un masque chauffant le soir (et matin...) en complément d’un massage des paupières, une crème à appliquer avant le coucher. 

J’ai même dû mettre en place un PAI (Projet d’Accueil Individualisé) à l’école pour qu’ils puissent lui administrer les collyres tout au long de la journée.

Il y a des enfants asthmatiques, allergiques, diabétiques … le nôtre à une rosacée oculaire.

Il existe aussi des maladies bien plus graves et nous savons relativiser. 

Je reste cependant très inquiète pour la suite car je ne perçois aucune amélioration depuis un mois. 

Cela fait désormais partie de notre quotidien, de son quotidien, alors on n’en parle presque pas ou peu, même si, souvent, ce rituel journalier est pesant et lourd pour lui (comme pour nous).

C'est pourquoi aujourd'hui, il me tient à cœur, par cette précision, de souligner son courage et sa docilité car ce n’est pas, ne l'oublions pas, une routine ordinaire dans la vie d’un petit garçon !

Cette maladie, cette fragilité, ne lui enlèvent rien de la beauté de ses yeux bleu-vert ♥

Ses yeux que je me dois désormais d'admirer à travers des verres anti-reflets.



[ Partir ]


Depuis quelque temps, l’envie de partir se fait ressentir en moi.
Mais partir, vraiment, pas juste le temps d’un week-end, non genre pour toute la vie.
Déménager, changer de région, changer de travail, tout recommencer à zéro … ailleurs.

C’est une idée, une envie, qui n’aurait jamais pu émerger dans mon esprit,  il y a quelques années.
Mes racines étaient ici, il m’était inconcevable d’imaginer m’éloigner de mes origines, de mes monts du lyonnais, de mes parents, de mes sœurs.

Mais avec le temps, les épreuves, les remises en question, on se rend compte que l’on n’est peut-être pas aussi proche de sa famille qu'on l'aurait souhaité. 
On se sent moins dépendante.
On apprend à vivre et gérer seule son quotidien, alors pourquoi pas ?

Autre part, je pourrais acheter ma petite maison dans la prairie, les prix sont parfois plus abordables qu’ici. Je chercherai un nouveau travail, je ferai de nouvelles connaissances, mes amis, ma famille devront venir me voir tout un week-end ou même passer quelques jours et peut-être que cet éloignement nous rapprocherait finalement.

Alors qu’est-ce qui me retient ? Mon fils bien évidemment !

Titou aura seulement 7 ans dans quelques mois. Comment partir.
Renoncer à mes 7 dodos,  « une semaine sur deux »,  pour l’avoir seulement deux week-ends par mois.
Aussi incroyable que cela puisse paraître, cette idée m’a traversé l’esprit, mais il a encore besoin de moi auprès de lui et il me manquerait beaucoup trop.
Je ne peux pas le soustraire à son père non plus, je n’en ai ni le droit, ni l’envie.

Son papa, son école, ses copains, toute sa vie à seulement 10 minutes de ma maison.
Je ne peux décemment pas partir en l’emmenant avec moi et comment partir sans lui. Mon bébé, mon seul bébé ♥

Pourtant si vous saviez comme l’envie de m’évader est là.
Peut-être que je cherche à fuir quelque chose, sûrement même.
Mais quoi donc, qui donc ?
Je n’arrive pas à savoir ce à quoi je veux échapper. Mon passé ? Mon futur ?

Et si c’était juste le sentiment de ne plus avoir ma place ici, de ne plus avoir d’attaches, hormis mon petit cœur de titou.

Alors on verra quelle tournure prendra ma vie ces quelques prochaines années, mais il se peut bien, que lorsque mon fils aura assez d’autonomie et d’indépendance, quand la garde alternée aura atteint ses limites, ... que je boucle ma valise pour aller vers d’autres horizons.

© Une semaine sur deux

[ Complicité ]

Ce week-end, j’ai décidé de me mettre à la course à pied.
Ce n’est pas ma première tentative, et ce n’est certainement pas mon sport préféré. Mais j’aimerais bien me débarrasser de mes quelques kilos superflus avant cet été et en complément d’une alimentation équilibrée c’est (malheureusement) l’activité sportive la plus efficace il me semble.

J’ai attendu d’avoir mon titou avec moi, pour m’y mettre, histoire de trouver LA motivation. Il prendrait son vélo, je le suivrai et on commencerait par une courte durée…  
Mon plan d’action était parfait. Mais c’était sans compter sur le « syndrome d’imitation » chez l’enfant : « Maman, je veux courir avec toi !! »
Après réflexion, je me suis dit pourquoi pas, à 6,5 ans, il a des jambes toutes neuves et il n’y a pas d’âge pour commencer.
Nous sommes donc partis, gonflés à bloc, tous les deux avec nos montres connectées et nos écouteurs de musique (ben oui c’est tout pareil que maman ou pas...)

1,2,3 partez !

A 500 mètres de la maison,  j’ai dû faire face à la dure réalité : titou est une pipelette et ses jambes une illusion d’optique certainement (…)

Ce fut, malgré tout, une jolie balade, un de ces moments de complicité que nous affectionnons tant.

Il est là, le bonheur !   

Peu importe si l’objectif premier s’est quelque peu égaré en chemin,  prendre ce temps avec lui vaut bien tous mes bourrelets du moment !

De cette garde alternée, c’est cette complicité qui m’est offerte qui me fait parfois aimer n’avoir qu’un seul enfant.
Cette tendresse particulière qui nous unie, je sais qu’elle est liée à la situation mais aussi et sûrement parce qu'il est un enfant unique.

Dans chaque vie, il y a des avantages et des inconvénients et si je sais très bien reconnaitre mes inconvénients, je sais aussi apprécier mes avantages.

Ces instants que je qualifie de « parfaits » existent pour chacun d’entre nous, séparés, unis, enfant unique, famille nombreuse, ils sont identiques et  différents à la fois.
C’est toute la richesse de nos destins.

Voilà, nous sommes rentrés, fiers de notre parcours « bon pour la santé » et nous avons dégusté une pomme au four (si) légèrement recouverte de miel,  en guise de réconfort !
Et tant pis pour mes kilos, ils attendront bien « une semaine sur deux ».

Il est là le bonheur ! ♥♥♥

© Une semaine sur deux

[ Coup de blues ]

Il y a peu de temps, je me suis écroulée en pleurs.
Et oui cela m’arrive encore et je sais que ce ne sera pas ma dernière peine.
C’était une semaine sans mon fils. Il me manquait un peu plus que d’habitude.
Je me demandais ce qu’il était en train de faire et ce que j’étais encore en train de rater.
Comment, moi sa maman, je ne pouvais pas être présente dans sa vie, dans son quotidien,  182,5 jours par an ?!
Certes, nos semaines à nous sont riches et je sais que son papa vit la même privation mais ce soir-là c’était comme un trop-plein, une injustice. Je ne pouvais plus m’arrêter de pleurer.

Que soit béni celui qui inventa la caméra, les "skype" et autre "Whatsapp" mais Titou n’est pas très bavard sur ses activités des semaines impaires.
Il racontera plus tard, quand  une action ou un objet lui rappellera un événement, mais sur le moment présent, il ne se livrera pas ou peu, spontanément.
Sa mémoire, si vive d’ordinaire, lui fait énormément défaut devant mes (trop ?) nombreuses interrogations.
C’est assez frustrant je dois dire mais je le respecte. Il a le même comportement réservé avec son père.

C’est ainsi. Je relativise en me disant qu’il vaut mieux avoir son enfant une semaine sur deux que pas du tout mais, malgré tout, il y a encore des périodes, des moments où cette absence, ce vide, ce manque de lui, les semaines paires, sont difficiles à supporter.

Il suffit parfois d’un petit coup de déprime, une fatigue passagère, une nostalgie, une difficulté rencontrée, pour accentuer ce malaise. Je sais que cela passera et j’accepte simplement d’aller moins bien de temps en temps.

Oui j'ai le droit d'être en carence de mon bébé car même si un jour je devais retrouver un équilibre amoureux, affectif, qui viendrait combler quelques instants l'absence de titou, il est certain qu'il manquera toujours 182,5 jours par an, à ma vie, de lui ♥

Personne ne pourra me rendre ces temps de vie mais je le sais heureux, et c’est bien là l’essentiel.


© Une semaine sur deux

[ Bien être ]

Voici quelques lectures que je conseille à tous celles et ceux intéressé(e)s par le développement personnel, qui souhaitent mieux se comprendre et trouver des pistes pour un avenir plus serein.
Plus d’informations sur le site internet de Lise Bourbeau : www.lisebourbeau.com/fr



« Il ne faut pas attendre d’être parfait pour commencer quelque chose de bien » (Abbé Pierre)